
Savoir, épreuves, confiance, en éducation et formation
Il s'agit, dans cet ouvrage d'éprouver la thèse, empruntée à John Rawls et formulée dans un contexte touchant l'éducation, selon laquelle, un savoir des épreuves, détenu chez ceux qui sont en position d'éduquer, est la source de la confiance chez ceux qu'ils éduquent — confiance en eux-mêmes, autant que confiance en autrui et, sans doute, dans le monde. C'est parce que ceux qui se mêlent d'éducation savent que ceux qu'ils éduquant passent peu ou prou par des épreuves et qu'ils ont un savoir de ces épreuves, que l'éducation peut être orientée correctement autant que permettre l'émergence d'une certaine relation de confiance. Ceux qui, en revanche, n'auraient aucune conscience des difficultés auxquelles ceux qu'ils éduquent se confrontent, ou même aucune conscience que les orientations ou consignes diverses qui sont les leurs ont ce pouvoir de susciter divers embarras chez ceux qu'ils prétendent éduquer, ne seraient pas vraiment des éducateurs. Formulée ainsi par Rawls, on doit dire qu'il y a là une idée très ancienne de la pédagogie que Platon modélisa avec l'image d'un torrent au bord duquel se tiennent certains non sans frayeur d'avoir à le passer. L'un d'eux, un maitre, se propose de le passer devant eux et, par suite, de les y aider. Il ne supprime pas la frayeur, et c'est bien chacun qui devra passer, mais il en a un certain savoir, qui lui permet ensuite d'aider ceux qui veulent passer. Cet ouvrage a pour but d'examiner la teneur de ce savoir.
| Nombre de pages | 228 |
|---|---|
| Date de parution | 24/09/2020 |
| Poids | 350g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9791034605583 |
|---|---|
| Titre | Savoir, épreuves, confiance, en éducation et formation |
| Auteur | Vincent Hubert ; Guirimand Nicolas ; Brossais Emma |
| Editeur | CHAMP SOCIAL |
| Largeur | 155 |
| Poids | 350 |
| Date de parution | 20200924 |
| Nombre de pages | 228,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Art, connaissance et vérité chez Nietzsche. Commentaire du Livre II du Gai Savoir
Vincent HubertNietzsche composa ses oeuvres et particulièrement le Gai savoir. Qui plus est, des indices très nets permettent d'avancer l'hypothèse que chacun des cinq livres de ce dernier ouvrage furent eux-mêmes composés avec soin et arrangés. Cet essai en est la démonstration pour le Livre II, dont le thème spécifique est le rapport connaissance, art et vérité, qu'il revisite du même coup. Au-delà de cette démonstration, l'enjeu de cette lecture est de ne pas manquer ce par quoi le travail de Nietzsche et les thèmes les plus essentiels de sa philosophie sont reliés à tout un ensemble de déterminations que nous dirions aujourd'hui psychologiques, sociologiques, stylistiques, politiques, esthétiques et éthiques. Nietzsche dessina ainsi (ou redessina, car il eut sur ce point des précurseurs, Montaigne en particulier) une modalité du travail philosophique que nous croyons pouvoir être reprise et qui en fait bien autre chose que le métaphysicien de la Volonté de Puissance. Qu'est-ce ainsi qu'une philosophie qui, dans sa pratique même, est effectivement un gai savoir ? C'est à cette question que nous avons voulu répondre.Hubert Vincent, agrégé de philosophie, est professeur des Universités à l'IUFM du Nord-Pas de Calais. Il a publié : Éducation et scepticisme chez Montaigne et Vérité du scepticisme chez Montaigne (L'Harmattan).Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,50 € -

Le peuple enfant et l'école. Pourquoi pas Alain ?
Vincent HubertIl semble bien que le souci du collectif ne soit plus guère à la mode et, pour ce qui concerne les enfants et les adolescents, soit l'on s'inquiète de les voir s'organiser en "bande", soit l'on déplore que la "montée de l'individualisme" mette à mal tout souci du commun. Mais surtout, semble-t-il encore, le souci du collectif s'efface au sein même de l'école dans la mesure où celle-ci trouve aujourd'hui de plus en plus sa légitimité dans l'écoute et le suivi des difficultés, capacités et projets de chacun. Le collectif, pense-t-on, ferait forcément tort aux individus. Ce livre entend montrer tout d'abord qu'il y a bien une tendance native des enfants à se regrouper loin des adultes et, comme le disait Alain, à "faire peuple" et que ce serait leur faire tort que de l'ignorer. Il entend examiner ensuite la façon dont les adultes peuvent accueillir, reprendre et pour finir instituer cette tendance native, ou comment elle fonde leur responsabilité. L'école, et un bon nombre de ses principes constitutifs (l'autorité, la différentiation, le travail scolaire, l'émulation) s'en trouvent ainsi redéfinis. C'est en suivant les thèses du philosophe-pédagogue Alain que cette analyse est menée. Il en ressort une image plus moderne de sa pensée touchant l'éducation, loin des habituels clichés dans lesquels on l'enferme le plus souvent.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER17,50 € -

