Le livre sans titre. Les conséquences fatales de la masturbation
Wenger Alexandre
MILLON
17,25 €
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EAN :9782841372621
Directement adressé aux jeunes gens et à ceux qui sont chargés de leur éducation, Livre sans titre, parce que le sujet dont il traite ne peut être prononcé à voix haute.Jusqu au XVIIIe siècle, l onanisme intéresse davantage les théologiens que les médecins; les pollutions, volontaires ou non, constituent un péché mortel au même titre que la sodomie ou la bestialité. L intérêt des médecins s éveille, eux qui n avaient jusque-là disserté de l onanisme que dans le cadre plus général des dangers liés aux abus vénériens. La parution en 1715 à Londres de l ouvrage Onania, puis celle de L onanisme de Tissot en 1760, marquent la fin de cette période de relative indifférence, et le début d une obsession phobique bien connue, qui va durer jusqu au XXe siècle et jusqu à Freud.Si les traités médicaux, romans ou poèmes que les médecins écrivent sur l onanisme sont nombreux, ils proposent tous des « tableaux » rhétoriques appelés à effrayer les masturbateurs et à les détourner de leur pratique, le recours à l iconographie est inédit, et si le contenu du livre sans titre est peu original; ce sont les gravures qui en font tout l intérêt. La série des seize gravures qui illustrent le livre commence par une gravure représentant l avant, c est-à-dire un jeune homme en buste, souriant, à la boutonnière fleurie, sur un fond de buisson de roses, et accompagné du commentaire suivant: « Vertueux, jeune et beau; il est l espoir de sa mère... »; puis suivent les manifestations des progrès du mal, où le commentaire redondant dramatise encore l effet visuel. Le lecteur, au hasard des vignettes, peut ainsi s identifier au malheureux, et se situer dans le temps à une distance plus ou moins angoissante du terme de l aventure.
Nombre de pages
140
Date de parution
24/03/2011
Poids
183g
Largeur
129mm
Plus d'informations
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EAN
9782841372621
Titre
Le livre sans titre. Les conséquences fatales de la masturbation
Auteur
Wenger Alexandre
Editeur
MILLON
Largeur
129
Poids
183
Date de parution
20110324
Nombre de pages
140,00 €
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Qui est le médecin Bordeu dans Le Rêve de d'Alembert? Avons-nous affaire à un personnage de fiction ou au Bordeu historique, figure marquante mais aujourd'hui méconnue de la vie intellectuelle française du XVIIIe siècle? La distinction est-elle-même pertinente? À l'intersection de la littérature, de la physiologie et de l'histoire des sciences, ce livre se présente comme une enquête sur la manière dont Diderot fabrique un personnage et, à travers lui, s'interroge sur l'invention formelle et sur le progrès de la connaissance. Plus largement, il s'inscrit dans le débat sur les vérités de la fiction et porte sur la manière dont nous construisons nos « grands hommes » de la tradition littéraire et scientifique. Nos partitions intellectuelles ? qu'elles se situent entre l'esthétique et la médecine, la littérature et la philosophie, la fiction et la science ? peuvent alors apparaître comme des obstacles à la compréhension d'une oeuvre telle que Le Rêve de d'Alembert.
Les moulages médicaux en cire, effectués à même la peau de malades des temps passés, font l'objet d'un intérêt renouvelé de la part des médecins. C'est à ces pièces d'exception, à la fois oeuvres d'art, supports de connaissances et outils pédagogiques, qu'est consacré ce volume. Les anciens moulages en cire font l'objet d'un intérêt renouvelé, notamment de la part des dermato-infectiologues, qui trouvent dans le réalisme de ces artefacts d'utiles auxiliaires pour l'enseignement clinique. La matérialité de la cire qui permet de mimer la chair humaine, l'empreinte prise à même la lésion cutanée, l'expressivité de pièces à l'échelle 1/1 confortent l'impression d'avoir affaire à des reproductions d'après nature. Or c'est précisément ce réalisme du moulage, cette idée d'un accès direct aux corps de patients moulés, presque en dépit de la profondeur historique, que ce dossier se propose d'examiner. De fait, les moulages sont des objets fascinants et complexes à la fois par leur facture, par les intentions qui ont présidé à leur réalisation et par leur statut fluctuant entre art, science, pédagogie et objets de spectacle morbide. Les études réunies ici renouvellent notre connaissance de l'histoire des moulages médicaux en s'intéressant notamment au contexte colonial, à la circulation des moulages dans les anciens films de propagande antivénérienne, aux enjeux liés à la couleur de peau des modèles et aux ambiguïtés de l'exhibition de "beaux cas" de dermatologie.
Ce livre découvre des trajectoires concrètes de poètes-médecins qui, dans leur pratique, ont concilié le combat quotidien contre la maladie et l'exigence de la création poétique. Embourbés dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, oeuvrant dans un laboratoire ou opérant en salle de chirurgie, les poètes-médecins mettent au jour des tensions, découvrent des failles mais révèlent aussi une harmonie inattendue entre la maîtrise médicale et la rage de l'expression. C'est une aventure du corps, superficiel ou profond, bouleversant la langue, qui se dessine alors comme l'un des enjeux de la poésie des XXe et XXIe siècles.
Résumé : Un chirurgien qui dissèque des vivants, un chimiste qui génère des tremblements de terre, des libertins qui, entre deux parties de débauche, pontifient sur l'histoire naturelle, la physiologie ou la physique aussi bien que sur le droit, l'exotisme ou l'histoire... A bien des égards, l'ensemble formé par les trois versions de Justine et par L'Histoire de Juliette se présente comme une somme, ou comme une encyclopédie dévoyée des Lumières où avoisinent science moderne, développement des techniques et humanités anciennes. A la croisée de l'analyse littéraire et de l'histoire culturelle, les contributions réunies dans ce volume portent sur la manière dont Sade travaille les savoirs contemporains à travers son écriture romanesque. En effet, loin de n'être que le réceptacle de ces savoirs, la fiction sadienne s'en nourrit et s'en joue. Elle les fait dialoguer, les modélise, les confronte, les prolonge, en un mouvement d'écriture qui met à l'épreuve de ses propres rouages les mécanismes de production du savoir scientifique. Il en résulte une poétique romanesque qui, en nous forçant à nous interroger sur nos présupposés et sur nos valeurs du XXIe siècle, n'a rien perdu de sa glaçante acuité.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.