En 1980, Lech Walesa, l'électricien fondateur du mouvement syndical Solidarnosc signait les accord de Gdansk reconnaissant notamment le droit de grève en Pologne communiste, et mettait fin à quatre années d'état de guerre. La réforme des institutions était en marche et, en octobre 1983, Lech Walesa recevait le prix Nobel de la Paix, qu'une étroite surveillance policière l'empêcha d'aller recevoir à Stockholm...Là ne s'arrête pourtant pas la légende d'un des leaders les plus charismatiques de notre temps, puisque Lech Walesa est devenu, en 1990, le deuxième président de la IIIe République polonaise, affermissant la transition démocratique de la Pologne et l'engageant sur le chemin de l'intégration européenne. Victime de sa politique de rigueur économique et d'un certain conservatisme imprégné de foi catholique, il ne sera pas réélu en 1995 et, après un nouveau revers électoral en 2000, il se retire de la vie politique. Mais le symbole demeure. Dans ses Mémoires, Lech Walesa évoque, bien entendu, son enfance et les débuts de son combat politique à Gdansk, en 1980. Pour la première fois, il raconte son accession à la présidence, « aboutissement de notre révolution », défend vigoureusement son action politique, économique et internationale, l'entrée de la Pologne dans l'OTAN, l'héritage toujours vivant de Solidarnosc (qu'il a quitté en 2006) et les douze années qui ont suivi sa présidence, qualifiées d'« arrêt au milieu du gué ». Le livre inclut dans des encadrés les souvenirs et appréciations de plusieurs grands témoins d'un exceptionnel parcours, tels que Frederik Willem de Klerk, Brosnislaw Geremek, Józef Glemp, Mikhaïl Gorbatchev, Tadeusz Mazowiecki, Shimon Peres, Andrzej Wajda, Richard Von Weizsäcker...
J'étais un simple électricien et je n'aurais jamais imaginé qu'un jour j'allais me retrouver à la tête de millions de mes compatriotes, finalement victorieux contre le système communiste. Non, jamais. Dans sa propre vie, chacun de nous a une mission importante à accomplir, quel que soit le rôle qui est le sien. Si nous perdons cette conscience, c'est comme si nous perdions le nord et finalement nous aurons perdu notre propre vie. Chacun de nous reçoit un talent. Chacun de nous reçoit le devoir le plus important en accord avec ses propres possibilités, mais toujours pour une bonne bataille, pour le bien de l'individu et en même temps pour celui de tous. Il ne s'agit pas toujours de grands devoirs, mais personne n'a le droit de s'y soustraire. De cette conscience naît cette nouvelle humanité dont je parle et qui est à la base des grandes entreprises collectives. Quand on sent naître ce sentiment commun, on commence déjà à sortir de la nuit".
La collection des Wallpaper* City Guides s enrichit et compte aujourd hui plus de 54 destinations à travers le monde. Cette saison, ce sont 10 nouvelles invitations au voyage que propose la collection et 5 mises à jour de villes en perpétuel mouvement. De Delhi à Hambourg, en passant par Marseille, Las Vegas, Moscou ou encore Venise, les Wallpaper* City Guides conduiront les voyageurs amateurs d art et de culture dans les hôtels, bars et restaurants les plus fascinants, les adresses shopping et bien-être les plus tendances du moment. Où dormir, où boire un verre, où manger, où faire du shopping, où voir (et être vu), que visiter dans les environs de la ville: les Wallpaper* City Guides répondent à toutes ces questions, à travers une sélection unique, conjuguant excellence esthétique et richesse culturelle. Points de repère, Hôtels, 24 heures, Sorties, Architour, Shopping, Sports & Spas, Escapades: 8 chapitres qui vous mèneront des lieux emblématiques de la ville aux meilleures adresses de mode, design, en passant bien sûr par les pauses déjeuner où le plaisir des papilles est tout autant régalé que celui des yeux. Idéals pour des week-ends escapades, les voyages d affaires ou les séjours de 24 heures à une semaine dans une ville, les Wallpaper* City Guides offrent une alternative singulière et jamais vue qui invite le voyageur à parcourir la ville de façon unique, loin des sentiers mille fois battus par le tourisme traditionnel. Ces guides sont autant de passeports pour découvrir ce qu il se fait de mieux à travers le monde. Bons voyages!54 titres disponibles en français à ce jour10 nouveaux titres: Delhi, Hambourg, Kyoto, Las Vegas, Le Cap, Marseille, Montréal, Moscou, Varsovie, Venise5 éditions mises à jour en 2009: Barcelone, Londres, New York, Paris, Tokyo
Gavroche en " costume de ténèbres ", à jamais orphelin de l'amour maternel, aimant les femmes à s'y brûler, Mouloudji (1922-1994) aura traversé la vie sur la pointe des pieds, entre insouciance et gravité. Et réussi à rester jusqu'au bout l'adolescent qui, pour carte de visite, n'avait que son sourire et L'Internationale à offrir à Jacques Prévert ou Jean-Louis Barrault... Eternel apprenti de la chanson, du roman, de l'écran, du pinceau et de la poésie, Mouloudji a prêté son sourire à la légende de Saint-Germain-des-Prés. Il incarne la chanson rive gauche de l'après-guerre. Nul n'a oublié " Le Déserteur ", " Comme un p'tit coquelicot ", " La Complainte des infidèles " ou " Un jour, tu verras ", auxquels son nom reste associé. La recette de son succès ? Peut-être une tendance à laisser fructifier ses dons... Dix romans, six cents chansons, quarante films : Gilles Schlesser a voulu faire la part de la légende et du secret en interrogeant nombre de proches de l'artiste. Cette première biographie consacrée au poulbot de Belleville qui fit chavirer les coeurs dévoile un personnage emblématique d'une époque disparue.
