
Raison et Passion. Pour une critique du libéralisme
Dans la première conférence, j'examinerai ce qui m'apparaît comme un trait essentiel de notre vie associative : dans bien des domaines, elle n'est pas le fait d'un héros libéral, d'un individu autonome qui serait en mesure de choisir ses propres allégeances. Au contraire, un grand nombre d'entre nous se situent d'ores et déjà dans des groupes qui pourraient bien s'avérer déterminants. Dans ma deuxième conférence, je démontrerai par extension que les délibérations d'individus autonomes ne constituent qu'un moindre aspect du scénario politique en démocratie, avant de suggérer que le conflit social, négligé ces dernières années par les théoriciens du libéralisme, joue en réalité un rôle majeur : je m'efforcerai d'avancer un compte-rendu (ou du moins un inventaire) des activités qu'il requiert. Dans ma troisième conférence, j'étudierai le rôle joué par la passion dans la vie politique qui est la nôtre, non sans m'inquiéter de ce que le libéralisme " raisonnable " (lequel conserve tout mon soutien) ne nous aide pas à saisir l'importance de ce rôle, ni à canaliser et contraindre ses diverses manifestations. "
| Nombre de pages | 96 |
|---|---|
| Date de parution | 25/04/2003 |
| Poids | 128g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782842421533 |
|---|---|
| Titre | Raison et Passion. Pour une critique du libéralisme |
| Auteur | Walzer Michael |
| Editeur | CIRCE |
| Largeur | 140 |
| Poids | 128 |
| Date de parution | 20030425 |
| Nombre de pages | 96,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Traité sur la tolérance
Walzer MichaelLa tolérance n'est pas seulement une notion de philosophie ; elle est aujourd'hui, plus que jamais, un principe de politique. Traiter de la tolérance, c'est analyser la coexistence pacifique, précisément rendue possible par l'exercice de la tolérance, de groupes humains relevant d'histoires, de cultures et d'identités différentes. De fait, on ne peut traiter de la tolérance comme trop souvent de nos jours on dispute de la philosophie politique - sous une forme procédurale, selon les conditions admises par tous d'un discours idéal tenu dans une impartialité absolue. Les réalités sont à ce point complexes, les enjeux immédiats, les arguments gros de conséquences inéluctables que la philosophie, lorsqu'elle se mêle de la tolérance, doit s'appuyer sur l'information historique et faire preuve de compétence sociologique. À tout le moins si elle veut se garder d'un " mauvais utopisme "et prendre la juste mesure des choix difficiles qui sont ceux de la vie politique. Plus ces choix sont difficiles, plus les chances de voir apparaître une seule et unique solution philosophiquement satisfaisante sont réduites. Ainsi le modèle de la neutralité de l'Etat et de l'association volontaire, décrit par John Locke dans ses Lettres sur la tolérance, était-il approprié à l'expérience de congrégations protestantes dans certaines sociétés ; il ne l'est plus à la réalité contemporaine du développement du pluralisme religieux et ethnique. Le meilleur ordonnancement politique est fonction de l'histoire et de la culture des hommes dont il organise les existences. La réponse la plus pertinente à la question de la tolérance est désormais de considérer une série d'options et d'établir les possibilités, et les limites de chacune à l'intérieur de son contexte historique, et non plus au regard d'un principe supérieur dont découlerait une échelle hiérarchique sur laquelle sociétés et régimes se verraient assigner un rang selon leur degré de respect de la différence. C'est proprement ce que fait le Traité sur la tolérance de Michael Walzer, étude rigoureuse et circonstancielle des différents régimes de tolérance, qui n'en laisse de côté ni le modèle idéal ni l'application concrète.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,00 € -

Régicide et Révolution. Le procès de Louis XVI, controverse F. Fehér-M. Walzer
Walzer MichaelEpuiséVOIR PRODUIT29,00 € -

La Révolution des Saints. Ethique protestante et radicalisme politique
Walzer MichaelEpuiséVOIR PRODUIT24,10 € -

Guerres justes et injustes. Argumentation morale avec exemples historiques
Walzer MichaelLa guerre est un enfer. D'aucuns l'excluent radicalement, sans considération de la cause à défendre, d'autres pensent qu'en enfer, tous les moyens sont bons pour gagner. Dans l'un et l'autre cas, la distinction entre guerres justes et guerres injustes est abolie. Pour Michael Walzer, rien de tel. Dans l'enfer de la guerre, tout n'est pas égal. La guerre juste existe, qui peut à chaque instant basculer dans l'injustice. Blocus, bombardements de civils, représailles, dommages collatéraux traversent tous les conflits. Déterminer l'inacceptable comme l'inévitable est un jugement auquel nul ne peut se dérober. Dans sa recherche du juste équilibre, Walzer n'idéalise ni n'efface les droits de l'homme ; jamais non plus, il n'ignore la nécessité. L'homme qui milita contre la guerre au Vietnam ne craint pas de dire qu'une guerre, quand même elle servirait les intérêts d'une grande puissance, peut être aussi une guerre juste. C'est une sorte d'empirisme moral que revendique ici le philosophe, une argumentation fondée sur l'exploration d'exemples historiques. Rien de moins abstrait que cette réflexion. Notre monde n'a pas su écarter l'enfer de la guerre, mais il progresse chaque jour dans son exigence d'un droit international pour juger des guerres et des crimes qui y sont commis. Ce livre demeure d'une brûlante actualité.EpuiséVOIR PRODUIT37,60 €
Du même éditeur
-

