Sept. Il existe toute une mystique autour de ce chiffre. Les sept archanges de l'apocalypse, les sept couleurs de l'arc-en-ciel, les sept péchés capitaux, les sept merveilles du monde, les sept notes de musique, et bien sûr les sept mercenaires. Pour tout vous avouer, je m'en fous, j'ai jamais cru à ces conneries de chiffres sacrés. Mais c'est vrai que si on cherche on trouve, c'est ça qui est beau dans le grand bordel magique de la vie. Parce qu'en y réfléchissant bien, les sept gaillards à qui je rends hommage dans ce livre, sont un beau mélange de tout ça à la fois : les sept archanges de l'apocalypse, les sept couleurs de l'arc-en-ciel, les sept péchés capitaux, les sept merveilles du monde, les sept notes de musique, et bien sûr les sept mercenaires. Mais ce sont surtout sept chiens magiques, sept étoiles noires et tordues du drapeau américain, sept moudjahidines de la bibine, sept poilus sacrés, sept sauvages du mot de l'art et de l'amour, bref sept grands poètes. Sept bonhommes que j'aime, même s'ils m'ont bercé trop près du mur. Voilà donc sept hommages pour sept artistes. Dans l'ordre d'apparition : J. D. Sallinger, Richard Brautigan, Charles Bukowski, Henri Miller, John Fante, Jim Harrison et Raymond Carver. Comme dit Al Pacino dans Donnie Brasco : "Je te raconte pas ! " En plus on m'informe que Daniel Damart, le joyeux éditeur aurait éternellement sept ans et que Régis Gonzalez le grand qui crayonne avec mes mots aurait sept doigts. Moi-même il me reste sept dents. La vie est dingue. C'est merveilleux non ...
Nombre de pages
86
Date de parution
12/10/2020
Poids
350g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9791091365949
Titre
Les sept mercenaires
Auteur
Vinau Thomas ; Gonzalez Régis
Editeur
LE REALGAR
Largeur
150
Poids
350
Date de parution
20201012
Nombre de pages
86,00 €
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Quelle est la différence entre un bon vivant et un bon survivant ? Peut-on s'hydrater avec de l'eau-de-vie ? Quelle est la valeur nutritionnelle d'un rêve ? Peut-on se sauver en se sauvant ? Les lapins sentent-ils venir la mort ? Autant de questions que Victor, père de famille et gentil looser, ne s'est jamais posées... jusqu'au jour où il se retrouve enfermé dans sa cave avec un chien et un lapin pendant que le monde s'écroule. Survivaliste pathétique, cet anti-héros ironique et incisif dit, sur un mode burlesque, quelque chose de nos aspirations et de nos échecs.
Je voudrais dire merci à ma mauvaise "mémoire, à ma neurasthénie, à ma cafetière, à ma fenêtre et à mon lit sans qui tout ceci n'aurait pas été possible. Merci à mon enfance, à la mort coquine et aux matins ventrus. Aux grands-mères et aux animaux de compagnie, aux clopes et aux vins, à Shakespeare, à l'automne et aux trains."
Chronique des manches retroussées du ciel et des matins qui passent. Textes de rien, de faim et de soif. Il y a chaque jour des gris à habiter et des couleurs à faire pousser. Il faut chaque jour plonger ses mains dans le cambouis, se coltiner au peu, au rien, aux petites beautées ratées. Ce sont des choses insignifiantes qui nous sauvent ou qui nous achèvent, qui nous écrasent ou nous tiennent debout. Le bruit qu'on fait quand on trébuche sort de nos bouches, c'est comme ça qu'on apprend à marcher, avec des mots. Avec nos mains. Comme le manoeuvre ou l'ouvrier. Tous les soirs le jour tombe, tous les matins il se relève, enfile son bleu de travail, part au trimard. A chaque jour suffit sa peine mais la peine ne suffit pas au jour. Il faut prendre ce qu'il nous donne. Et, ce qu'il ne nous donne pas, le prendre tout de même.
De l'usure. Des questions. Des matins sans lumière. Des journées qui s'empilent comme des mauvais Lego. Nos yeux se rapprochent du sol. Parfois nos bouches restent closes et le silence court comme une petite lame de rasoir sur la langue que nous inventions. Nous en perdons l'usage, jusqu'au lendemain, quand un nouveau soleil grimpe encore sur les troncs. On se mouche. On s'embrasse. II fait trop froid pour ne pas mettre un pantalon. La course recommence. Le bébé pleure. Il est bientôt sept heures. Tu me souris lorsqu'il te mord la joue. Tu me fais un café. Mes yeux demandent pardon. C'est lundi et on s'aime. Demain c'est septembre. Le temps nous marche dessus. Sous ses semelles une nouvelle semaine."
Un jour, j'apprends que mon corps, partenaire fidèle et athlétique fabrique en sourdine sa propre destruction. J'ai de la chance, me dit-on c'est un organe non vital qui est touché. Mais la perte de confiance dans cette « belle machine » que j'ai habitée jusque-là, m'oblige à remettre en question tous mes fonctionnements. Une fois sortie de l'ahurissement, je décide d'écrire. Ce texte est un parcours de renaissance. Des mots pour chaque jour, l'éphéméride d'un retour à la vie et le retour de la vie. L'intime se tisse avec les gestations et les transformations de la saison. " Née à Saint-Etienne, elle vit et travaille actuellement sur le lac Majeur et aux portes du Pilat, elle voyage entre les mots et la sculpture. Amoureuse de la terre, elle aime le traduire dans ses écrits."L'Almanach d'un printemps tardif" est son premier livre.