Des humains confiants et dociles
Vincent HubertLa confiance : soit on la considère comme une donnée naturelle, allant de soi ou devant aller de soi : "n'est-il pas normal que les enfants fassent confiance et aiment leurs parents ? " Soit on la considère comme le résultat de nos efforts ou intentions. Dans les deux cas, on oublie une chose essentielle, à savoir qu'elle est un résultat, résultat des modes d'être et d'apparaître que nous sommes. Ni naturelle ni fabriquée, elle naît à l'interaction des modes d'être ordinaires ou extraordinaires dont nous sommes ou non capables. C'est en ce sens que l'on dira qu'elle relève d'une genèse. Quant à la docilité susceptible de résulter de cette genèse, qui est aussi un objet central de cet ouvrage, elle est tout autre que ce à quoi on la réduit habituellement : crédulité, soumission, dépendance, absence de tout usage d'esprit critique. "Avoir bon esprit", ne fait pourtant pas de nous des gens aveugles et stupides. Nous disons et déplorons des temps incertains et violents. Et certainement le sont-ils par bien des aspects qu'il nous faut endurer et comprendre, et contre lesquels il est aussi nécessaire de nous dresser. De là à ne plus rien pouvoir entendre et recueillir de ce goût du monde qui nous a constitué, il y a une marge qui, si on l'ignore, nous porterait à méconnaître les sources mêmes de nos possibilités critiques : c'est bien parce que nous avons pu aimer ce monde et y prendre goût, c'est bien parce que nous pouvons régulièrement en refaire l'expérience, qu'il nous est possible de combattre tout ce qui l'empêche et nous en détourne.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER27,00 € -

Éducation et scepticisme chez Montaigne ou Pédantisme et exercice du jugement
Vincent HubertSur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER29,50 €
Du même éditeur
-

Handicaps. De l'innovation sociale à l'innovation inclusive
Billion JulienCette recherche prend naissance dans un désir, une volonté d'action publique. Elle s'attache à éclairer, à comprendre et à définir l'innovation inclusive au prisme des handicaps. Elle s'appuie sur les expériences de vie des personnes en situation de handicap et des organisations les accompagnant pour essayer de contribuer à enrichir les connaissances dans le domaine de l'innovation inclusive et de favoriser l'émergence de solutions innovantes en faveur de l'inclusion sociale, professionnelle et entrepreneuriale. Les contributions managériales prennent différentes formes. Il apparait avant tout essentiel de comprendre les subtilités de la population exclue. Ainsi, l'innovation inclusive fabriquée prend en compte ces subtilités et la met au service de cette population. Il semble aussi important de créer un conseil de l'ordre des éducateurs inclusif, un statut d'aidant et un statut d'assistant pour l'entrepreneur en situation de handicap, un incubateur itinérant et des documentaires inclusifs sur/avec les populations exclues. D'autres points fondamentaux sont aussi à considérer en termes d'équipe, d'action et de suivi, comme composer une équipe d'innovation inclusive aux valeurs communes, favoriser les études de cas pédagogiques et l'entrepreneuriat des personnes en situation de handicap, recourir à la discrimination positive et accompagner par les valeurs, le modèle transthéorique et les rêves.EN STOCKCOMMANDER15,00 € -

Efficacité et performance au travail. Un autre regard
Wittorski Richard ; Obertelli PatrickRésumé : La référence à l'efficacité et la performance traverse bien des discours professionnels, institutionnels, politiques et sociaux à tel point qu'il est assez courant d'entendre dire que la quête d'une efficacité toujours plus grande du travail, de l'enseignement, de la formation, de la vie sociale plus largement... serait le symptôme d'une société hyper-moderne. L'omniprésence de cette référence dans la réalisation du travail, dans la conduite de sa vie... a pour effet de mettre au premier plan de nos existences les buts, les finalités et le résultat évaluable, donc la performance, conduisant alors, selon certains, à instaurer un climat de concurrence entre les individus et surtout laissant à penser qu'il est anormal et interdit de "perdre son temps" . Or, l'existence humaine ne semble pas naturellement fondée d'abord sur la preuve permanente de l'obtention d'un résultat. Mais alors, pourquoi la référence à l'efficacité domine-t-elle la vie sociale, la vie au travail voire même la vie personnelle ? Y a-t-il une seule façon de penser l'efficacité ? Cet ouvrage a pour intention de traiter ces questions en réunissant des points de vue différents d'économiste, de gestionnaire, de compagnon du devoir, de spécialiste de l'analyse du travail. Avec des contributions de Pascal Chauchefoin, Nathalie Corceiro et Patrick Doffémont, Jean-Claude Dupuis, Pascal Airey, Thierry Rousseau, Aline Dronne-Caron et Patrick ConjardEN STOCKCOMMANDER15,00 € -