L'art africain entre silence et promesse
Payot DanielLes statues meurent aussi, court métrage réalisé par Alain Resnais et Chris Marker en 1953, défendait la thèse d'une liquidation de l'art africain par le colonialisme. Que reste-t-il aujourd'hui des questions qu'il posait ? Quelles relations entretenons-nous, cinquante ans après les premières Indépendances, avec les " objets ", masques et statues, africains ? Leur présence nous adresse-t-elle encore une parole quelconque ? Contribue-t-elle à nourrir la promesse d'une " nouvelle communauté " qu'évoquait dans son dernier mouvement le film de Resnais et Marker ? Pour relever l'invitation que les statues nous adressent à nous engager dans d'autres modes de perception et de compréhension que ceux qui correspondent à nos objets et concepts habituels, sont appelés à la rescousse, tour à tour, le cinéma européen des années cinquante et soixante, la poétique de Francis Ponge, la philosophie de l'histoire de Walter Benjamin.EpuiséVOIR PRODUIT15,00 € -

Le raconteur. A propos de l'oeuvre de Nicolas Leskov
Benjamin Walter ; Payot Daniel ; Muller SibylleRédigé et publié en 1936, "Le raconteur" est l'un des textes les plus caractéristiques de l'écriture de Walter Benjamin. Dans son style elliptique, il y mobilise des ressources théoriques, littéraires et spirituelles multiples pour tenter de conjurer la catastrophe qui s'annonce. A la dévastation et à la violence, il oppose les regards convergents de deux figures positives : dans la première, celle du raconteur, colporteur de récits mais aussi d'expériences et de sagesses, la seconde, celle du juste, reconnaît sa propre passion pour "l'aspect épique de la vérité". Parce que les histoires qu'il rapporte transmettent les éléments vitaux de ce qui fait communauté parmi les hommes, le raconteur devient dans ce texte celui dont l'évocation pourrait bien permettre de nouer enfin les fils que Walter Benjamin tentait de raccorder depuis le début des années 1920 : le fil politique de l'engagement révolutionnaire, le fil métaphysique d'une conception de l'histoire et du langage pour laquelle le champ de ruines des siècles n'exclut pas qu'on y discerne encore des éclats de vérité et des étincelles de justice.EpuiséVOIR PRODUIT16,00 € -

Je te l'ai déjà dit
Chen Yuhong ; Laureillard MarieSi Chen Yuhong est apparue relativement récemment sur la scène poétique taïwanaise ? peu avant l'an 2000 -, elle riy est pas passée inaperçue, créant un univers très personnel marquant les esprits par une profusion d'images frappantes et raffinées. Inspirée par de nombreux modèles, de Sapphô à Louise Glück, de Li Qingzhao à Marina Tsvétaiéva, elle pose un regard de peintre et de mélomane sur le monde qui l'entoure, avec lequel elle entretient un rapport immédiat et sensoriel. S'appuyant sur de riches connaissances en matière de flore, de faune, de climat, d'astronomie, elle célèbre inlassablement la mer, la nature et le cosmos dans une poésie délibérément apolitique, profondément lyrique, à l'atmosphère douce-amère. Voyageuse à l'esprit cosmopolite, Chen Yuhong nous entraîne aux confins de la Chine, fascinée par la spiritualité des bouddhistes tibétains ou par les sonorités apaisantes du pentacorde ouïghour, ou bien au Japon pleurer les victimes du tsunami de Fukushima en 2011, ou encore dans un pays insolite, sans ombre, évoquant un au-delà peuplé de fantômes ou d'immortels. Cet univers foisonnant où la nostalgie est "plus longue que la route que la saison des pluies que la pensée du serpent que le regard du chat plus longue que les cheveux emmêlés du figuier pleureur" abonde en métaphores. Chen Yuhong s'imagine bondir vers une autre galaxie au temps où le soleil rétrécira en un nain blanc, ou bien rêve parfois, tout simplement, de fuir hors des sensations, hors du temps, hors des mots, dans un état qui ressemble fort à l'Eveil bouddhique.EpuiséVOIR PRODUIT12,00 € -

Les voyages de Benjamin III
SFORIM M M.Cervantes du ghetto, Maître Mendele a légué à la postérité un Don Quichotte qui est parfois son propre Sancho et un Sancho trop doué d'humour et de poésie, trop empreint de pitié pour dissiper la vision d'une armée de chevaliers par une grossière mise au point concernant des moulins à vent.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER7,32 €
