Génocide en Vendée 1793-1794. Pourquoi c'est un génocide ? Pourquoi il n'est pas reconnu ? Pourquoi
Villemain Jacques
CERF
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EAN :9782204138727
Retour sur l'affaire, qui depuis deux siècles, divise la France. Mais ni plaidoyer idéologique, ni relation historique, ce livre consiste dans une véritable instruction juridique selon les critères mêmes de la justice internationale. La réparation d'un trou béant dans notre mémoire.Pourquoi c'est un génocide.Pourquoi il n'est pas reconnu.Pourquoi et comment il devrait l'être.Mars 1793 : la Vendée se soulève pour défendre ses " bons prêtres " et se bat pour le retour d'un roi qui protégerait cette religion que le nouveau régime persécute. Au cours de la guerre qui suivra, 21 à 23 % de la population de la région (170 000 personnes environ, surtout femmes, enfants et vieillards) périra.Utilisant la méthode du droit pénal international telle qu'elle s'est développée dans l'analyse des génocides commis en ex-Yougoslavie, au Rwanda, au Cambodge, sans négliger l'expérience du tribunal de Nuremberg, Jacques Villemain démontre que ces massacres entrent parfaitement dans la définition de ce " crime des crimes ".Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi a-t-on tant de mal en France à regarder ces faits en face ? Pourquoi serait-il bon de mettre derrière nous cette tragédie en reconnaissant enfin la nature de ces crimes, et comment le faire dans des conditions qui honorent notre attachement aux droits de l'homme et notre unité nationale ?Une enquête sans précédent.Table des matières : Introduction. 16Première partie : Bien comprendre la question du " génocide vendéen ". 19Chapitre I - " Qu'est-ce qu'un génocide ?. 20La genèse du concept de génocide : de raphaël lemkin à la convention de l'onu de 1948. 20La vocation et les premiers pas de Rapahël Lemkin. 20Évolution de la pensée de R. Lemkin. 21La mise au point du concept de génocide. 22Le relatif échec de la définition de R.Lemkin. 25La résolution 96(1) (1946) de l'Assemblée Générale des Nations Unies ordonnant l'élaboration d'une convention sur le crime de génocide. 26La Convention des Nations Unies sur le génocide (1948). 27La distinction entre " extermination " et " génocide ". 28Les incriminations au titre du crime de génocide. 29Comment le texte de 1948 doit-il etre compris ?. 30Du texte à la réalité. 30Les acquis de la jurisprudence internationale. 30COMMENT JUGE-T-ON LES CRIMES DE GENOCIDE ?. 33Démonstration de l'imputabilité. 34Un standard de preuve exigeant. 37Chapitre II ? Est-il anachronique de qualifier de " génocide " des faits qui sont produits en 1793-94 ?. 38Qu'est-ce que l'anachronisme en histoire ? La question de l'anachronisme des concepts. 38La traite esclavagiste du XVème au XVIIIème siècle : un " crime contre l'humanité " ?. 40" Système de dépopulation ", " populicide " : le concept de " génocide " n'est pas anachronique. 44La communauté internationale affirme que le concept de génocide est pertinent (donc non-anachronique) à toutes les époques. 45Le génocide comme crime " du droit des gens ". 46Le génocide est un crime " que le monde civilisé condamne ". 47Le génocide a été commis " à toutes les périodes de l'histoire ". 48Chapitre III -L'ANALYSE JURIDIQUE EST-ELLE PERTINENTE POUR ECLAIRER LA QUESTION DU " GENOCIDE VENDEEN " ?. 50" UN DEBAT ETRANGER A L'HISTOIRE " ?. 50LES LOIS REVOLUTIONNAIRES (19 MARS, 1ER AOUT ET 1ER OCTOBRE) NE SERAIENT PAS PERTINENTES POUR DECRIRE LA POLITIQUE SUIVIE EN VENDEE. 52Les lois anti-vendéennes n'exprimeraient que le " calcul cynique " d'une " guerre politique " et ne prouveraient aucune intention idéologique génocidaire. 52Les lois révolutionnaires furent véritablement des normes exprimant de véritables intentions politiques. 54Le droit lui-même serait en quelque sorte illégitime pour rendre compte de la nature criminelle des violences révolutionnaires. 