Qu'est-ce qu'être sceptique ? Mais surtout, peut-on vraiment être sceptique ? Au scepticisme on veut bien en effet reconnaître une validité limitée. Il est bon de douter ou de remettre en cause ses certitudes ou ses préjugés, mais pour mieux asseoir ses croyances, plus légitimement. Il est vrai que nous sommes parfois pleins d'hésitations et de scrupules et que nous avons du mal à nous décider, mais il faut bien en venir à une décision. Aussi, si nous prêtons une certaine sagesse à ceux que nous nommons sceptiques, c'est en pensant néanmoins que cette sagesse est un peu courte, et peut-être même seulement artificielle, doctrinale ou verbale. Bref, on ne saurait vivre, sans forfanterie, comme un sceptique. Les Essais de Michel de Montaigne offre pourtant le portrait de quelqu'un qui vécut, pensa, jugea, sentit même en sceptique, ou tout du moins qui le voulut profondément. Pour quelles raisons ? C'est ce que cet ouvrage veut expliquer, en analysant également les principales figures de ce scepticisme.
Nombre de pages
140
Date de parution
03/05/2000
Poids
222g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738471499
Titre
Vérité du scepticisme chez Montaigne
ISBN
2738471498
Auteur
Vincent Hubert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
222
Date de parution
20000503
Nombre de pages
140,00 €
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Nietzsche composa ses oeuvres et particulièrement le Gai savoir. Qui plus est, des indices très nets permettent d'avancer l'hypothèse que chacun des cinq livres de ce dernier ouvrage furent eux-mêmes composés avec soin et arrangés. Cet essai en est la démonstration pour le Livre II, dont le thème spécifique est le rapport connaissance, art et vérité, qu'il revisite du même coup. Au-delà de cette démonstration, l'enjeu de cette lecture est de ne pas manquer ce par quoi le travail de Nietzsche et les thèmes les plus essentiels de sa philosophie sont reliés à tout un ensemble de déterminations que nous dirions aujourd'hui psychologiques, sociologiques, stylistiques, politiques, esthétiques et éthiques. Nietzsche dessina ainsi (ou redessina, car il eut sur ce point des précurseurs, Montaigne en particulier) une modalité du travail philosophique que nous croyons pouvoir être reprise et qui en fait bien autre chose que le métaphysicien de la Volonté de Puissance. Qu'est-ce ainsi qu'une philosophie qui, dans sa pratique même, est effectivement un gai savoir ? C'est à cette question que nous avons voulu répondre.Hubert Vincent, agrégé de philosophie, est professeur des Universités à l'IUFM du Nord-Pas de Calais. Il a publié : Éducation et scepticisme chez Montaigne et Vérité du scepticisme chez Montaigne (L'Harmattan).
Il y a bien une tendance native des enfants à se regrouper loin des adultes, et comme le disait Alain, à "faire peuple", et ce serait leur faire tort que de l'ignorer. Comment les adultes peuvent-ils accueillir, reprendre et instituer cette tendance native ? L'école, et un bon nombre de ses principes constitutifs (l'autorité, la différentiation, le travail scolaire, l'émulation), s'en trouvent ainsi redéfinis. C'est en suivant les thèses du philosophe-pédagogue Alain que cette analyse est menée.
Le projet général de ces Lieux et usages du monde, - dont ce livre constitue les trois premiers échantillons -, est de dessiner une anthropologie sans humanisme respectant la diversité des champs de l'expérience. A chaque fois, et selon les exigences propres de ces champs, on y repose la question de l'émancipation. Ici, l'auteur s'interroge sur le sens et l'importance que l'on doit attacher à l'expérience d'avoir été mal nommé. Que signifie que l'on devienne capable de travailler et contre quelles résistances, autant internes qu'externes, cela est-il possible ? Que signifie enfin être citoyen aujourd'hui, dans un temps où nous sommes si fortement conviés à le devenir ... C'est à travers une écriture qui articule la mise en jeu de soi - selon la figure de l'aveu - et des ressources théoriques, principalement philosophiques, que ces questions sont abordées ici.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...