Quelques secondes et 400 kilos d'explosif suffissent pour détruire un immeuble de 15 étages, long de 186 mètres et haut de 43 mètres, avec ses 362 logements et ses six cages d'escalier... l'image, par sa violence, rejoint celles des journaux télévisés du 20 h 00 : voitures qui brûlent, batailles rangées de bandes rivales, drogues, cambriolages, racket, pitbulls, vitres brisées, boites aux lettres défoncées... et pourtant. Nombreux sont ce jour-là les anciens locataires qui pleurent devant leur immeuble détruit : sous les tonnes de gravats, ce sont leurs souvenirs qui gisent enterrés. Alain Vincenot a rassemblé dans " fleurs de béton " les témoignages de ces anonymes à qui personne ne donne jamais la parole - ceux des habitants du " Renoir ", barre de béton de la cité des 4000 à La Courneuve, détruit le 8 juin 2000. On découvre à leur écoute un vrai village, convivial et chaleureux. A mille lieux du vandalisme et de la délinquance, des centaines de familles ont su mener ici une existence tranquille et heureuse. Non, le béton n'est pas le seul responsable du malheur des cités " chaudes " de banlieue. Le livre d'Alian Vincenot permet de rompre avec cette dangereuse illusion. A l'écoute des " villageois " du Renoir, c'est leur véritable massage qu'il nous invite à entendre, celui de gens modestes et paisibles, étonnamment courageux. Faudrait-il, par notre indifférence, les condamner à ne plus pouvoir se déplacer librement dans leurs citées ?
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Date de parution
02/06/2004
Poids
352g
Largeur
141mm
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EAN
9782878940657
Titre
FLEURS DE BETON (ENQUETE)
Auteur
VINCENOT ALAIN
Editeur
ROMILLAT
Largeur
141
Poids
352
Date de parution
20040602
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Le 6 juin 1944, les Alliés débarquaient sur les côtes normandes et libéraient la France, prélude à la fin de la Seconde Guerre mondiale et à la capitulation de l'Allemagne un an plus tard. Aujourd'hui, La France résistante donne la parole à soixante hommes et femmes, soixante " héros ordinaires " épris de liberté et de justice, qui, restés dans l'ombre pour la plupart, témoignent pour la première fois et décrivent leur résistance au quotidien, leur détermination et leurs angoisses, loin des états-majors mais si près de l'arrestation, de la torture, de la déportation ou du peloton d'exécution. Ils étaient ouvriers, paysans, intellectuels, fonctionnaires, aristocrates, syndicalistes, militants politiques, croyants, athées... Ils étaient français, étrangers, apatrides, habitaient en ville ou à la campagne. Dans la fraternité des risques partagés, ils ont écrit, imprimé et diffusé des journaux, distribué des tracts, fabriqué des faux papiers, collecté des renseignements pour les forces alliées. Ils ont fait sauter des ponts, sauvé des enfants juifs et leurs familles, exécuté des SS, des gestapistes ou des collaborateurs, multiplié les embuscades contre les troupes allemandes, harcelé les renforts ennemis envoyés en Normandie lors du Débarquement... Du libraire du Ve arrondissement de Paris à l'institutrice d'un petit village du Gers, du prêtre du Tarn à l'ardoisier communiste angevin, de l'aristocrate breton au lycéen niçois, tous se sont engagés dans la Résistance parce qu'ils refusaient la barbarie nazie et le déshonneur imposé par le gouvernement de Vichy. Entrecoupés de tracts, de poèmes et de lettres de condamnés à mort, ces soixante témoignages retracent la formidable épopée de la Résistance et rendent hommage à tous les anonymes, héros de l'ombre, qui ont permis aux armées alliées de libérer la France, digne et lavée de ses souillures.
