Dessins d'Ingres. Catalogue raisonné des dessins du Musée de Montauban
Vigne Georges
GALLIMARD
100,50 €
Epuisé
EAN :9782070112920
Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) a légué à Montauban, sa ville natale, un ensemble exceptionnel de tableaux et d'environ 4 500 feuilles dessinées qui constituéent le fonds principal du musée qui porte son nom. Ces dessins proviennent pour la plupart de l'atelier du peintre où ils ont servi à l'élaboration d'un oeuvre peint parmi les plus importants de son siècle. Georges Vigne a repris le travail d'inventaire et de catalogue effectué par ses prédécesseurs et a réorganisé l'ensemble de ces dessins préparatoires, par rubriques et selon des critères scientifiques, en fonction de leur date exacte d'exécution. Dans cet ouvrage, et pour la première fois, chaque dessin est reproduit dans son intégralité, et accompagné d'une notice qui comporte une fiche scientifique, la transcription la plus fidèle possible des inscriptions figurant sur le papier, les références aux expositions et aux volumes publiés, ainsi que la concordance avec les précédents inventaires. Un commentaire éventuel vient apporter des compléments d'information sur la datation de l'esquisse, son attribution à Ingres ou les enseignements nouveaux qu'ont pu apporter son étude. En réactualisant de manière aussi fondamentale la connaissance d'un fonds prestigieux et aussi célèbre dans le monde entier, cet ouvrage représente une avancée considérable dans le domaine de l'histoire de l'art.
Nombre de pages
932
Date de parution
12/04/1995
Poids
4 975g
Largeur
250mm
Plus d'informations
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EAN
9782070112920
Titre
Dessins d'Ingres. Catalogue raisonné des dessins du Musée de Montauban
Auteur
Vigne Georges
Editeur
GALLIMARD
Largeur
250
Poids
4975
Date de parution
19950412
Nombre de pages
932,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Mort en 1867, à l'âge de 86 ans, Jean-Auguste-Dominique Ingres eût une personnalité qui a incontestablement dominé son siècle, et dont les influences se font encore sentir au XXe siècle. Paradoxalement, aucune monographie n'était aujourd'hui disponible. D'où la nécessité d'une biographie complète et documentée, développée par Georges Vigne après plusieurs années une étude approfondie de l'oeuvre d'Ingres. A travers une trame chronologique, il donne la priorité à l'oeuvre, ne s'attachant aux détails de la vie, que dès lors qu'elle influence le travail de l'artiste. Un critique contemporain l'avait qualifié de "Chinois perdu dans les ruines d'Athènes", et effectivement, Georges Vigne s'attache à montrer le hiatus qui existait entre le peintre et le monde dans lequel il voulait s'intégrer. Entre Montauban, Paris, Florence ou Rome, l'auteur nous guide à travers les grands tableaux, replaçant l'artiste dans la vie de son époque, et montrant l'importance qu'ont pu avoir ses élèves dans son travail. Sachant perpétuellement se renouveler - achevant même à 82 ans un chef-d'oeuvre absolu : Le Bain turc -, il ne laissa jamais ses contemporains indifférents. Somptueusement illustré, l'ouvrage est complété par la première transcription exhaustive des Cahiers IX et X, (dans lesquels l'artiste rédigea son propre "catalogue raisonné", pour l'Exposition universelle de 1855), une bibliographie, une liste d'expositions, et un index.
L'architecte Hector Guimard (1867-1942) est principalement connu comme l'auteur des célèbres entrées du métropolitain de Paris. Mais aussi du Castel Béranger (1898), immeuble au décor très novateur, point de départ d'une carrière placée sous le signe d'une originalité sans concession. Principalement créateur de maisons singulières, mais aussi d'édifices industriels ou d'habitation, de tombes et de pavillons d'expositions, il fut en outre un remarquable concepteur de meubles et d'objets dans les matériaux les plus divers. Dès 1900, il inventa l'expression le " Style Guimard " pour définir une manière qui se voulait très personnelle, totalement sans rapport avec l'Art Nouveau - dont il fut pourtant l'un des représentants majeurs en France -, et qui fit de lui un créateur isolé. Depuis vingt ans, la connaissance de sa vie et de ses travaux a beaucoup évolué, grâce à la découverte de nouveaux édifices et de nombreux objets inédits, mais aussi de la diffusion de divers fonds documentaires. Ceci permet une nouvelle approche du travail de Guimard, par une compréhension plus fine de sa méthode de création, et surtout des influences réciproques entre son activité d'architecte et ses ambitions d'artiste décorateur.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.