Connaissance et reconnaissance chez Hobbes et Rousseau
Vinolo Stéphane
L'HARMATTAN
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EAN :9782343125510
La modernité politique abandonne les Hommes à leur propre sort afin que ceux-ci construisent seuls les collectifs qu'ils habitent. Ils ne peuvent plus compter sur un point stabilisateur externe les faisant tenir ensemble sous l'autorité d'un Dieu ou d'une tendance naturelle. Par la structure du contrat, se construit une boucle épistémologique selon laquelle les individus sont les créateurs de la créature politique à laquelle ils se soumettent. Chacun est ainsi à la fois la voix et l'oreille de la Loi. Cette structure contractuelle suppose alors que le projet de collectif soit explicite et connu de tous, en même temps que cette connaissance du projet d'union trace les frontières de la reconnaissance entre les citoyens y prenant part. Pourtant, avec Hobbes et Rousseau, l'auteur montre que ces deux phénomènes cognitifs (connaissance et reconnaissance) se fondent sur une méconnaissance première, bien plus essentielle et originaire. Ce n'est que par une prise de distance cognitive des individus qu'ils peuvent tisser un lien social paradoxal qui les fait tenir ensemble. Ainsi, loin que le contrat ouvre l'espace du dialogue, de la négociation et du compromis, il n'est que la simulation publique d'un phénomène de prise de distance, qui, dans l'ombre de la méconnaissance, de façon purement rituelle et externe, garantit le lien social.
Nombre de pages
250
Date de parution
31/08/2017
Poids
308g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343125510
Titre
Connaissance et reconnaissance chez Hobbes et Rousseau
Auteur
Vinolo Stéphane
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
308
Date de parution
20170831
Nombre de pages
250,00 €
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Pour démontrer la pertinence de la thèse de Girard sur la consubstantialité du sacré et de l'humanité, la violence de la communauté trouvant son exutoire dans un meurtre collectif et fondateur, tout en limitant la rupture posée entre religieux archaïque et christianisme, l'auteur la confronte à celles de Régis Debray, Walter Burkert, Jan Assmann et Eugen Drewermann sur le même thème.
Le processus d'hominisation n'est ni plus ni moins que la solution à la violence engendrée par l'imitation des désirs. Si l'Homme s'arrache à la Nature, c'est parce qu'il accède à un mode de gestion particulier de la violence. Ne pouvant l'affronter face à face sans risquer d'amplifier ses dégâts, il la déplace sans cesse sur des boucs émissaires dont la veine commune rassemble. Ce modèle girardien nous aide à comprendre comment l'origine de la Culture n'est autre que l'apparition d'un mode de gestion particulier de la violence.
A la différence de penseurs comme Deleuze ou Derrida, Alain Badiou est un philosophe classique, cherchant à apporter des réponses aux questions les plus anciennes de la philosophie. Pour Badiou, la philosophie n'est plus au coeur du processus de production des vérités. Toute la pensée de Badiou nous enjoint donc à cesser d'être des animaux humains pour devenir des sujets, à ne plus survivre à l'aune de nos seuls intérêts, pour vivre pleinement, c'est-à-dire, vivre enfon comme des immortels.
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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