La Grande Illusion ? Le Parti communiste français et la Défense nationale à l'époque du Front popula
Vidal Georges ; Maurin Jules
PU LYON
22,00 €
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EAN :9782729707866
Face au réarmement de l'Allemagne hitlérienne, quelles furent les véritables intentions du Parti communiste français en matière de Défense nationale : affaiblir la puissance militaire française ou garantir au pays les moyens de sa défense ? Cette alternative triviale recouvre interrogations et controverses historiographiques sous le masque du pacifisme et du patriotisme, les communistes français ont-ils souhaité la guerre européenne afin de s'emparer du pouvoir ? Ou au contraire cherché à faire reculer les risques de guerre en soutenant le renforcement de l'outil militaire français ? Moscou, à travers le Komintern, a-t-il voulu favoriser la conclusion d'une solide alliance militaire franco-soviétique ? A moins que les desseins de Staline aient été d'affaiblir la France de l'intérieur. Ainsi le PCF abandonne peu à peu l'antimilitarisme révolutionnaire et adhère au principe de Défense nationale. Pourtant, l'Union soviétique demeure la véritable patrie et l'Armée rouge, celle des prolétaires. A l'inverse, la majorité des officiers et du haut commandement continuent de considérer les communistes comme " l'ennemi intérieur ". Cette articulation originale entre PCF et armée fournit l'étude d'une relation réciproque inédite qui éclaire l'histoire de l'institution militaire, des aspects importants de l'histoire des relations internationales et des mécanismes de construction des opinions publiques. A partir de sources d'origines diverses, en particulier de documents inédits ou peu exploités trouvés dans les archives du mouvement communiste et du contre-espionnage français, Georges Vidal apporte des éléments de réponses tout en élargissant sensiblement sa problématique dans une approche renouvelée des relations entre les communistes, l'armée et la Défense nationale.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
496
Date de parution
01/09/2006
Poids
750g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782729707866
Titre
La Grande Illusion ? Le Parti communiste français et la Défense nationale à l'époque du Front popula
Auteur
Vidal Georges ; Maurin Jules
Editeur
PU LYON
Largeur
155
Poids
750
Date de parution
20060901
Nombre de pages
496,00 €
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Le communisme a été un acteur majeur du siècle passé, d'abord comme phénomène totalitaire, mais également comme acteur de premier plan des relations internationales et des principaux conflits. Pourtant, en dépit de ce rôle considérable et malgré les vagues successives d'adhésions qu'il a suscitées, il a fini, pour l'essentiel, par s'effondrer brusquement et sans coup férir. L'ouvrage retrace les grandes étapes de cette trajectoire paradoxale et en décrit les mécanismes en accordant une importance particulière à la dialectique singularité/diversité qui domine l'histoire du phénomène communiste. En effet, si tous les régimes et partis communistes se sont inspirés du modèle soviétique, tous ont connu une histoire particulière, et les réalités propres aux uns et aux autres ont eu tendance à s'accroître au cours du temps, provoquant tensions croissantes et fractures irrémédiables au sein du monde communiste. L'opposition de destins entre l'URSS et la Chine en constitue l'illustration la plus flagrante. Ce processus s'est déroulé en deux grandes étapes : de 1917 à 1953, l'expansion du communisme est dominée par le rôle central de l'URSS ; de 1953 jusqu'à la fin du siècle, son évolution devient polycentrique et marquée par l'épuisement progressif de sa dynamique initiale.
Si le passage du tsarisme au communisme marque bien une rupture dans la perception de la question russe par les militaires français, cette césure est moins brutale et complète qu'il n'y paraît et ses causes sont trop complexes ou diverses pour être réduites au seul jeu des facteurs idéologiques et politiques. Il serait donc erroné de croire qu'avant octobre 1917, l'armée française est russophile, et qu'avec la révolution bolchevik, elle devient immédiatement et irrémédiablement soviétophobe. C'est le facteur géostratégique qui explique pour une bonne part ce positionnement nuancé, car jusqu'au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale l'Allemagne reste pour l'armée française la menace principale, ce qui détermine largement son attitude vis-à-vis de l'Etat soviétique, un enjeu corrélé à partir des années 1920 aux alliances de revers avec la Pologne et la Petite Entente. Pour toutes ces raisons, le régime communiste devient dès 1917 un sujet de grande interrogation : s'agit-il d'un partenaire possible ? Sur l'ensemble de la période, le haut commandement, oscillant entre hostilité, indifférence et intérêt, ne parvient pas à fournir une solution claire et durable à ce problème qui s'inscrit dans la durée et pose une série de questions récurrentes : les objectifs des dirigeants soviétiques sont-ils avant tout révolutionnaires ou nationaux ? ; ce régime est-il stable, solide ? ; a-t-il les moyens de mener une politique de puissance ? ; par-delà la propagande du Kremlin et les données statistiques, quelle est la véritable valeur de l'Armée rouge ? ; une alliance est-elle possible et souhaitable ? Cependant, en dépit des réponses divergentes et des controverses, les analyses des militaires français restent dominées par la conviction que l'URSS est une nouvelle mouture de l'ancienne Russie, avec toutes ses faiblesses et ses incertitudes. C'est dire si le mythe du colosse aux pieds d'argile demeure en filigrane dans la prise en compte de l'URSS comme facteur international.
La révolution bolchevik marque dans l'histoire de l'armée française le début d'une mutation dont les effets profonds et durables vont au cours de l'entre-deux-guerres influencer la pensée militaire, peser dans les choix stratégiques du haut commandement et sur les relations entre l'institution militaire et le pouvoir politique. Si l'Etat soviétique est tenu jusqu'en 1939 comme un facteur international marginal, l'implantation du mouvement communiste en France pose d'emblée la question majeure de la tenue du front intérieur en temps de guerre, une véritable rupture conceptuelle qui initie le processus complexe de construction d'un ennemi global : d'une part, avec la redéfinition de l'ennemi intérieur en raison de la vocation mondiale du bolchevisme et de la subordination du PCF à Moscou ; d'autre part, parce que le risque révolutionnaire est désormais évalué en regard de la menace allemande qui reste le problème militaire central. Toutefois, si la dialectique guerre-révolution est une variable qui compte dans l'évaluation des risques de conflit et participe d'une tendance à la politisation de l'institution militaire, l'anticommunisme au sein de l'armée est d'intensité variable et ses motivations peuvent être très différentes. Aussi, la dangerosité de l'ennemi intérieur est source de divergences sur sa portée pour la défense nationale et la sécurité de l'Etat. La profondeur de ces fractures et leurs effets tendent à s'accroître au fil du temps, parce qu'elles touchent aux fondements de l'institution militaire. En effet, le communisme est pour l'armée à la fois un problème stratégique, surtout corrélé à la question allemande, un enjeu politique essentiel, centré sur le maintien de l'ordre, et le révélateur discret de l'affirmation de deux cultures politiques sous-jacentes porteuses de conceptions antagoniques de l'identité nationale.