57Le droit relatif au génocide serait " hésitant " voire " simpliste ". 58" On ne peut pas juger les morts ". 62Distinction entre la qualification juridique des faits et le jugement des personnes. 64Un négationnisme global ?. 65DE LA RESPONSABILITE DES INTELLECTUELS. 67LES HISTORIENS de la revolution francaise NE SONT PAS LES MIEUX PLACES POUR PARLER DE la question du genocide vendeen. 69Il faut d'abord garder la tête froide. 69Le génocide n'est pas une question d'histoire mais de morale ? son lien avec la question du totalitarisme 70Chapitre IV - Petite historiographie de la question du " génocide vendéen ". 73De 1794 au bicentenaire (1989) : la franchise naive ou le langage de l' " extermination ". 74Le langage des témoins et acteurs de la guerre de Vendée (1793-1800). 74Les autorités : Comité de salut public, Représentants en Mission. 77Le cas particulier de Gracchus Babeuf. 78" Détruire " et " Destruction " comme synonyme d' "extermination" : qu'est-il question de détruire ? 79" Dépeupler ", " Dépopuler " et " Dépopulation ", " populicide "....et " répopulation ". 81Autres termes utilisés par les acteurs et témoins pour désigner l'extermination : " purger ", " saigner ", " anéantir " etc. 82Les mots des historiens " bleus " jusqu'a l'apparition de la problématique du " genocide ". 83De Michelet à Auchswitz. 83Après Auchswitz. 87Les mots des historiens " blancs " jusqu'à l'apparition de la problematique du " genocide vendéen ". 88Avant Auchswitz : le " martyre ". 88Après Auchswitz : une première comparaison avec les crimes nazis. 89Apparition de la problématique du " génocide ". 89LES MOTS DES HISTORIENS APRES L'ARTICULATION DE LA THESE DU " GENOCIDE ". 90" Détruire " et " destruction " : un déplacement sémantique qui n'a rien d'innocent. 90MM. Patrick Gueniffey et Alain Gérard disent la chose sans prononcer le mot. 92Approches étrangères ? " Genocide studies " - droit et sciences sociales. 93Deuxième partie : Pourquoi la qualification de " génocide " à propos de la guerre de Vendée en 1793-1794 est certaine. 96Chapitre V ? L'arrière-plan mental du " génocide vendéen " de 1793-94. 97LES " VENDEENS " ONT-ILS ETE VISES EN TANT QUE " GROUPE RACIAL? ". 97Le cadre culturel ou arrière-plan mental des génocidaires de 1793-94 : la pensée " raciste " ou " racialiste " au XVIIIème siècle. 97Le terme de " race " est abondamment utilisé tant par les naturalistes que par les philosophes du XVIIIème siècle. 99Le discours " raciste " du XVIIIème siècle est aggravé par la prégnance de la philosophie matérialiste, mécaniste et sensualiste dans la pensée des " Lumières ". 103Le cas particulier de Rousseau (et de Robespierre). 106La distinction entre " l'homme " et le " citoyen " et la nullification du premier au profit du second. 107Les Vendéens vus comme une " race " particulière par les autorités révolutionnaires. 111Le "fanatisme " invétéré des Vendéens comme caractéristique raciale. 114Le " sol vendéen " comme source de la " race vendéenne ". 115La " prétendue race " vendéenne : apports récents de la jurisprudence pénale internationale au concept de génocide d'un " groupe racial " à propos d'un génocide commis par les Khmers Rouges (2018). 120Le cas particulier des " enfants de la Vendée " et ce qu'il révèle. 123Pourquoi cette " racialisation " ou ce " racisme anti-vendéen " ?. 124LES " VENDEENS " ONT-ILS ETE VISES EN TANT QUE " GROUPE ETHNIQUE ? ". 126SYNTHESE DE LA PENSEE GENOCIDAIRE EN 1793-1794 : LES VENDEENS SONT UNE POPULATION " PARRICIDE ET COUPABLE " (BARERE) ET DONC A DETRUIRE EN TOTALITE ; 128Chapitre VI ? La guerre de Vendée est une " guerre religieuse " avant d'être une " guerre politique ". 131" RELIGION " AU SENS POLITIQUE : " RELIGIONS SECULIERES " OU " THEOLOGIES POLITIQUES " ; 132RELIGION AU SENS JURIDIQUE : QU'EST-CE QU'UN " GROUPE RELIGIEUX " ?. 136LA REPUBLIQUE COMME " RELIGION SECULIERE "OU " THEOLOGIE POLITIQUE ". 