En 1963, Sheila décrète que l'école est finie. Sa carrière débute... Cinq décennies après, elle se retourne sur sa carrière, et sur sa vie. On sait sa passion pour la danse, qui a rythmé son existence depuis qu'enfant elle rêva d'être petit rat de l'Opéra. Twist, yé-yé, pop, disco: elle a traversé toutes les modes et conservé intact sa popularité.Les moments de doute, pourtant, n'ont pas manqué. Mais Sheila a toujours rebondi, retrouvant le chemin des studios et la joie de vivre.Amitiés fortes, grandes rencontres, coups durs... Sheila refait ici le parcours de sa vie. En toute sincérité.
Fin 2011, Christophe Rocancourt passe deux mois en détention préventive à la prison de la Santé, suspecté d'abus de faiblesse sur la personne de Catherine Breillat. Le jugement rendu en février 2012 aboutit à une condamnation de seize mois de prison dont huit fermes et une remise en liberté.De son arrivée aux États-Unis à sa condamnation pour abus de faiblesse, Christophe Rocancourt, célèbre escroc, se raconte. Devenu l'ami de Mickey Rourke lors de son séjour américain, attiré par le faste et les mondanités, il va côtoyer les plus grandes stars: Marlon Brando, Elton John, Hugh Heffner, Vincent Gallo... La chute sera rude. Recherché par le FBI et Interpol, pour avoir escroqué de nombreuses personnalités, dont Michel Polnareff, il est condamné au Canada et revient en France dans les années 2000 pour y être emprisonné. À ce jour, il doit encore plus d'un million de dollars à ses victimes. Cette période de sa vie, qu'il nomme à juste titre « Crimes et Châtiments » dans cette autobiographie, met en évidence la personnalité étrange de Christophe Rocancourt, personnage charismatique qui ne cessait de s'inventer de nouvelles identités.Désormais, Christophe Rocancourt semble avoir tombé les masques en se tournant vers la foi et l'écriture.
On le savait peu, mais Moustaki (1934-2013) était le chanteur français le plus demandé à l'étranger. On le croyait à la retraite ou au soleil, alors qu'il n'arrêtait pas de chanter, du Japon au Canada, mais aussi de composer, d'enregistrer, de peindre et d'écrire. Moustaki, c'est "Milord", dont Piaf fit un succès, "Sarah", que Reggiani détaillait comme une saynète et, bien sûr, "Le Métèque" qui le rendit célèbre. C'est aussi "Ma liberté", "Votre fille a vingt ans", "Ma solitude", "Il est trop tard". des dizaines de chansons qui sont autant de standards. Louis-Jean Calvet est remonté aux origines, à cette ville d'Alexandrie où Moustaki est né, pour suivre les fils des influences, des amitiés, des rencontres : le cours d'une vie. Mais ce livre est plus qu'une biographie : il scrute l'ouvre, les musiques, il fait parler les témoins (dont l'auteur), il est à l'écoute des hésitations, des choix de vie, des engagements. Calvet réserve ici la place qu'elle mérite à Yui Hamauzu, sa dernière compagne japonaise, qu'il a longuement interviewée, afin de raconter les "années de résilience" 2008-2013.