Trafics en ville. L'architecture et l'urbanisme au risque de la mobilité
Wachter Serge ; Pény André
RECHERCHES
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EAN :9782862220512
De tout temps, les routes ont façonné la ville. Des percées haussmanniennes au dogme de la séparation des trafics en fonction de la vitesse prônée par Le Corbusier, les tissus urbains ont obéi à la loi des réseaux de voirie. Au fil du temps, la forme urbaine comme la forme des bâtiments ont été de plus en plus soumises à la force montante des flux. Depuis peu s'est opéré un retournement et, à l'heure actuelle, on a le sentiment que les circulations automobiles ont atteint une limite ou ont dépassé un seuil de tolérance. Trafics en ville explore les relations qui se sont nouées, dans l'histoire, entre la croissance des circulations, la forme urbaine et l'architecture. Dans les agglomérations d'aujourd'hui, le déplacement est une composante essentielle du mode de vie des individus. Les lieux de la mobilité sont de plus en plus fréquentés et cela concerne autant la voiture que les transports en commun. Ces évolutions appellent des réflexions et des projets permettant de réconcilier la ville et la montée des trafics. Un défi en découle pour l'architecture et l'urbanisme : faire rimer mobilité et urbanité.
Nombre de pages
168
Date de parution
04/11/2004
Poids
340g
Plus d'informations
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EAN
9782862220512
Titre
Trafics en ville. L'architecture et l'urbanisme au risque de la mobilité
Auteur
Wachter Serge ; Pény André
Editeur
RECHERCHES
Largeur
0
Poids
340
Date de parution
20041104
Nombre de pages
168,00 €
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L'internet et le téléphone mobile sont aujourd'hui des vecteurs essentiels de communication et de socialisation. Nous sommes entrés de plain-pied dans la société de l'information. Mais quels sont les effets de ces changements sur l'espace urbain ? La ville interactive se distingue-t-elle par des formes et agencements particuliers caractérisant aussi bien son bâti que ses tissus urbains, sa voirie et ses espaces publics ? Cet ouvrage explore les défis que la montée du numérique et de l'écologie soulèvent pour l'urbanisme et la conception architecturale.
Des métropoles triomphantes contre un Etat déshabillé ? Tandis que l'Etat devient " modeste ", la ville prend du poids dans le territoire et les institutions, entre dans des réseaux internationaux, et son maire se fait entrepreneur. En même temps la question sociale y acquiert de nouvelles profondeurs, nourrissant des plaidoyers pour la désurbanisation : les voies de la postmodernité sont controversées. De quoi inviter à une réflexion sur l'art de gouverner les territoires, et à rechercher des rapports inédits entre des villes et un État qui seraient soucieux de cohésion sociale plus que de compétition.
L'aménagement du territoire, à l'âge des défis écologiques, a besoin de prospective, niais a-t-il besoin d'un dictionnaire? Oui, car d'ordinaire, la plupart des glossaires, lexiques ou répertoires de l'aménagement s'en tiennent à des définitions sinon formelles, tout au moins courantes, de mots ou d'expressions, au présent. Bien sûr, ce dictionnaire poursuit aussi cette ambition - les définitions usuelles constituent les éléments "basiques" de l'approche des différentes notions mais il s'efforce d'aller au-delà. Ce dictionnaire, à la fois classique et original, mesure les défis de l'aménagement à l'horizon 2030. Il interroge surtout les mots de l'aménagement du point de vue des politiques qui sont menées et des défis qui se présentent pour le futur. L'angle prospectif concerne les dynamiques territoriales, mais plus encore, à travers elles, les politiques d'aménagement. En résumé, ce sont les enjeux de l'action publique d'aménagement projetés clans un horizon de long terme que le présent dictionnaire souhaite éclairer.
Au-delà de la valeur littéraire d'une écriture, dont l'influence souterraine sur la littérature contemporaine est de plus en plus reconnue, au-delà de l'effort d'élucidation critique des essais, l'oeuvre de Maurice Blanchot, depuis Thomas l'obscur jusqu'à Discours sur la patience, ouvre une série de questions que notre époque se pose encore sous une forme confuse. Le parti pris de Blanchot pour la littérature a eu pour conséquence, voulue ou non, de constituer un dehors de l'oeuvre littéraire où, étroitement dépendant de l'écriture, s'édifiait un autre monde pour les hommes. Cet autre monde, dont nous parvient la rumeur prolixe et sourde, fût-il le produit d'une passion pour l'écriture, appartient à tous, à la communauté anonyme, mais à ce point piégé dans un rapport au langage et aux exigences dialectiques et sociales, qu'il est réduit au silence, et cela presque politiquement. C'est de ce monde recouvert que l'oeuvre de Blanchot se fait l'écho. Le dehors, le neutre, l'incessant, l'immédiat, la dissolution du présent et du sujet, l'absence de livre, ces termes n'appartiennent pas seulement à l'espace littéraire, ils commencent aussi à dessiner le monde à venir. Mais peut-être est-ce à condition d'en parler comme " parle " la littérature, que ce monde viendra au jour. Ce monde exige de nous une adhésion agissante, dont la portée est politique, et s'exprimant sous le terme de non-pouvoir.
Pendant près de dix ans à Paris, un vieux juif a occupé le temps libre que lui laissait son métier de tailleur à écrire le livre de sa vie, le livre de sa traversée du siècle. Voilà un récit unique qui nous vient de ce qui sera peut-être la dernière génération des Juifs polonais nés en Pologne ; voilà l'évocation de cette longue marche du stalinisme qui mena bon nombre de ces Juifs des synagogues de Pologne aux camps de déportation soviétiques. Moshé, né à Zamosc en 1909, raconte cette histoire d'amour entre un peuple et la révolution. Il nous raconte la Pologne des Juifs et des militants, où depuis mille ans campent quelque trois millions de Juifs harcelés par des Polonais qui n'en finissent jamais de cuver leur antisémitisme. Alors, pour expurger le monde de ses injustices sociales et raciales, Moshé a choisi le communisme. Il est de ces hommes tutoyés par la victoire d'Octobre toute proche ; la génération des héros, des martyrs, des tchékistes aussi. Poursuivi pour ses activités politiques, Moshé fuit la Pologne en 1929, la veille de son procès. Réfugié en France, il travaille et milite dans la M.O.L. et dans le Secours rouge. En 1933, il gagne l'U.R.S.S., est arrêté en 1937. Il restera dix ans au goulag, mais il n'aura pas renié son passé militant.
La transformation de la psychanalyse en composante essentielle de l'ordre social ne justifie pas le renoncement à toute analyse de l'inconscient ; non plus que les impasses des mouvements révolutionnaires la désertion généralisée du politique. En finir avec la dictature du cogito, accepter que des agencements matériels, biologiques, sociaux, soient capables de " machiner " leur propre sort et de créer des univers complexes hétérogènes : telles sont les conditions qui devraient permettre de comprendre comment le désir le plus intime peut communiquer avec le champ social.