137La place sociale de la religion dans le débat d'idées avant 1789. 138La " religion civile " de Rousseau. 138LA QUERELLE THEOLOGICO-POLITIQUE DE 1793-1794. 141La genèse de la querelle (1790-1792). 141LES DEBUTS DE LA GUERRE DE VENDEE SOULIGNENT SA NATURE ESSENTIELLEMENT RELIGIEUSE. 145LA GUERRE DE VENDEE SE DEROULE SUR FOND DE RECHERCHE D'UN FONDEMENT RELIGIEUX POUR LE NOUVEAU REGIME. 146La guerre de Vendée rend nécessaire un culte de substitution. 146Le culte de l'Etre suprême. 147Un culte utilitariste et peu convaincant. 150Echec de Robespierre, nouvelle tentative sous le Directoire. 150L'impossibilité du " culte civique " et ses conséquences. 151LA CONCLUSION DU DRAME VENDEEN CONFIRME SA NATURE ESSENTIELLEMENT RELIGIEUSE. 152POURQUOI LE CARACTERE PRIMORDIALEMENT RELIGIEUX DU SOULEVEMENT VENDEEN A-T-IL ETE ET RESTE-T-IL EN PARTIE SOUS-ESTIME ?. 154Aveuglements idéologiques. 154La Vendée, de plus en plus inexplicable. 155La Vendée, explicable par le " catholicisme vendéen ". 161Chapitre VII ? L'Entreprise Criminelle Commune " du génocide vendéen (1) L'élément intentionnel 164Deux Vendées, une Entreprise Criminelle Commune. 164Les deux Vendées de 1793-94. 164L'Entreprise Criminelle Commune. 164L'objet du " projet criminel " (ECC) DE 1793-1794. 165Apport de la " jurisprudence cambodgienne ". 165Enoncé du " projet criminel ". 166LA DUREE DU PROJET CRIMINEL : QUELLE PERIODE DE LA GUERRE DE VENDEE DOIT-ON CONSIDERER COMME AYANT ETE CELLE DU GENOCIDE ?. 168Le génocide " certain " encadré par " deux zones grises ". 168Première " zone grise " : du 1er août 1793 au 18 janvier 1794. 168Le génocide certain " au-delà de tout doute raisonnable " : 19 janvier- 18 mai 1794. 173Deuxième zone grise : du 19 mai au 2 décembre 1794. 175L'ABOUTISSEMENT DU PROJET CRIMINEL : LA " DESTRUCTION TOTALE OU PARTIELLE " DU " GROUPE VENDEEN " 177Destruction " substantielle " sur le plan quantitatif. 177Destruction " substantielle " sur le plan qualitatif. 178Destruction des Vendéens " comme tels ". 179Chapitre VIII ? L'Entreprise Criminelle Commune " du génocide vendéen (2) L'élément matériel 181quel est le périmetre du collectif criminel a l'origine du genocide en vendee ?. 181Les aspects institutionnels de l'ECC génocidaire de 1793-94. 181Au sommet de la chaîne de commandement : le Comité de salut public. 181Au milieu de la chaîne de commandement : les Représentants en Mission. 182Au bout de la chaîne de commandement : les militaires. 184Le cas particulier des membres de la Convention. 187Autres cercles criminels ?. 188L'ADHESION DES MEMBRES DU COLLECTIF CRIMINEL AU PROJET CRIMINEL. 189Chapitre IX ? L'exécution du génocide. 191LE OU LES GROUPES VISES. 192Il n'existe pas, dans la France de 1793-1794 de possibilité de neutralité entre Révolution et Contre-Révolution. 192Application de ce manichéisme à la Vendée. 194TURREAU ELABORE SON PLAN (decembre 1793/janvier 1794). 196Le plan original de Turreau. 196Un arrêté essentiel mais bien mal compris. 202C'est bien toute la population vendéenne qui est visée. 207" LE FER " ; " LE FEU/LA FAMINE ", " LA DEPORTATION " ? ANALYSE JURIDIQUE DU MODUS OPERANDI GENOCIDAIRE. 210" Le fer ". 211La déportation. 213Analyse juridique et conclusions. 214QUAND LES GENOCIDAIRES DISENT AVOIR REUSSI LEUR GENOCIDE .....ET AVOUENT AINSI LEUR CRIME. 217Quand on croit le génocide complet possible.... 217Quand on croit le génocide presque totalement réalisé..... 219LA SORTIE DE LA POLITIQUE GENOCIDAIRE. 222Juin 1794 : l'" amnistie " et la politique d'extermination. 224Juillet-août 1794 ou le temps des hésitations : extermination limitée mais déportation générale ?. 227Une redéfinition de la politique en Vendée s'impose. 231Le ressort de la Terreur, et donc du génocide, est cassé. 232Les " patriotes vendéens " reprennent la main par la voix de leurs députés. 233Vers une politique de compromis : l'amnistie inconditionnelle du 2 décembre 1794. 