Actualité d'Eric Weil. Actes du colloque international, Chantilly 21-22 mai 1982
REBOUL PIERRE
BEAUCHESNE
37,00 €
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EAN :9782701010793
On trouvera réunis, dans ce volume, les exposés présentés, les 21 et 22 mai 1982, au Centre Cultuel "Les Fontaines" de Chantilly lors du premier colloque consacré, en France, à la pensée d'Eric Weil, à l'initiative du Centre Eric Weil de l'Université de Lille III en accord avec les Archives de philosophie, avec le concours du Conseil Scientifique de l'Université de Lille III, du Centre National de la Recherche Scientifique, de la Direction de la Coopération et des Relations Internationales du Ministère de l'Education. Honoré par la présence d'Henri Gouhier, de l'Académie française, le Colloque réunit une bonne centaine de participants : étudiants, professeurs de lycée, universitaires français ou étrangers, amis personnels d'Eric Weil, venus de tous les coins de France, du Pérou, du Canada, des USA, de Belgique, d'Italie - les Italiens étaient particulièrement nombreux : Weil ne fut-il pas chez lui à Urbino ? Il revenait au Doyen Pierre Reboul, à Yvon Belaval d'évoquer l'homme Eric Weil. Trente-deux communications furent groupées en trois Tables Rondes, chacune s'organisant autour d'une unité thématique, sous l'autorité d'un président de séance qui introduisit et orienta la discussion en fonction des thèmes abordés par les communications écrites. La première table Ronde sur Logique de la Philosophie fut dirigée par Marcel Régnier et Pierre-Hean Labarrière ; la seconde sur Morale et Politique par Raymond Polin ; la troisième sur Lecture des Philosophes par Livio Sichirollo. Le Colloque s'acheva en beauté avec la conférence de Paul Ricoeur. La qualité des discussions, la rencontre et la participation amicales des uns et des autres portèrent témoignage de l'actualité d'Eric Weil.
Nombre de pages
427
Date de parution
01/04/1997
Poids
472g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782701010793
Titre
Actualité d'Eric Weil. Actes du colloque international, Chantilly 21-22 mai 1982
Auteur
REBOUL PIERRE
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
136
Poids
472
Date de parution
19970401
Nombre de pages
427,00 €
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Biographie de l'auteur Bénévole dans un certain nombre d'associations telles que VMEH (Visiteurs des Malades dans les Etablissements Hospitaliers) ; Jalmalv (Jusqu'à la Mort, Accompagner La Vie) ou Accueil SDF, Pierre Reboul s'attache à développer l'écoute des personnes écartées de la vie quotidienne.
Présentation de l'éditeur Manuel destiné aux personnes engagées dans l'écoute, cet ouvrage constitue un outil de base pour guider dans sa pratique tant le bénévole que le professionnel. Fruit d'une longue expérience de bénévolat, cet ouvrage est une " caisse à outils " adaptée à l'exercice d'une fonction nécessitant disponibilité, cohérence, travail d'équipe, déontologie, éthique... Il se compose de six parties : Les points d'appui : se former, être soutenu, conserver une juste distance ; Le cadre des activités : respecter un cahier des charges, différencier bénévolat d'accompagnement et bénévolat de service, identifier ses interlocuteurs ; L'engagement : cerner les constantes, identifier les différents types d'accompagnement, éclaircir ses motivations ; La parole : les non - dits, le silence... ; L'écoute: écouter, s'écouter soi - même, communiquer non verbalement... ; Les implications liées à l'engagement : temps, questionnements... Ces différentes parties comprennent de nombreux exemples permettant d'illustrer le propos. Cet ouvrage est un guide - ressource pour asseoir sa pratique, la renforcer. Au sein d'une association, d'une institution, il sera apprécié pour servir de référence à la mise en place d'un parcours de formation.
A ce jour, aucun auteur ne s'était penché sur la description précise de l'activité d'un bénévole à l'hôpital ou en Ehpad. Ils sont pourtant des milliers en France, des dizaines ou centaines de milliers dans les pays anglo-saxons à proposer des visites fondées sur ce type d'écoute. Cette lacune est ici comblée. Dans le présent ouvrage, la narration d'une longue visite à l'hôpital poursuivie des mois durant s'entrecroise avec les mille autres rencontres qu'on y fait ; ceci dans ce qu'elles ont de plus concret. Autant de cas d'école pour qui souhaiterait aborder et approfondir l'accompagnement dans sa réalité incarnée, autant de situations diverses portant chacune ses enseignements, autant de réflexions précieuses pour quiconque se rendra un jour au chevet d'une personne malade ou âgée, qu'elle lui soit inconnue ou proche, bénévole ou aidant naturel.
Le « poème avant la mort » est une tradition littéraire présente dans différentes cultures extrême-orientales, en particulier en Chine, en Corée et au Japon. C'est autour de la poésie japonaise de type haïku représentative de cette tradition, et de ce rituel, que cet ouvrage se développe. Ce haïku du seuil de la mort, empli de détachement, de gravité, d'apaisement des passions et des attachements humains, exprime le deuil de soi avec une extrême économie de sentiments. Il adresse un dernier message aux vivants, destinataires ultimes, et constitue la suprême expérience relationnelle. L'humour y est parfois présent ; parfois une émotion voilée y transparait, mais sous une forme extrêmement retenue, allusive ou métaphorique. L'ouvrage explore les différents registres dans lesquels s'expriment ces poèmes et les images qu'ils utilisent. Il constitue une véritable anthologie, citant plus de 200 de ces poèmes, d'auteurs pour la plupart japonais. Le « poème avant la mort » est une tradition littéraire présente dans différentes cultures extrême-orientales, en particulier en Chine, en Corée et au Japon. C'est autour de la poésie japonaise de type haïku représentative de cette tradition, et de ce rituel, que cet ouvrage se développe. Ce haïku du seuil de la mort, empli de détachement, de gravité, d'apaisement des passions et des attachements humains, exprime le deuil de soi avec une extrême économie de sentiments. Il adresse un dernier message aux vivants, destinataires ultimes, et constitue la suprême expérience relationnelle. L'humour y est parfois présent ; parfois une émotion voilée y transparait, mais sous une forme extrêmement retenue, allusive ou métaphorique. L'ouvrage explore les différents registres dans lesquels s'expriment ces poèmes et les images qu'ils utilisent. Il constitue une véritable anthologie, citant plus de 200 de ces poèmes, d'auteurs pour la plupart japonais. L'auteur Pierre Reboul se présente ici dans une double appartenance. Amateur et auteur de haïkus, il a publié récemment aux Éditions Sully un dernier ouvrage intitulé « Un désir de haïku » consacré à l'analyse des formes de ce type de poésie. Par ailleurs, depuis de longues années, il est acteur engagé dans le mouvement des soins palliatifs français et auteur à ce titre de nombreux articles et ouvrages sur l'écoute et sur l'accompagnement des personnes en fin de vie et de leur famille.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.