Déverbaliser - reverbaliser : la traduction comme acte de violence ou comme manipulation du sens ?
Vogeleer Svetlana ; Béghin Laurent
PU SAINT LOUIS
24,99 €
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EAN :9782802802501
Souvent traitée, au cours de l'histoire, comme acte de violence à l'égard du texte original et/ou de la langue d'accueil, la traduction est envisagée dans ce volume comme deux opérations de manipulation du sens — comprendre (déverbaliser) et exprimer (reverbaliser) — qui engagent inévitablement la subjectivité du traducteur. Dans des cadres théoriques différents, les auteurs réfléchissent à la mouvance des concepts et des mots qui les désignent en sciences humaines, à l'influence des traductions sur l'évolution du français aux XIVe-XVIe siècles, à l'interprétation du dit et du vouloir-dire par le traducteur et par l'interprète, à la manière dont la forme participe au sens en traduction de la poésie, à l'éclairage que les sciences neurocognitives apportent sur les deux opérations de traduction.
Nombre de pages
253
Date de parution
25/11/2020
Poids
389g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782802802501
Titre
Déverbaliser - reverbaliser : la traduction comme acte de violence ou comme manipulation du sens ?
Auteur
Vogeleer Svetlana ; Béghin Laurent
Editeur
PU SAINT LOUIS
Largeur
155
Poids
389
Date de parution
20201125
Nombre de pages
253,00 €
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L'aspect et la modalité sont deux catégories linguistiques complémentaires qui marquent, chacune à sa façon, l'évaluation subjective de la situation par le locuteur. Leurs expressions grammaticale ou lexicale varient d'une langue à l'autre. Si leur dimension syntaxique a fait l'objet de nombreuses études, leur dimension lexicale est souvent sous-estimée. Spécialistes reconnus de la question, les auteurs de ce volume s'attachent à combler cette lacune. A partir de l'exemple de langues de types différents (français, anglais, latin, russe, serbe), ils réfléchissent sur l'interaction entre les niveaux lexical et grammatical, sur le rapport entre le sens aspectuel et le sens modal, sur la nature des évaluations aspectuelle et modale ainsi que sur les raisons de leurs mises en forme, lexicale ou grammaticale, dans chaque type de langue. Ces réflexions jettent une lumière nouvelle sur l'interaction entre le lexique et la grammaire dans les domaines de l'aspect et de la modalité.
Milliaressi Tatiana ; Frison Elena ; Vogeleer Svet
L'aspect est une catégorie universelle dont la grammaticalisation est prototypiquement présentée par les langues slaves. Cependant, les langues non slaves encodent également l'information aspectuelle, grammaticalement et/ou lexicalement. La question se pose de savoir si la typologie des langues influence la typologie des aspects et s'il existe plusieurs types aspectifs. Les textes réunis dans ce volume tentent de répondre à ces questions en explorant l'aspect dans les langues slaves et l'aspect dans d'autres langues (européennes, australiennes, asiatiques). L'objectif de ce recueil est double : 1) faire connaître aux lecteurs français des travaux d'aspectologues slavistes de renommée mondiale dont plusieurs font partie de la Commission Aspectologique du Comité International des Slavistes ; leurs articles ont été traduits vers le français ; 2) confronter les recherches des slavistes avec celles des aspectologues français travaillant sur d'autres types de langues.
L'autonomie à l'épreuve du handicap, le handicap à l'épreuve de l'autonomie. Nos sociétés contemporaines sont marquées par la montée en puissance des références à l'autonomie, dans la sphère privée comme dans le champ ales politiques publiques. De quelle manière cette aspiration à l'autonomie, parfois transformée en injonction, transforme-t-elle les objectifs et les modalités des politiques publiques à l'égard des personnes en situation de handicap ? En quoi et comment met-elle en question le rapport aux institutions dans le champ du handicap ? Sur fond d'une réflexion générale sur les concepts de handicap et d'autonomie, l'ouvrage décline cette question à travers 4 axes thématiques : l'autonomie financière des personnes en situation de handicap et ses modalités de mise en oeuvre ; le droit à l'inclusion des personnes sourdes et malentendantes ; les trajectoires institutionnelles des personnes en situation de handicap ; la privation de liberté et le recours à la contrainte utilisés dans la prise en charge des auteurs d'infraction atteints d'un trouble mental ou "handicap psychosocial". Sur ces différentes scènes se déclinent, parfois de manière contrastée, les tensions entre autonomie et institution, enjeu majeur des politiques publiques en matière de handicap.