236Troisième partie : Pourquoi le génocide vendéen ne fait pas l'objet d'une reconnaissance officielle. 239Chapitre X " Ce serait insulter la République que de reconnaître le génocide vendéen ". 240Quelques notions sur l'historiographie française de la Révolution et sur l'enjeu politique qu'elle représente. 2401891 : L'" affaire Thermidor ". 241La théorie du " bloc " révolutionnaire. 242" CA LA REPUBLIQUE ?(...) MAIS C'EST LE CONTRAIRE ! ". 243La République de 1792-94 : une " démocratie totalitaire " (B. de Jouvenel; J. Talmon). 2432018 : Notre République et la leur.... 247Qu'est ce qui s'est terminé en 1794 ?. 249A LA FIN, QUI INSULTE LA REPUBLIQUE ?. 250Chapitre XI - LES VENDEENS ETAIENT DES " REBELLES ", DES " BRIGANDS ", DES " HORS-LA-LOI ". 252LES VENDEENS COMME " REBELLES ". 252Légitimité historique, légitimité juridique. 252De la légitimité du régime de 1792-94 du point de vue historique/juridique. 255La légitimité du gouvernement de 1792-1794 au regard de ses propres critères axiologiques. 256Les élections dont sortit la Convention : un anti-modèle de démocratie. 257La Convention " illégitime à la puissance deux " (G. Ferrero). 263Un régime vraiment légitime ne s'effondre pas comme un château de cartes. 267LES VENDEENS COMME " BRIGANDS ". 268Qu'est-ce qu'un " brigand " dans la tradition juridique ?. 268Application de la notion de " brigand " au droit du XVIIIème siècle. Conséquences pour la Vendée. 272Un détournement de la notion de " brigand " par le gouvernement révolutionnaire français ?. 274A la fin, qui sont les véritables " brigands " ?. 278LES VENDEENS COMME " HORS-LA-LOI ". 279Qu'est-ce qu'un " hors-la-loi " ?. 279La loi du 19 mars 1793. 280Avril 1793 : la Vendée tout entière devient hors-la-loi 284Les " hors-la-loi " de 1793-1797. 285Les lois des 19 et 27 mars 1793, lois de droit substantiel et non lois de procédure. 285La notion de hors-la-loi : un permis de tuer, y compris en masse. 288Avant le 9 thermidor. 288Après le 9 thermidor. 290Répression " hors de la loi ", question intentionnelle et totalitarisme en 1793-94. 295" REBELLES ", " BRIGANDS " " HORS-LA-LOI " : QUE NOUS APPREND L'USAGE DE CES TROIS MOTS ?. 299Chapitre XII " Les Vendéens aussi ont commis des violences et des crimes ". 301EXPOSE DE L'ARGUMENT. 301Analyse de l'argument : son intérêt, ses limites. 302QUELLES VIOLENCES PEUVENT-ELLES ETRE IMPUTEES AUX VENDEENS ?. 304MASSACRES DE POPULATIONS CIVILES PAR LES VENDEENS : L'AFFAIRE DE MACHECOUL. 305Un fait mal connu et délibérément déformé. 305Le détail des faits raconte une tout autre histoire. 306La " légende noire " et ce que révèle le traitement de l'affaire de Machecoul. 307Attitude générale des Vendéens envers les populations " patriotes ". 311QUID DES ATROCITES IMPUTEES AUX VENDEENS LORS DE LEURS OPERATIONS CONTRE LES ARMEES REPUBLICAINES ? DISCUSSION SUR LE PRINCIPE. 313Les deux types d'allégations produites contre les Vendéens. 313Le droit des représailles au XVIIIème siècle : une application du strict principe de réciprocité. 314Le principe de réciprocité et sa mitigation à l'époque des guerres de Vendée. 317L'humanisation des pratiques militaires durant le XVIIIème siècle et la régression civilisationnelle de la période 1792-1815. 317Rappel sur l'état du droit de la guerre à la fin du XVIIIème siècle s'agissant des blessés et des prisonniers. 321La législation de la Convention fonde, en principe, d'un droit exclusif de représailles illimitées au profit des Vendéens. 323QUID DES ATROCITES IMPUTEES AUX VENDEENS LORS DE LEURS OPERATIONS CONTRE LES ARMEES REPUBLICAINES ? EXAMEN " EN PRATIQUE ". 324Le traitement des prisonniers vendéens par les " Bleus ". 324Le traitement des blessés dans les hôpitaux. 329RECOURS TARDIF ET LIMITE DES VENDEENS AU DROIT DES REPRESAILLES. 331Le comportement majoritaire : refus du recours au représailles. 331Retour sur la " grâce de Bonchamps ". 