Scènes de la critique. Les mutations de la critique dans les arts de la scène
Wallon Emmanuel ; Baecque Antoine de ; Carré Alice
ACTES SUD
14,80 €
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EAN :9782330039844
Le théâtre mue, sa critique évolue. En se spécialisant tout au long du XXe siècle, la critique dramatique s'est détachée de la chronique mondaine pour devenir savante ou engagée. Elle a reconnu la mise en scène comme un an autonome vis-à-vis de l'écriture et la représentation comme un événement unique impliquant les spectateurs. Elle a discuté les idéaux du théâtre populaire, accompagné le développement des scènes publiques, assisté à l'essor des festivals, découvert des artistes, des textes ou des techniques d'ailleurs. Elle traite désormais des genres les plus variés sur des supports multiples, de la radio à l'université, des revues à l'Internet. Pourtant, la critique semble avoir perdu son tranchant. Ses critères et ses outils se sont émoussés au gré des théories ou des modes, et son espace a rétréci dans la presse. La critique analyse ici sa propre pratique, pour mieux éclairer des objets singuliers qui remettent en cause la hiérarchie des arts, la séparation entre la scène et la salle, la distinction entre le réel et la fiction, sinon la notion d'oeuvre elle-même. C'est à cette condition qu'elle peut s'avérer créatrice.
Nombre de pages
189
Date de parution
25/03/2015
Poids
167g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782330039844
Titre
Scènes de la critique. Les mutations de la critique dans les arts de la scène
Auteur
Wallon Emmanuel ; Baecque Antoine de ; Carré Alice
Editeur
ACTES SUD
Largeur
100
Poids
167
Date de parution
20150325
Nombre de pages
189,00 €
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Les dimensions de l'Europe ne coïncident guère entre elles, selon qu'on considère ses institutions et ses marchés, ses peuples et leurs langages, ses croyances et ses pratiques, ses styles et ses oeuvres. La "maison commune" ne comporte sans doute pas de scène commune, si l'on entend par cette expression la matrice d'une pensée unifiée ou la fabrique d'un art fédérateur. Elle compte en revanche des centaines d'écoles et d'ateliers, de troupes et de lieux, de salles et de festivals qui composent une constellation théâtrale. Ses traits convergents, bien nets, ne sauraient masquer les particularismes qui s'attachent toujours aux langues et aux codes gestuels, aux sources littéraires et aux genres scéniques, aux répertoires nationaux et aux traditions de jeu, aux institutions politiques et aux pratiques administratives, aux bâtiments et aux équipements, au statut des établissements et, surtout, à la personnalité des artistes. Il n'appartient pas à ces derniers d'inventer au nom des citoyens la forme future de l'Union. Leur rôle ? Manoeuvrer des matériaux de fiction, mais aussi donner vie à des documents ; encourager les projections, mais encore suggérer des associations. Si elle renonçait à la dimension imaginaire et se privait de réfléchir à ses possibles configurations, l'Europe ne pourrait prétendre qu'au statut de club monétaire ou de ligue policière. L'hypothèse est donc la suivante : un théâtre multipolaire, bruissant de toutes ses langues, peut se révéler un cadre adéquat pour aider à penser une entité politique hétérogène, une communauté composite, une collectivité en devenir.
Depuis sa naissance, sous forme de théâtre équestre à la fin du XVIIIe siècle, le cirque a conçu ses propres rapports au corps, à la parole, à l'objet, à l'espace, sans cesser d'entretenir des relations de séduction avec les autres disciplines. Issues de nouvelles écoles, les compagnies d'aujourd'hui bousculent les catégories et les hiérarchies établies. Elles conçoivent des oeuvres à part entière, émancipées de la logique du numéro, où la prouesse n'occupe plus forcément le premier plan. Contestant la notion de genre mineur, les "circassiens" pratiquent l'hybridation des techniques et la transgression des codes. Forgeant leurs propres écritures comme ils inventent leurs agrès, ils n'en aspirent pas moins à la considération dont jouissent les arts savants. Cette nouvelle édition, comprenant une introduction actualisée et une bibliographie étendue, propose une réflexion critique sur le cirque, de la piste traditionnelle à la scène contemporaine.
Les douze dernières pièces composées par Ibsen forment un cycle qui a son mouvement et sa cohérente propres. Ibsen l'a conçu tel pour raconter un monde dont les certitudes abusives sont ébranlées et où peuvent s'exprimer les blessures secrètes d'individus révoltés contre l'oppression des apparences.Dans ce monde - qui fait toujours écho au nôtre - la vérité est une catastrophe; elle naît dans la souffrance individuelle ou le trouble social. Souffrance et trouble qui sont le bien et la matière de l'artiste au travail, figure qui domine les quatre dernières pièces du cycle.Les pièces sont proposées dame leur intégralité et dans une nouvelle traduction pour rendre à Ibsen se place parmi les grands génie dramatiques.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...