Emeutes, révoltes urbaines et réactions sociales. Acteurs et pacificateurs de désordre dans les quar
Boucher ManuelDe Clichy-sous-Bois à Nanterre, des nuits d'automne 2005 aux émeutes et révoltes fulgurantes de l'été 2023, la France est régulièrement secouée par des violences collectives qui trouvent leur épicentre dans les quartiers (im)populaires. Près de vingt ans séparent les violences de 2005 et celles de 2023. Pourtant, les causes structurelles demeurent : ségrégation urbaine, ghettoïsation, discriminations raciales, violences policières, précarité sociale, relégation scolaire, sentiment d'injustice... Dans un contexte d'intensification des inégalités, ces territoires restent le théâtre d'explosions de colère juvénile où s'expriment des frustrations, des envies de vengeance, des appels à l'aide mais aussi des revendications et parfois des aspirations politiques souvent invisibilisées. Cet ouvrage collectif réunit les analyses de sociologues, politistes et photographes engagés afin d'interroger ces mobilisations violentes et les réponses qu'elles suscitent. En croisant les regards quelquefois contrastés, il questionne la construction sociale et politique des émeutes et/ou révoltes, leur mise en récit médiatique, leurs racines structurelles, la transformation des formes de protestation ainsi que les réponses sociales, institutionnelles et politiques, entre répression et pacification, qu'elles suscitent. Il articule des analyses empiriques et des approches critiques pour saisir les logiques à l'oeuvre dans ces insurrections contemporaines : faut-il voir dans ces mobilisations un cri irrationnel, une expression de la marginalité ou une action proto-politique stratégique face aux humiliations, aux logiques de ségrégation et aux épreuves des discriminations ? Quel est le rôle des institutions, de la police, des médias, des activistes, des intervenants sociaux et des technologies numériques dans la production ou la pacification de ces désordres ? A quelles conditions les colères peuvent-elles se transformer en luttes collectives ? Ce livre essentiel pour penser la conflictualité urbaine à l'heure de la ghettoïsation, de l'épuisement de l'Etat social et de la montée des populismes sécuritaires réunit, sous la direction de Manuel Boucher, les contributions de Eric Marlière, Gérard Mauger, Orian Lempereur Castelli, Alessio Motta, Atanasio Bugliari Goggia, Walter Greco, Patrice Ballester, Joël Barthelemy, Thomas Sauvadet, Benjamin Hoffmann & Emilie Auger, Laurent Mucchielli, Christian Mouhanna, Ulysse Rabaté et Sami Zegnani, Florian Pietron, Emilie Fernandez Montoya, Ben Art Core et Michel Wieviorka.EN STOCKCOMMANDER24,99 € -

La systémie, une compréhension originale de la famille. Concepts et outils pour le travail social
Diaz MichelJusqu'au XIXe siècle face aux difficultés que pose l'individu dans sa famille et la société, surtout dans les grands centres urbains, celui-ci est écarté afin de protéger le groupe. L'histoire de Camille Claudel est éloquente, elle passa 30 ans dans un asile psychiatrique et ce jusqu'à sa mort. Au début du XXe siècle une alternative s'offre alors pour la résolution de ces problèmes, alternative centrée sur la personne, la psychanalyse était née. Freud dira qu'il faut garder la famille en dehors de la cure. Pourtant, il fera de la systémie sans le savoir avec la cure du petit Hans, par l'intermédiaire du père de l'enfant, alors que la psychanalyse n'envisage pas l'intervention d'une tierce personne. Une autre voie verra donc le jour en 1950 à Palo Alto en Californie avec l'apparition de la systémie. L'individu est indissociable de son groupe, de sa famille. Dans cet ouvrage, nous évoquerons l'histoire de la systémie, ses concepts, mais surtout les outils utilisés, véritables supports pour libérer la parole. Ils permettent des médiations entre les membres de la famille, les groupes d'enfants dans les structures, les groupes d'adultes... Ils peuvent être utiles aux travailleurs sociaux, aux psychologues, aux psychiatres, à tous ceux qui sont en lien avec des personnes en difficultés.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,00 €