333Le comportement minoritaire : Marigny, Stofflet et Charette. 336Le concept " républicain " des " représailles " : un détournement de vocabulaire. 338Autres occurrences de massacres de prisonniers par les Vendéens. 343Le recours tardif et limité par les Vendéens au droit des représailles. 344CE QU'A LA FIN IL FAUT VRAIMENT REPROCHER AUX CHEFS VENDEENS EN MATIERE DE RECOURS A LA VIOLENCE 348Ethique de conviction, éthique de responsabilité. 349Chapitre XIII - La tradition robespierriste, politique et universitaire, en France. 353Qu'est-ce que le robespierrisme ?. 353Y a-t-il un " robespierrisme de Robespierre " ?. 354Le manichéisme robespierriste, attitude sectaire et proto-totalitaire. 362Le robespierrisme aujourd'hui : un " fantasme " ou une " tarte à la crème ". 363Centralité historique du robespierrisme politique. 365La réalité ultime du robespierrisme : le populisme. 366LES TROIS PHASES DU ROBESPIERRISME UNIVERSITAIRE. 367Le robespierrisme jacobin. 367Le robespierrisme jacobino-marxiste. 368Pourquoi sont-ils robespierristes ?. 368La faillite intellectuelle du robespierrisme jacobino-marxiste et la naissance du néo-robespierrisme. 373Le néo-robespierrisme. 374" Robespierre n'y est pour rien " (1) ou le portrait de l'Incorruptible en médiocre. 376La Terreur n'a jamais existé (c'est une invention des thermidoriens). 378La Terreur et le Génocide. 389LA FORCE INSTITUTIONNELLE DU NEO-ROBESPIERRISME. 392Chapitre XIV ? Petit manuel de négationnisme du génocide vendéen par l'exemple. 396PREMIERE METHODE : TORDRE LE SENS DES MOTS. 396Quand " exterminer " ne veut pas dire " exterminer ". 396Tordre le sens du mot " génocide ". 399Tordre le sens du mot " race ". 402DEUXIEME METHODE : DU BON USAGE DES STATISTIQUES. 404Statistiques manifestement fausses. 404Statistiques ne reposant sur aucune source. 404TROISIEME METHODE : DU BON USAGE DES COMPARAISONS et du relativisme. 407La comparaison avec la dévastation du Palatinat. 407La comparaison avec la répression en Irlande en 1798. 408La comparaison avec la guerre des Cévennes. 408La comparaison comme méthode de relativisation. 414QUATRIEME METHODE : DU RECOURS A L'HISTOIRE CONCEPTUELLE. 415CINQUIEME METHODE : DU BON USAGE DE L'UNICITE de la SHOAH.. 419SIXIEME METHODE : FAITS PRESENTES INCOMPLETEMENT, " CONTEXTUALISES " (OU CARREMENT FAUX) 423Présentation fausse à force d'être incomplète. 423Du bon usage de la " contextualisation ". 424Combinaison des deux méthodes. 427Allégation de faits matériellement inexacts ou présentés de manière tellement partielle qu'elle en devient fausse. 428SEPTIEME METHODE : EVITER LE DEBAT. 436Robespierrisme, négationnisme du génocide vendéen et " bullshit ". 437Chapitre XV ? Y a-t-il de bonnes raisons de nier la qualification de " génocide " s'agissant de la politique menée en Vendée en 1793-1794 ?. 443A l'origine : le " négationnisme de convenance " louis-philippard. 443Les réticences actuelles à l'égard de la thèse du génocide vendéen. 444L'argument du " réalisme " ou du " pragmatisme ". 444La " prudence politique " de M. Brégeon. 445La réticence méthodologique de M. Alain Gérard. 447Le " défaut d'intérêt" de M. Pierre Marambaud. 448des " RAISONS ACCEPTABLES " ne sont pas pour autant de " BONNES RAISONS ". 450" Il ne suffit pas de dire ce qu'on voit, il faut d'abord voir ce qu'on voit " Péguy. 451Stérilité du " pragmatisme " et du " réalisme ". 451Stérilité de la " prudence politique ". 452Stérilité de la " prudence méthodologique ". 452La vérité est un bloc. 454SORTIR DES FAUX-SEMBLANTS ET ALLER AU FOND DE LA QUESTION.. 455Quatrième partie : Pourquoi et comment le génocide vendéen devrait être reconnu. 457Chapitre XVI ? Tirer les leçons du Bicentenaire. 4581989 : UN NOUVEAU CONTEXTE. 458" LA REVOLUTION MALADE DE LA VENDEE ". 462Une certaine schizophrénie de la gauche comme de la droite en France. 464LE " BLOC " INAVOUABLE ET INAVOUE. 