Kichinev 1903 raconte les journées des 6 et 7 avril 1903, dernier jour de la fête de Pessah et jour de la Pâque orthodoxe, théâtre d'un terrible pogrom à Kichinev, alors dans l'Empire russe. Pogrom qui a tué une cinquantaine de Juifs et en a blessé plusieurs centaines d'autres. Le monde en fut scandalisé.Haïm Nahman Bialik est envoyé sur place pour recueillir les témoignages des survivants. Bouleversé, le jeune poète, père fondateur de l'hébreu moderne, écrit Dans la ville du massacre, un cri de rage qui enjoint aux Juifs de prendre leur destin en main et de défendre leur dignité d'homme.Un siècle plus tard, Zohar Wexler fait ses premiers pas dans la ville de naissance de ses grands-parents. Du voyage naît un spectacle en deux parties, un récit intime et le poème légendaire, qui sera créé en 2010, à la Maison de la Poésie à Paris.Zohar Wexler est metteur en scène, comédien, acteur et traducteur. Né en 1971 en Israël, il entame sa formation théâtrale à Chicago et la poursuit à Paris, où il fonde en 1999 la compagnie Le Réséda. Il oeuvre entre autres à construire des ponts entre les différentes cultures qu'il porte en lui.Haïm Nahman Bialik (Radu 1873 - Vienne 1934) est considéré comme le «poète national» et l'un des chefs spirituels de sa génération. Son poème Dans la ville du massacre a fait date dans l'histoire de la littérature hébraïque.
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Nombre de pages
75
Date de parution
26/03/2013
Poids
108g
Largeur
140mm
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EAN
9782915037784
Titre
Kichinev 1903. Avec le poème de Haïm Nahman Bialik, Dans la ville du massacre
Ulysse", c'est le surnom donné par l'autorité militaire israélienne à ce drôle de prisonnier, attrapé en pleine mer sur un radeau fait de bouteilles en plastique. Cet Israélien a tenté de forcer le blocus infligé à la bande de Gaza. Professeur, il partait (dit-il) pour enseigner la littérature russe. Parce qu'un million et demi de personnes enfermées sur cette bande de terre si étroite ont besoin d'espace, d'étendues infinies, que seule la littérature russe peut leur offrir : "C'est un vent qui s'élève plus haut que leurs cerfs-volants sur la plage..." Ulysse à Gaza se déroule de nos jours en Israël et interroge la responsabilité collective dans l'enfermement des Gazaouis. A travers le personnage d'Isakov, l'avocat d'Ulysse, acculé dans sa vie professionnelle et personnelle par un procureur cynique, un associé douteux et une femme volage, Gilad Evron livre le paradoxe de l'Israélien et montre l'universalité de cette question. Utopique et politique, cette pièce révèle la clairvoyance de l'auteur sur la complexité de la société dans laquelle il vit, portant un regard aguerri sur le conflit du Proche-Orient.
Terriblement humain met en scène deux couples de voisins et un médecin confrontés au problème des migrants. Si le premier couple appartient à la bourgeoisie aisée, ouverte sur le monde et a priori éclairée, le second est issu d'un milieu rural, populaire et pratiquant. Le migrant est incarné par un homme noir venu à pied de la Corne de l'Afrique pour témoigner de l'injustice qui lui a été faite et mourir. Quant au médecin, ancien bénévole dans une ONG en Afrique, il ne peut que constater, une fois de plus, son impuissance.
Ciel est le nom d'un cabaret en faillite. Le patron, une brute sensible, engage un jeune metteur en scène prometteur pour créer le spectacle qui sauvera son lieu. Ce dernier, croyant cerner son public, propose des numéros vulgaires. Mais il se trompe. Le patron veut l'art, la beauté, l'émotion pure, qu'il déniche dans la voix angélique d'un enfant. Cette voix le conduira à sa perte. Le cabaret du Ciel est aussi une allégorie du théâtre où s'affrontent deux visions de l'art, entre cynisme et sincérité. D'un côté, le jeune artiste talentueux prêt à tout pour plaire à un public qu'il méprise ; de l'autre, le producteur qui, pour préserver la beauté du spectacle, passera par l'horreur du crime. Gilad Evron livre ici une critique féroce de la société du spectacle en usant du détour fantasmé de ce cabaret sordide. Maintenus sur le fil du rasoir, lecteurs et spectateurs ne savent plus si l'on assiste au drame ou à la représentation du drame. Un théâtre foisonnant qui alterne l'intrigue et les numéros de virtuosité.
