L'Etat et la coopération, la fin d'un monopole : l'action culturelle française au Maghreb
Visier Claire
L'HARMATTAN
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EAN :9782747539029
La coopération, en tant que noyau dur de la politique étrangère française, a longtemps été considérée comme un des piliers de la souveraineté de l'Etat. Elle était, de ce fait, réservée aux plus hautes autorités étatiques. Les années 90 ont considérablement changé la donne. Depuis plus d'une décennie maintenant, les niveaux de coopération se multiplient. Des acteurs non gouvernementaux, associatifs ou décentralisés, tentent de déployer leur propre coopération, qu'ils qualifient de "transnationale". L'Union européenne, quant à elle, cherche à établir une coopération multilatérale, de région à région et insiste, entre autres, sur les bien-faits de la "société civile". Les "acteurs autonomes" rompent ainsi le monopole étatique et remettent en cause la conception classique de la coopération. Par ailleurs, la "Méditerranée" émerge de plus en plus comme un nouvel espace de coopération. La notion devient, du moins dans la rhétorique, une référence majeure des relations entre les acteurs européens et ceux des pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée. Elle brouille alors les repères anciens, avant tout construits sur les relations bilatérales établies entre la France et chaque pays. Les relations culturelles franco-maghrébines constituent un parfait observatoire des nouvelles dynamiques de l'action publique qui se mettent en place dans la coopération depuis les années 90.
Nombre de pages
340
Date de parution
01/11/2003
Poids
450g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747539029
Titre
L'Etat et la coopération, la fin d'un monopole : l'action culturelle française au Maghreb
ISBN
2747539024
Auteur
Visier Claire
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
450
Date de parution
20031101
Nombre de pages
340,00 €
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La tentative de coup d'Etat militaire du 15 juillet 2016, suivie d'un "coup d'Etat civil" orchestré par le gouvernement afin d'écarter toute opposition potentielle, a largement fini d'enterrer toute perspective d'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne (au moins à moyen terme). En décembre 2015, l'accord entre l'UE et la Turquie sur le dossier des réfugiés syriens et la crise migratoire avaient mené à l'ouverture d'un 15e des 35 chapitres de négociations. Certains s'étaient alors émus de la relance du processus d'adhésion à un moment où l'autoritarisme du président R.T. Erdogan apparaissait chaque jour un peu plus important. Pour autant, l'ouverture de ce nouveau chapitre de négociation ne signifiait en aucun cas l'avancement de la Turquie dans le processus d'intégration européenne. L'objectif de cet ouvrage, fruit d'une recherche collective, est de réfléchir aux effets du processus d'élargissement initié par l'UE vers la Turquie au-delà de la question de l'adhésion ou même de l'alignement normatif que celle-ci requière. Plus qu'un objectif à atteindre, nous considérerons le processus d'adhésion comme un cadre d'interaction entre la Turquie et l'UE. Nous avons souhaité analyser les changements qu'il contribue à induire dans l'action publique turque au-delà des exigences requises par l'UE. En nous détachant de la finalité présumée du processus, nous avons cherché à réarticuler les enjeux auxquels celui-ci donne lieu à une historicité propre à la Turquie. Quatre études de cas ont été menées sur les migrations, les politiques territoriales, les privatisations et les droits syndicaux. Bien qu'il n'ait pas produit la démocratisation escomptée, le processus initié par l'élargissement de l'UE à la Turquie n'est pas resté sans effet. Il a d'une part joué un rôle dans l'approfondissement de l'intégration de la Turquie à l'économie mondiale et dans le développement de l'interdépendance entre la Turquie et l'UE. Il a d'autre part favorisé une extension du périmètre et du pouvoir d'action de l'Etat turc, sans que celle-ci ne soit accompagnée d'une transformation en profondeur des modalités de gouvernement. Ces effets mettent au jour les ambivalences turques, mais également européennes.
Fléau de l'humanité, les maladies infectieuses ne constituent pas seulement une réalité d'ordre biologique. Elles sont ici appréhendées dans des aspects sociaux, historiques, anthropologiques, économiques, linguistiques et organisationnels. Cet ouvrage est issu d'une collaboration interdisciplinaire initiée depuis plusieurs années au sein du laboratoire de sciences humaines et sociales de la faculté de médecine de Montpellier.
Pour lutter contre l'injustice à l'école, le meilleur moyen est de veiller à la mixité sociale des élèves dans chaque établissement. Faire respecter la carte scolaire s'inscrirait dans cette perspective de justice. C'est faire beaucoup d'honneur à une carte qui découpe le territoire urbain en entérinant les séparations sociales plus qu'en les contrariant. Et vouer un peu vite au déshonneur les familles qui cherchent à "contourner" cette carte. L'enquête conduite par les auteurs souligne le caractère paradoxal de ces jugements péremptoires sur lesquels s'édifie notre bonne conscience républicaine et appelle à une politique plus conforme à l'exigence de justice scolaire. Biographie de l'auteur Laurent Visier est maître de conférences à l'université de Montpellier 1 et chercheur au CADIS-EHESS Paris. Geneviève Zoïa, anthropologue, est maître de conférences à l'université de Montpellier 2 et chercheur au Lirdef, IUFM, Montpellier.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...