469Chapitre XVII ? Prendre au sérieux les droits de l'homme et d'abord la liberté de conscience. 472La Révolution, mère des droits de l'homme ?. 472La " Religion française ". 472De Clovis à Clemenceau. 472Le " legs néfaste ". 473La guerre de Vendée, l'Eglise et la République. 474La laïcité petite-fille de la Révolution ?. 474La " laïcité de combat " ou antireligieuse. 476La " catho-laïcité ". 477La " laïcité ", religion du " bocage français " ?. 478La guerre de Vendée, l'Islam et la France. 480" Vendée, Islam, même combat " ? (ou même problème ?). 480Laïcité et " vivre-ensemble ". 482A la fin tout se paie, sans aucun bénéfice. 483Renoncer au fantasme de la souveraineté absolue. 485La liberté de conscience est la base de toutes les autres. 488Chapitre XVIII ?Réconcilier les mémoires. 490Un " roman national " avec des cadavres dans le placard. 490La mémoire catholique et la France. 492On est parti du mauvais pied en 1790. 492L'incompréhension fondamentale : Mgr Lustiger et François Furet. 493Le louvoiement mitterrandien : une occasion manquée de réconcilier les mémoires. 495" De l'anathème à l'abstention ". 495Un " exil intérieur " du catholicisme français ?. 497La mémoire vendeenne et la France : une question en suspens. 498Chapitre XIX? Comment reconnaître le génocide commis en Vendée en 1793-1794 ?. 500L'EXPERIENCE DE LA RECONCILIATION DES MEMOIRES DANS L'EXPERIENCE RECENTE DES SOCIETES DECHIREES PAR LA VIOLENCE. 500Une difficulté parfois insurmontable. 500La " justice transitionnelle ". 501QUID DES DEMARCHES DE " PARDON " ET DE " REPENTANCE " ?. 503En quoi consiste le traumatisme cause par la guerre de vendee ?. 503Répudier le terrorisme politique dont le drame vendéen n'est que l'exemple le plus extrême. 504Comment la France a, en pratique, dépassé le robespierrisme. 504Il serait temps de sortir d'une certaine " mythologie républicaine " délétère. 508QUE FAIRE ?. 509Le problème de principe : vérité historique et vérité juridique ? la mauvaise manière de poser le problème 509Bien poser le problème du jugement en matière d'histoire. 511C'est avant tout le crime qu'il faut condamner, et on peut le distinguer de ses auteurs. 512LES TENTATIVES ANTERIEURES ET LEURS INSUFFISANCES. 512Tentative d'abrogation des décrets du 1er août et 1er octobre 1793. 513Tentative de reconnaissance légale du génocide vendéen. 514LE BON VECTEUR DE LA RECONNAISSANCE DU GENOCIDE VENDEEN : UNE " RESOLUTION " (constitution, art. 34-1). 517La réforme constitutionnelle de 2008 et la reconnaissance du génocide vendéen. 517Ce que pourrait être une " résolution relative à la reconnaissance des crimes commis en Vendée en 1793-94 ". 518Conclusion : encore un effort !. 520
Résumé : Si les faits qui se sont produits en Vendée en 1793-1794 avaient lieu aujourd'hui, comment seraient-ils qualifiés au regard du droit pénal international : crimes de guerre ? crimes contre l'humanité ? crime de génocide ? et qui sont ceux dont la responsabilité pénale devrait être mise en cause ? Telles sont les questions auxquelles ce livre essaie de répondre. Une polémique est née aux alentours de la célébration du bicentenaire de la Révolution française à propos d'un "génocide franco-français" qui aurait été commis en Vendée. Ce n'est cependant que dans le courant de la décennie suivante que les crises de l'ex-Yougoslavie et du Rwanda et les violences qu'elles ont engendrées ont donné lieu à l'institution de tribunaux pénaux internationaux spécialisés en 1993 et 1994, puis d'une Cour pénale internationale en 1998 qui ont précisé les concepts de crime contre l'humanité et de crime de génocide et actualisé la jurisprudence sur les crimes de guerre. "Génocide" est le nom d'un crime. C'est donc par une analyse juridique au regard des normes du Droit précisées par les tragiques expériences du XXe siècle que doivent être complétées, voire révisées, les analyses historiennes sur cette controverse.