Adam Wexler raconte sa vie en Pologne de 1930 (date de sa naissance) à 1945. Il mêle la grande Histoire et l'histoire quotidienne de tous ceux qui ont partagé son existence : les membres de sa famille, les amis, les voisins, les compagnons d'infortune..., nous livrant " tels quels " les souvenirs gravés dans sa mémoire de façon indélébile. " Le lecteur aura peut-être l'impression que je raconte en deçà de l'horreur, mais c'est ainsi que mes yeux d'enfant voyaient les choses. " Le livre décrit d'abord Janowo, localité de Pologne à majorité chrétienne : la vie de la famille, de la petite communauté juive, les rapports toujours difficiles avec les Polonais, la tension croissante jusqu'en 1939. Puis, c'est le ghetto de Lodz, la vie d'une famille nombreuse (avec les oncles, tantes, cousins), où se côtoient tous les courants : religieux, bundistes, sionistes, communistes, et qui demeure longtemps combative malgré lés épreuves, ne cesse de débattre et de se battre pour rester en communication avec le monde extérieur. Mais les deuils s'accumulent, le ghetto est liquidé et les survivants sont expédiés vers les camps. Au bout du chemin, Adam et son frère Dov ; seuls rescapés d'une grande famille, immigreront en Israël.
Extrait de la préface de Gilles BoulanLes parents ont quitté la campagne pour venir s'installer à la ville. Ils se sont arrêtés sur la colline des anges et des djinns au-delà du périph, cette frontière infranchissable entre leur bidonville, la décharge, l'usine toxique de «Stop herbe» et la ville. Vingt ans plus tard, «leurs enfants sans nombril» rêvent de partir à leur tour. Cette fois beaucoup plus loin, où un autre périphérique les séparera de la belle ville. Une seule chose aura réellement changé, ces jeunes gens «mauvaises herbes» auront plutôt recours à la bonne fée marraine de la télévision qu'à la gitane et à sa magie.Avec une belle intelligence, une grande simplicité de moyens et beaucoup d'émotion, Sedef Ecer raconte la similitude des destins, l'éternité de cette misère qui reproduit les mêmes schémas dans les pays en développement comme dans les pays développés. L'exclusion, le recours à des travaux dangereux (l'usine de sablage des blue-jeans a remplacé l'usine de production d'herbicide), la seule force du rêve pour nourrir un quelconque espoir.
Beslan, 1er septembre 2004. Plus d'un millier d'enfants et d'adultes sont pris en otage le jour de la rentrée scolaire dans une école d'Ossétie-du-Nord, dans le Caucase, par un groupe de terroristes réclamant le retrait des troupes russes de Tchétchénie. Pendant trois jours, les otages sont entassés dans un gymnase, dans une chaleur étouffante, sans eau ni nourriture. Refusant toute négociation, les forces russes finissent par donner l'assaut en tirant à l'arme lourde. Le bilan sera de 334 morts, dont 186 enfants. Tous les preneurs d'otages sont tués, sauf un. Traduit en justice, il plaide innocent. Ce procès sera le seul mené concernant ces événements. Malgré les demandes des familles des victimes, aucun responsable politique ou militaire ne répondra de cet assaut devant la justice. Cette pièce de théâtre documentaire, commande de la Maison d'Europe et d'Orient, a été écrite d'après les minutes de ce procès, qui a permis un travail d'analyse du processus qui avait déjà mené à une tragédie similaire dans un théâtre de Moscou en 2002. Elle est une contribution à la recherche de la vérité et à la mémoire des victimes.