L??abondance se mesure-t-elle à la quantité de biens accumulés ? Le mythe de l??abondance a traversé les siècles, l'imaginaire collectif est imprégné par cette vision de la possibilité (ou de l'impossibilité) de disposer d'une grande concentration de biens. De quels biens s??agit-il ? De biens alimentaires ou de biens matériels en général ? Dans notre propos nous nous intéresserons plus particulièrement aux biens alimentaires, l??accumulation de ces biens est assimilée à une forme d??abondance, à l??assurance de lendemains plus sereins. En effet un détour par l'histoire nous révèle les nombreuses difficultés que doivent affronter les hommes pour simplement survivre à l'image d'un Moyen Âge où les quelques avancées techniques n??arrivent pas à juguler les menaces de toute part (climat, invasions, maladies, etc.). La terre n??assure pas sa fonction nourricière au regard de nombreuses incertitudes qui pèsent sur toute la société. La vision d'une nature généreuse s'efface devant toute tentative de la dompter. Il y a bien un rapport utilitaire à la nature mais celui-ci est contrarié par de nombreux aléas. Il reste à s'en remettre au divin, à la clémence du ciel pour assurer de bonnes récoltes. L'inaccessible abondance est transformée en mythe, en une impossible quête. Mais c'est sans compter sur les capacités des hommes à innover, à entreprendre et à imaginer de nouvelles stratégies de développement. La science économique s'invite ainsi dans le débat pour apporter ses éclairages afin de penser non pas l??abondance mais la rareté (ou l??abondance relative). Elle nous rappelle que nous habitons dans un monde fini et pour échapper à tout fatalisme un nouveau regard sur l'organisation économique est nécessaire. Cet essai se situe donc à la croisée de trois disciplines : l'histoire, l??anthropologie et l'économie. L??abondance, comme phénomène complexe et aux dimensions multiples, mérite d'être appréhendée à travers différents angles. Ce texte s'inscrit aussi dans la continuité d'une réflexion que nous avons commencée à mener dans un précédent ouvrage sur l'emprise de la grande distribution sur les habitudes de consommation. Avec la grande distribution l??abondance prend les contours d'une évidence, d'un artéfact aussi, une illusion encore tant cet étalement de richesses est (extra)ordinaire. L'offre « illimitée » de biens s'impose désormais aux consommateurs grâce à différentes techniques et stratégies mûrement bâties. Le consommateur (ex chasseur-cueilleur) n'est-il pas ainsi récompensé par le travail et le parcours accomplis sur plusieurs siècles pour échapper aux privations multiples et la hantise de manquer de rien ...
Nombre de pages
132
Date de parution
13/01/2026
Poids
120g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782365124980
Auteur
Wagner Claude
Editeur
CROQUANT
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Date de parution
20260113
Nombre de pages
132,00 €
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L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
La profession d'ergothérapeute est une profession paramédicale. Particulièrement impliqué dans les domaines de la rééducation et de la réadaptation, il accompagne les patients dans leur recherche d'autonomie et dans l'élaboration d'un nouveau projet de vie. A partir d'un travail d'enquête mené auprès des ergothérapeutes en exercice et auprès des étudiants en ergothérapie, cet ouvrage s'attache à mieux définir les contours de cette profession, en mettant notamment en avant des thèmes comme le maintien à domicile, la compensation du handicap et le statut de libéral.
A partir de l'observation des clients et des employés du café Dehlinger de Rohrbach-lès-Bitche, en Moselle, le sociologue étudie les relations humaines dans ce type d'établissement et s'interroge sur la baisse de fréquentation de ces lieux, emblématique d'un changement des modes de vie en milieu rural.
Les petits trains de chez nous, officiellement nommés réseaux secondaires, ont pendant plus d'un siècle desservi petites villes et campagnes en de nombreux points du pays, à l'écart des grands axes du réseau ferré principal. Dans les campagnes, c'étaient ces tortillards empanachés de fumée noire dont l'image désuète suscite un sourire emprunt de nostalgie, mais aussi les autorails à essence et, à partir de 1950, les machines à Diesel. Dans les villes, c'étaient les tramways brinquebalants des origines et le métro dont la construction à Paris a commencé dès 1900. L'automobile a détrôné le petit train des campagnes dont la survivance est assuré par des amoureux de ces antiques machines et le désir d'un tourisme écologique qui tous les ans gagne un peu plus d'adeptes. Dans les agglomérations, on assiste à un spectaculaire retour de balancier : l'automobile qui a balayé le tramway sera-t-elle à l'origine de son renouveau ? Comme le métro qui s'est répandu dans les grandes villes de province, les nouveaux " trams " circulent à Grenoble, Nantes et Strasbourg. " Le transport guidé ", comme on le nomme aujourd'hui sauvera peut-être nos cités de la paralysie et de l'asphyxie causées par l'automobile. Dans cet ouvrage abondamment illustré de photographies anciennes, Claude Wagner et Jean-Louis Poggi nous font revivre cet épisode de la grande saga du rail en nous promenant à travers campagnes et cités, de 1871 à nos jours, à la découverte du petit train.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.