Pourquoi les " colonnes infernales " ? Pourquoi les guerres de Vendée ? Qui donnait les ordres ? Les crimes et les massacres ne sont pas le projet fou d'un général sadique, répond Jacques Villemain, mais bien l'aboutissement d'un projet politique. Il fallait rayer de la carte une région entière.L'histoire militaire de l'expédition des " colonnes infernales " a été faite à de nombreuses reprises, égrenant la liste des massacres et des atrocités commises par les troupes de Turreau : environ 40 000 morts, essentiellement des femmes, des enfants et des vieillards, y compris républicains, de la fin janvier à la mi-mai 1794.Jacques Villemain reprend l'enquête pour faire l'histoire politique des colonnes infernales. Leur expédition ne fut pas le projet fou d'un général sadique et barbare qui aurait agi " dans le dos " du Comité de salut public parisien et de ses figures marquantes s'agissant de la politique menée en Vendée, Robespierre, Carnot et Barère. Elle fut au contraire l'aboutissement d'un projet politique d'éradication de cette région dont la population refusait obstinément la levée en masse, la constitution civile du clergé et le renoncement à son mode de vie traditionnel. Ce soulèvement populaire dénonce à lui seul l'imposture d'un gouvernement parisien qui ne règne que par la Terreur, au nom de promesses de liberté et d'égalité que son action quotidienne dément.Jacques Villemain montre la longue maturation puis la mise en ?uvre méthodique, à tous les échelons du gouvernement révolutionnaire, de ce projet politique. De la Convention et du Comité de salut public à Paris jusqu'aux militaires sur le terrain en passant par l'échelon politico-militaire que sont les " représentants en mission ", c'est tout le personnel politique et militaire révolutionnaire qui a voulu cette expédition restée tristement célèbre.
Résumé : Mars est une planète qui n?a cessé de fasciner les hommes. Proche de la Terre, elle suscite un double espoir : celui d?abriter de nouvelles formes de vie et celui de représenter un territoire à conquérir. En 2010, Barack Obama a fait de l?envoi d?hommes sur Mars son objectif pour 2035, mettant en avant la " nécessité " que représente un tel projet pour l?humanité. Mais l?avenir de l?homme se jouera-t-il vraiment dans l?espace ou tout ceci n?est-il qu?une grande illusion ? Les possibilités offertes par cette planète suscitent de multiples interrogations à la croisée des chemins entre science, technique et géopolitique. Des questions auxquelles répond Jacques Villain, un des meilleurs spécialistes français de l?espace.
La Traduction Oecuménique de la Bible (TOB), publiée en 1975, a marqué un tournant dans la longue histoire de la traduction de la Bible. Pour la première fois au monde, des biblistes catholiques, protestants et orthodoxes travaillaient ensemble pour produire une traduction moderne dont la fiabilité et le sérieux sont aujourd'hui reconnus par tous. La Bible TOB a bénéficié depuis d'importantes révisions, en 1988 et 2004, proposant un texte plus précis et harmonieux et prenant en compte les avancées de la recherche biblique. Cette édition 2010 comprend de nouvelles actualisations des notes et introductions, avec quelques corrections de la traduction. Elle porte la même exigence de clarté de la langue et de fidélité au texte source. La TOB 2010 constitue aussi un événement éditorial et oecuménique sans précédent: pour la première fois dans l'histoire de la Bible en langue française, elle intègre un ensemble supplémentaire de six livres deutérocanoniques en usage dans la liturgie des Eglises orthodoxes 3 et 4 Esdras, 3 et 4 Maccabées, le Psaume 151, la Prière de Manassé. Avec des introductions générales, une introduction à chaque livre, des notes essentielles sur les particularités du texte, un tableau chronologique, un tableau synoptique, un glossaire et huit cartes couleur, la TOB 2010 est tout indiquée pour se plonger dans les récits plusieurs fois millénaires de la Bible, tels qu'ils ont été reçus dans les diverses traditions juives et chrétiennes.
Résumé : " Un ouvrage des éditions du Cerf, maison des cultes, des cultures et des civilisations. Le Cerf est le premier éditeur religieux de France et de l'espace francophone. "
Résumé : Pour commémorer ses douze années passées sur le siège de Pierre, voici un livre photos retraçant les grands moments du pontificat de François : le pape apparaissant au balcon de Saint-Pierre de Rome, à Lampedusa avec les migrants, les cérémonies de Pâques pendant la période du confinement, l'ouverture des portes saintes du jubilé. Autant d'événements, heureux ou graves, dont il faut se souvenir. Ouvrir ce livre consacré au pape François, c'est se rappeler son immense action pastorale : l'intérêt consacré aux Eglises d'Amérique du Sud, d'Afrique ou d'Asie, le souci des pauvres retrouvé, l'attention portée aux périphéries... Autant de choses qui révèlent la préoccupation du pasteur, que chacun trouve sa place dans l'Eglise. François, c'est aussi un héritage théologique majeur : la prise de conscience, au sein de l'Eglise, de la crise écologique et l'initiation d'une réflexion théologique ; l'accueil fait aux divorcés-remariés. Tout cela, c'était François. Pour ne pas oublier.