Si les rapports entre l'art et la folie font l'objet d'une interrogation qui remonte aux origines de la culture, l'établissement d'un lien plus organisé entre la psychiatrie et des techniques empruntées aux pratiques artistiques date, lui, de la fin du siècle dernier. Mais c'est surtout depuis les années soixante qu'aux Etats-Unis comme en Europe on a vu se créer dans nombre de services de psychiatrie, des centres de jour, et des centres de postcure, des ateliers proposant aux patients des activités d'expression ou de créativité, animés par des membres du personnel soignant, des artistes-amateurs ou des artistes de métier. De manière d'abord toute empirique et quelques fois plus organisées, s'est ainsi mises en place une extraordinaire variété de techniques que le nom ambigu d'art-thérapie vient désigner désormais. Ce livre est un essai critique qui cherche à mettre au jour quelques présupposés sous-jacents à ces activités. Il invite ceux qui s'intéressent à ce champ où se nouent toutes sortes de liaisons plus ou moins fécondes ou dangereuses, à préciser les outils conceptuels susceptibles d'éclairer ces pratique. Les dangers qui les guettent sont essentiellement l'objectivation psychologique, l'utilisation des oeuvres à des fins diagnostiques, le besoin effréné d'interpréter et d'expliquer. L'oeuvre de H. Prinzhorn, un précurseur éminent, ou les initiatives de quelques animateurs d'ateliers actuels, permettent de dégager des directions de recherches intéressantes. La réflexion débouche sur l'analyse dudit effet thérapeutique, à partir de ce qu'enseigne la pratique psychanalytique. Il ne s'agit ni d'une histoire de l'art, ni d'une histoire des thérapies mais d'un dialogue entre l'analyste, l'artiste et le thérapeute sur quelques points cruciaux qui les rapprochent ou les séparent : exprimer, signifier, créer, jouer, symboliser...
Alors qu'elle apparaît plus que jamais comme un critère essentiel de légitimité de la politique et du droit, l'idée des droits de l'homme n'en implique pas moins plusieurs difficultés d'ordre théorique. Depuis les déclarations fondatrices du XVIIIe siècle, le développement des droits de l'homme s'est soldé par une hétérogénéité qui rend leur portée et leur cohérence incertaines. Les fondements de leur propre validité, de même que l'universalité qu'ils revendiquent, demeurent controversés. Enfin, l'évolution contemporaine des droits semble dévoiler certaines limites du paradigme qu'ils incarnent. Ces incertitudes et ces interrogations définissent les enjeux du présent ouvrage. Après s'être attaché, dans un premier temps, à éclairer la complexité interne des droits de l'homme, l'ouvrage développe une analyse critique des principaux arguments d'ordre philosophique qui ont été élaborés pour justifier leur légitimité. Cette analyse conduit à proposer une conception normative des droits fondée sur les exigences de la démocratie. Cette conception se distingue non seulement des classifications usuelles des droits, mais aussi de toute référence à un modèle unique, regroupant des droits équivalents et indivisibles. Par ailleurs, même si, en apparence, l'universalité des droits ne peut plus trouver sa justification dans les postulats du droit naturel, les arguments relativistes se heurtent pour leur part à des objections décisives : l'ouvrage explore par conséquent les voies possibles d'une véritable universalisation des droits de l'homme. Cette perspective universaliste ne permet cependant pas de méconnaître les diverses limites que comporte la notion de droits de l'homme. Qu'elles soient révélées par la reconnaissance de nouveaux droits malaisément assimilables aux droits antérieurs ou par les conditions d'application des droits dans des domaines spécifiques, ces limites nous invitent à relativiser les droits de l'homme en les inscrivant dans la perspective d'une conception plus large de la justice.