La confiance : soit on la considère comme une donnée naturelle, allant de soi ou devant aller de soi : "n'est-il pas normal que les enfants fassent confiance et aiment leurs parents ? " Soit on la considère comme le résultat de nos efforts ou intentions. Dans les deux cas, on oublie une chose essentielle, à savoir qu'elle est un résultat, résultat des modes d'être et d'apparaître que nous sommes. Ni naturelle ni fabriquée, elle naît à l'interaction des modes d'être ordinaires ou extraordinaires dont nous sommes ou non capables. C'est en ce sens que l'on dira qu'elle relève d'une genèse. Quant à la docilité susceptible de résulter de cette genèse, qui est aussi un objet central de cet ouvrage, elle est tout autre que ce à quoi on la réduit habituellement : crédulité, soumission, dépendance, absence de tout usage d'esprit critique. "Avoir bon esprit", ne fait pourtant pas de nous des gens aveugles et stupides. Nous disons et déplorons des temps incertains et violents. Et certainement le sont-ils par bien des aspects qu'il nous faut endurer et comprendre, et contre lesquels il est aussi nécessaire de nous dresser. De là à ne plus rien pouvoir entendre et recueillir de ce goût du monde qui nous a constitué, il y a une marge qui, si on l'ignore, nous porterait à méconnaître les sources mêmes de nos possibilités critiques : c'est bien parce que nous avons pu aimer ce monde et y prendre goût, c'est bien parce que nous pouvons régulièrement en refaire l'expérience, qu'il nous est possible de combattre tout ce qui l'empêche et nous en détourne.
Nombre de pages
230
Date de parution
31/01/2017
Poids
367g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343112343
Titre
Des humains confiants et dociles
Auteur
Vincent Hubert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
367
Date de parution
20170131
Nombre de pages
230,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Nietzsche composa ses oeuvres et particulièrement le Gai savoir. Qui plus est, des indices très nets permettent d'avancer l'hypothèse que chacun des cinq livres de ce dernier ouvrage furent eux-mêmes composés avec soin et arrangés. Cet essai en est la démonstration pour le Livre II, dont le thème spécifique est le rapport connaissance, art et vérité, qu'il revisite du même coup. Au-delà de cette démonstration, l'enjeu de cette lecture est de ne pas manquer ce par quoi le travail de Nietzsche et les thèmes les plus essentiels de sa philosophie sont reliés à tout un ensemble de déterminations que nous dirions aujourd'hui psychologiques, sociologiques, stylistiques, politiques, esthétiques et éthiques. Nietzsche dessina ainsi (ou redessina, car il eut sur ce point des précurseurs, Montaigne en particulier) une modalité du travail philosophique que nous croyons pouvoir être reprise et qui en fait bien autre chose que le métaphysicien de la Volonté de Puissance. Qu'est-ce ainsi qu'une philosophie qui, dans sa pratique même, est effectivement un gai savoir ? C'est à cette question que nous avons voulu répondre.Hubert Vincent, agrégé de philosophie, est professeur des Universités à l'IUFM du Nord-Pas de Calais. Il a publié : Éducation et scepticisme chez Montaigne et Vérité du scepticisme chez Montaigne (L'Harmattan).
Il semble bien que le souci du collectif ne soit plus guère à la mode et, pour ce qui concerne les enfants et les adolescents, soit l'on s'inquiète de les voir s'organiser en "bande", soit l'on déplore que la "montée de l'individualisme" mette à mal tout souci du commun. Mais surtout, semble-t-il encore, le souci du collectif s'efface au sein même de l'école dans la mesure où celle-ci trouve aujourd'hui de plus en plus sa légitimité dans l'écoute et le suivi des difficultés, capacités et projets de chacun. Le collectif, pense-t-on, ferait forcément tort aux individus. Ce livre entend montrer tout d'abord qu'il y a bien une tendance native des enfants à se regrouper loin des adultes et, comme le disait Alain, à "faire peuple" et que ce serait leur faire tort que de l'ignorer. Il entend examiner ensuite la façon dont les adultes peuvent accueillir, reprendre et pour finir instituer cette tendance native, ou comment elle fonde leur responsabilité. L'école, et un bon nombre de ses principes constitutifs (l'autorité, la différentiation, le travail scolaire, l'émulation) s'en trouvent ainsi redéfinis. C'est en suivant les thèses du philosophe-pédagogue Alain que cette analyse est menée. Il en ressort une image plus moderne de sa pensée touchant l'éducation, loin des habituels clichés dans lesquels on l'enferme le plus souvent.
Qu'est-ce qu'être sceptique ? Mais surtout, peut-on vraiment être sceptique ? Au scepticisme on veut bien en effet reconnaître une validité limitée. Il est bon de douter ou de remettre en cause ses certitudes ou ses préjugés, mais pour mieux asseoir ses croyances, plus légitimement. Il est vrai que nous sommes parfois pleins d'hésitations et de scrupules et que nous avons du mal à nous décider, mais il faut bien en venir à une décision. Aussi, si nous prêtons une certaine sagesse à ceux que nous nommons sceptiques, c'est en pensant néanmoins que cette sagesse est un peu courte, et peut-être même seulement artificielle, doctrinale ou verbale. Bref, on ne saurait vivre, sans forfanterie, comme un sceptique. Les Essais de Michel de Montaigne offre pourtant le portrait de quelqu'un qui vécut, pensa, jugea, sentit même en sceptique, ou tout du moins qui le voulut profondément. Pour quelles raisons ? C'est ce que cet ouvrage veut expliquer, en analysant également les principales figures de ce scepticisme.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.