Si voulez comprendre la Russie moderne, vous devez inévitablement revenir à "l'Histoire longue" - selon la célèbre formule de Fernand Braudel - à l'époque de deux tsars : Ivan le Terrible le Terrible (1530 -1584) et surtout Pierre le Grand (1672 -1725). Dans le livre précédent (Trump, Poutine et Ivan le Terrible, dialogues avec l'histoire), l'auteur a évoqué le premier ; maintenant vient le tour du second en utilisant un guide insolite. Un médecin d'origine française Armand de Lestocq joua un rôle exceptionnel à Saint-Pétersbourg au temps de Pierre Ier : un grand aventurier devant l'éternel. Il a servi deux empereurs et trois impératrices russes et fut l'instigateur de deux coups d'état changeant le destin de ce pays. C'est lui qui assura la prodigieuse ascension de Catherine II. Devenu le favori, puis l'amant, de deux impératrices, élevé comte du Saint-Empire romain, il a connu tous les honneurs et de grandes passions, mais aussi une déchéance, des tortures féroces, la condamnation à la mort et à l'exil avant de retrouver la gloire et la richesse. S'appuyant sur des archives et des témoignages inédits, Vladimir Fedorovski présente ici le roman vrai de "ce d'Artagnan de Saint-Pétersbourg" qui fut un véritable créateur du XVIIIe siècle russe. Une réalité riche en rebondissements, des révélations historiques dépassant la fiction des romans de cape et d'épée.
Naissance de la liberté : une autre histoire du XVIIIe siècle. 13 février 1689. Réunis au palais de Whitehall, les membres du Parlement d'Angleterre procèdent à l'intronisation de Guillaume d'Orange et de son épouse Marie. Une révolution est à l'oeuvre : lue devant le couple princier, la Déclaration des droits réaffirme solennellement les privilèges parlementaires menacés par les empiètements de la prérogative royale. Appelé à séduire l'Europe des Lumières, le modèle politique anglais a vu le jour. 4 juillet 1776. Par la voie de leurs représentants au Congrès de Philadelphie, les colons britanniques rompent les amarres avec la mère patrie. L'acte de naissance des Etats-Unis d'Amérique, la Déclaration d'indépendance, fait voler en éclats le modèle politique conçu sur les rives de la Tamise et pose les fondements de la république. Tournée contre l'absolutisme, cette nouvelle manière d'appréhender la chose publique a tôt fait de trouver des adeptes sur le Vieux Continent. " Nulle autorité politique qui, créée hier ou il y a mille ans, ne puisse être abrogée dans dix ans ou demain ", observe Denis Diderot. Un ordre immémorial vacille. Il ne tardera pas à trouver son nom de baptême : l'Ancien Régime. Edmond Dziembowski en explore les soubresauts avec talent et livre une synthèse magistrale racontant cet autre Grand Siècle, celui des révolutions, qui prit source en Angleterre et s'acheva en France, en passant notamment par les Etats-Unis.
Kant Emmanuel ; Grandjean Antoine ; Tremesaygues A
Tournant révolutionnaire de la philosophie, la Critique de la raison pure remet en cause la prétention de la raison humaine au savoir absolu. Pourtant, si Kant y établit que les réalités sensibles saturent pour nous l'horizon du connaissable, il jette également les bases d'une voie nouvelle pour l'usage de la raison. Lire la première Critique, ce n'est pas seulement s'approprier un geste philosophique révolutionnaire. C'est se frotter à une oeuvre qui réserve d'inépuisables surprises, parce qu'il n'est rien dont elle n'ait rien à dire. C'est faire l'expérience d'une éthique du discours philosophique, d'une écriture qui allie réflexivité et conséquence, et dispose son lecteur à pouvoir penser contre elle, mais aussi grâce à elle.
Deux personnages déambulent en philosophant. On ne sait qui ils sont. On ne sait d'où ils viennent. On ne sait où ils vont. Tout ce que l'on sait, c'est que l'un est le maître de l'autre. Bientôt on se demandera lequel. C'est à partir de cette exposition déconcertante, qui laisse toute liberté à l'imagination de son lecteur, que Diderot a travaillé pendant les vingt dernières années de sa vie à Jacques le Fataliste et son maître (1796, posthume), oeuvre extravagante et joyeuse, roman polyphonique qui met à mal le roman tout en le célébrant constamment.