PRESENCES A DISTANCE. Déplacement virtuel et réseaux numériques
Weissberg Jean-Louis
L'HARMATTAN
32,00 €
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EAN :9782738476784
Ce livre propose une analyse des incidences culturelles de la cyber-informatique autour de la présence à distance, selon trois idées directrices. - Tendance anthropologique fondamentale (indissolublement culturelle et technique), la Téléprésence voit augmenter son caractère incarné. Désormais, c'est avec notre corps entier que nous communiquons à distance ou avec des environnements virtuels (jeux vidéo, par exemple). Au-delà de l'opposition entre présent et absent, se construisent de fines graduations qui incitent à repenser la relation aussi bien lointaine qu'immédiate. - L'incarnation dans la présence à distance, alimente la crise de confiance envers la télévision, en particulier. Téléprésents, nous exigeons désormais des images incarnées, vivantes: des moyens pour expérimenter l'actuel - ou le passé - et non plus pour en reproduire de simples traces. Les médias numériques offrent naturellement leurs services pour cette expérimentation directe de l'information modélisée. Mus par un puissant attracteur techno-culturel, nous substituons progressivement, à l'ancienne figure "cru parce que vu", la formule "cru parce que expérimentabte". - Les incidences culturelles de la téléinformatique sont paradoxales. Et les visions convenues (catastrophe du "temps réel" ou, à l'inverse, suprématie du savoir comme fondement du lien social) sont, au mieux, simplificatrices. En effet les réseaux numériques fabriquent une forme de localisation. Le temps différé se tisse à l'instantanéité. La linéarité est vivifiée par l'hypermédiation et l'accétération nourrit le ralentissement de la communication. Loin de dessiner un paysage univoque, la téléinformatique métisse anciennes et nouvelles logiques. Ces trois questions offrent autant de vues sur le statut de l'interactivité informatique, les enjeux politiques de l'apprentissage des langages hypermédias, l'automatisation de la médiation sur Internet, ou encore certains aspects de l'art numérique en passant par une relecture de L'image-temps de Gilles Deleuze.
Nombre de pages
304
Date de parution
03/05/2000
Poids
380g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738476784
Titre
PRESENCES A DISTANCE. Déplacement virtuel et réseaux numériques
ISBN
2738476783
Auteur
Weissberg Jean-Louis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
380
Date de parution
20000503
Nombre de pages
304,00 €
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Dans l'univers numérique, on retrouve plusieurs thèmes majeurs de l'analyse littéraire ou filmique, mais transformés : l'invention de nouveaux langages expressifs, les contraintes dues aux supports ou encore les postures de réception. Ce livre a pour objectif d'explorer ces thématiques et propose un outillage conceptuel, élaboré à travers l'analyse d'oeuvres et de productions multimédias. Quels vocabulaires, quels concepts, quels angles de questionne- ment pour construire la critique des oeuvres hypermédias (cédé-roms, sites web, installations) en explorant les nouveaux types de relation avec l'image induits en particulier par l'interactivité ? Comment ces oeuvres nous confrontent-elles à la question de la narrativité et quelles formes de récits et de méta récits émergent de ces dispositifs ? Quelle position occupe le spectateur (ou le spectateur) face à l'image et à travers ses actions sur les interfaces Comment situer l'irruption de la gestualité et du corps, en regard des modalités narratives antérieures des arts de l'image et du cinéma en 1. image traditionnelle, , quelles tensions peut-on déceler ? A ces questions, cet ouvrage propose une série de réponses élaborée après cinq années d'investigation collective dans le cadre du séminaire "l'action sur l'image : pour l'élaboration d'un vocabulaire critique".
Les dictionnaires allemands définissent la Heimat comme le lieu où l'on se sent "comme chez soi". En français, le terme est le plus souvent traduit par petite patrie ou foyer. Popularisée par les romantiques et longtemps réservée au monde rural, synonyme de folklore et de traditions, la Heimat a été instrumentalisée au XIXe siècle par les idéologues völkisch puis détournée par les nazis pour en faire le synonyme de nation. Le terme est toujours très présent dans le champ culturel comme politique : des groupes de rock et des commerces de proximité l'utilisent, un "Ministère fédéral de l'Intérieur, de la construction et de la Heimat" a été créé en 2018 et dans les länder de l'Est, c'est au nom de sa défense que l'on manifeste contre les migrants.
Une analyse de la situation économique de la Belgique confirme un dysfonctionnement important du cycle économique qui n'est pas dû à une quelconque "crise", mais bien à une inadaptation des besoins fondamentaux de l'économie avec les réalités de celle-ci. Sans création massive de nouvelles entreprises, permettant une diminution drastique du nombre de chômeurs, le système n'aura bientôt plus les moyens de financer ses dépenses, se dirigeant tout droit vers le chaos social et ses conséquences prévisibles. Pratiquement, il ne s'agit donc plus de qualifier la situation économique en utilisant des mots génériques vides de sens ; une crise n'explique pas tout ! Elle peut en revanche être l'aiguillon nécessaire au système pour le forcer à se remettre en cause et ainsi analyser ses besoins de fonctionnement réels. Sans prendre de position politique, sans jugement de valeur, il s'agit donc, au-delà de l'analyse pure, de faire des propositions concrètes afin de replacer le système en harmonie avec ses fondamentaux.
Entre " l'extase et l'effroi ", le basculement du Système Mondial de l'Informatique vers l'Internet ouvre de nouvelles territorialités. Le monde de l'informatique est aussi une informatique-monde qui, entre crises et mutations, interroge le géographe sous de nombreux aspects et à différentes échelles. Dans le processus de globalisation économique et culturelle qui affecte Etats, villes et territoires, l'identification des partenaires-concurrents de l'oligopole informatique mondial conduit à souligner les solidarités organiques et fonctionnelles des réseaux contemporains. A partir d'une observation méthodique et actualisée des entreprises, des acteurs et des stratégies du monde informatique, cet ouvrage propose d'entrer en géographie de l'informatique par de nouvelles grilles de lecture, structurelles, technopolitaines et continentales.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.