Les séries policières de la télévision les affublent d'une image humiliante. L'air niais et l'œil bêta, les gardiens de la paix semblent à peine capables de répondre au téléphone, d'ouvrir la porte, de passer le balai et de préparer le café des inspecteurs et des commissaires. A ces "policiers en tenue" les scénaristes réservent les ingrates tâches subalternes tandis qu'aux "policiers en civil" revient la prestigieuse mission d'arrêter délinquants, truands, assassins et terroristes. Pourtant ce sont ces flics de base qui, le plus souvent, prennent les mauvais coups. Régulièrement, la presse annonce qu'un voyou vient de tuer l'un d'entre eux ou l'a grièvement blessé. Ombres bleu-marine plaquées sur les rues ils servent de baromètre de la violence. Qui sont ces policiers du quotidien qui aujourd'hui disent en " avoir marre d'être tirés comme des lapins " ? Alain Vincenot est allé à leur rencontre. Méconnus, mal considérés, mal payés, submergés de travail, ils sont 77 860 gardiens de la paix, 15 439 brigadiers et 2 507 brigadiers-majors au contact direct de la société. Accidents, meurtres, viols, enfants battus, collégiens tabassés, épouses couvertes de bleus, petites vieilles agressées, guerres des bandes... Partout ils interviennent les premiers. Leur expérience professionnelle constitue un précipité de la noirceur humaine, condensé de détresse et d'injustice. Dans Paroles de Pics, ces anonymes soutiers de la République racontent la flambée de l'insécurité, les moyens qui manquent, la hiérarchie qui les néglige, leur vie de famille qui s'effiloche...
Quelques pas qui frappent le sol en rythme et se répercutent dans l'espace. De la tenue, de la grâce, un port altier et des regards complices... C'est ainsi que l'on danse dans la France d'aujourd'hui avec une passion qui ne se dément pas. Du menuet baroque de la cour de Louis XIV au hip-hop des cités en passant par le tango argentin, les danses yiddish, tziganes, asiatiques, africaines... A chacun sa chapelle. Car danser, ce n'est pas seulement se projeter dans l'espace. C'est aussi revenir en arrière. Rejoindre, en deux, trois sauts, le pays d'où l'on vient. Faire résonner de nouveau la place du village où l'on dansait jadis au coucher du soleil. La danse a donc traversé la ronde des siècles. En brisant les barrières entre les individus et les générations. Et les cours de danse, véritables sociétés secrètes, n'ont jamais été aussi florissants. Que dissimule ce phénomène de société ? . . Alain Vincenot a déjà publié France résistance : histoires de héros ordinaires, en 2004 et Je veux revoir Maman, en 2005, aux Éditions des Syrtes, ainsi que Fleurs de béton (Éd. Romillat) et Paroles de flics (Éd. Romillat).
Résumé : Signés le 18 mars 1962, les accords d'Evian, censés mettre fin à la guerre d'Algérie, prévoient un cessez-le-feu le lendemain à midi, les deux parties s'engageant à " interdire tout recours aux actes de violence, collective ou individuelle ". Il n'en sera rien. Aussitôt, massacres et enlèvements se multiplient pour pousser les pieds-noirs au départ. En quelques semaines, plus d'un million d'entre eux n'ont d'autre choix que " la valise ou le cercueil ". Les " oubliés du 19 mars " se comptent par dizaines de milliers. De nombreux civils disparaissent sans laisser de trace. Plus de 80 000 harkis, abandonnés par la France, sont exterminés. Entre les accords d'Evian et le 5 juillet 1964 ? date du retour en métropole des derniers contingents ? près de six cents soldats sont tués ou enlevés en Algérie. Retraçant les étapes du " grand gâchis " que fut la guerre d'Algérie, cet essai donne aussi la parole aux proches des oubliés. Ils évoquent les souvenirs douloureux de leurs frères, pères, maris... Autant de récits qui témoignent, aujourd'hui encore, d'une réticence manifeste des gouvernants à faire la lumière sur ces disparitions.
Ce retour aux textes in extenso montre comment, sous l'effet d'une grave crise nationale, le discours ambiant sur «l'influence» des juifs, des francsmaçons, ou des deux conjugués, la menace de «l'invasion étrangère», la nécessaire préservation de la race, la remise en ordre si attendue de la société, peut se transformer en une législation monstrueuse au service d'un appareil de répression. - 256 pages