Le franc CFA est en sursis. Pour ses nombreux détracteurs, ce pilier des relations franco-africaines postcoloniales est à la fois le symbole du néocolonialisme de la France en Afrique et l'une des principales entraves au développement des pays qui l'ont en partage. Pourtant, si la Guinée-Conakry, la Mauritanie ou Madagascar ont choisi de sortir de la zone franc il y a plus d'un demi-siècle, le franc CFA a aussi suscité l'adhésion de nouveaux membres et les quinze Etats subsahariens qui le détiennent ne semblent pas encore prêts à l'abandonner. Quant à l'influence politique et économique de la France parmi les pays de la zone franc, elle n'a jamais cessé de décroître depuis les débuts de la coopération monétaire. Ce qu'on appelait autrefois "le pré carré français" est désormais ouvert au monde entier et représente une part infime des intérêts économiques français sur le continent africain. Ce livre met à jour les conséquences d'un abandon collectif du franc CFA sur les pays africains, sur leurs relations avec la France et avec le reste du monde. Il dévoile la vision mythologique des relations franco-africaines sur laquelle repose le discours décolonial et propose des solutions politiques réalistes afin de sortir la coopération monétaire franco-africaine de l'impasse dans laquelle elle se trouve.
Nombre de pages
204
Date de parution
11/03/2021
Poids
286g
Largeur
150mm
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EAN
9782360931248
Titre
La fin du franc CFA
Auteur
Viallet Loup
Editeur
VA
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150
Poids
286
Date de parution
20210311
Nombre de pages
204,00 €
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En une décennie, la Méditerranée est devenue le talon d'Achille de l'Europe. Soixante ans après la décolonisation, la fragilité des Etats d'Afrique du Nord et du Levant contribue à la désorganisation politique du continent africain et représente une menace grandissante pour la sécurité et la cohésion culturelle des Etats-nations européens. A condition de refonder sa politique de voisinage, la France, puissance européenne, méditerranéenne et atlantique peut prendre des initiatives et bâtir des alliances pour faire face à l'aggravation des tensions et des conflits à la porte Sud de l'Europe. Dans le préambule, De la gauche à la barbarie, l'auteur dénonce les postures de cinq figures du débat intellectuel contemporain (Geoffroy de Lagasnerie, Frédéric Lordon, François Bégaudeau, Bernard Friot et le Comité Invisible) dont l'influence idéologique justifie le développement de l'instabilité dans les sociétés européennes au nom de discours dogmatiques et moralisateurs. Cet ouvrage propose une vision réaliste et contemporaine des nouveaux enjeux stratégiques au sud de la Méditerranée.
Extrait Extrait de la préface de René Favier, Professeur d'histoire moderne à l'université Pierre-Mendès-France, Grenoble II Si les cartes n'ont probablement pas été absentes de la représentation de l'espace à l'époque médiévale, elles commencèrent à s'ajouter à la connaissance empirique des territoires à partir de la Renaissance seulement. Le développement des entreprises cartographiques s'imposa définitivement aux XVIIe et XVIIIe siècles quand s'affirma le pouvoir monarchique et que se précisèrent les missions confiées à l'État. L'importance politique et administrative de la carte se manifesta dès le XVIe siècle par l'attribution du titre de «géographe du roi» aux ingénieurs chargés d'effectuer les relevés destinés à bien marquer les limites et à permettre un meilleur contrôle du territoire représenté comme l'organisation de la défense du royaume. Ainsi en alla-t-il de Nicolas de Nicolay qui entreprit de «réduire et mettre par volumes les cartes et descriptions géographiques de chaque province du royaume», au lendemain du voyage de Charles IX, afin de permettre au souverain «sans grande peine de voir à l'oeil et toucher du doigt» l'étendue et la diversité de son royaume. Ainsi en alla-t-il également à l'échelle provinciale. En Dauphiné, Jean de Beins fut nommé en 1606 géographe du roi pour le Dauphiné et la Bresse. Pendant dix ans, l'homme parcourut la province avec pour mission expresse d'informer le roi et son ministre Sully non seulement des travaux de fortification qu'il dirigeait, mais plus encore de l'ensemble de la géographie provinciale. En prise directe avec le terrain, il acquit une connaissance approfondie du territoire du Dauphiné, traduite dans les deux grandes cartes qu'il fit graver en 1617 et 1622. Durant tout le XVIIe siècle, les entreprises cartographiques se multiplièrent. Cet essor répondait aux besoins grandissants de l'administration comme de la demande du public touché par la vulgarisation des connaissances. Les travaux de Nicolas Sanson, notamment, contribuèrent à diversifier les genres et à satisfaire les attentes de la bonne société érudite. Le développement d'un genre nouveau, l'Atlas, accompagna les exigences d'un public élargi. Mais cette cartographie restait souvent «spéculative» et ne procédait nullement d'une connaissance directe du terrain. Pour l'essentiel, jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, toutes les cartes dauphinoises procédèrent directement des deux cartes gravées par Jean de Beins. En 1751, Robert de Vaugondy, géographe du roi, reconnut explicitement cette paternité : «La grande carte de cette province publiée le siècle dernier par Beins, ingénieur du roi, est le fondement de la nôtre. L'exactitude qu'on y a toujours reconnue fait son éloge ; c'est ce qui nous a encouragés à en faire bon usage.»
L'Europe et la France en particulier, sont aujourd'hui confrontées à des enjeux qui menacent leur survie, non seulement sur le plan politique, mais en tant que civilisation même. Dans un contexte de changement climatique majeur, d'extinction des espèces, de montée des intégrismes, l'avenir proche s'annonce extrêmement sombre. Les guerres pour les ressources et les déplacements de population d'ampleur vont devenir la norme. Les extrémismes de tout bord se traduiront par des violences et des excès qui dresseront les communautés les unes contre les autres. Pris aux pièges des principes de droit et des valeurs humanistes qui les animent, le poids du passé colonialiste et le culte de la repentance musellent les peuples européens dans une vision déconnectée de la réalité. Au mépris de leurs droits, les gouvernants imposent des choix, dont les Européens pressentent les dangers. Inéluctablement, les risques de rupture s'accroissent au sein de la société. Entre néo-libéralisme débridé et une vision passéiste du monde portée par les politiques, le risque n'est-il pas alors de donner raison aux thèses les plus pessimistes élaborées par les théoriciens de l'effondrement ? Déconstruisant les discours calculés ou naïfs des politiques et intellectuels, cet essai propose de restructurer la pensée européenne autour de principes unificateurs et adaptés à l'urgence de notre temps : une idéologie d'action pour les Européens en temps de crise majeure. Préface d'Alain Bauer
Au-delà des débats stériles pour savoir s'il faut plus d'encadrement, ou davantage de laisser-faire, la société évolue inexorablement vers une troisième voie, celle de la collaboration via les réseaux. Les réseaux s'imposent comme un nouveau mode de communication, de socialisation, et d'éducation, capable de créer et de répartir les richesses en dehors des règles du marché. Sous certaines conditions, ils offrent un cadre plus efficace que celui de l'État, pour défendre l'intérêt général à l'échelle des territoires ou des communautés d'individus. En empruntant la voie des réseaux, il est ainsi possible de réconcilier liberté et solidarité, de manière à sortir de l'impasse idéologique de l'affrontement stérile entre l'État et le marché. Ce livre apporte des réponses, sur la crise d'autorité, sur la faillite des corps intermédiaires, sur la démission du pouvoir, dans une société de plus en plus horizontale, en décalage avec la verticalité des institutions. Faut-il continuer à réglementer sans se soucier de la liberté ? Quelle est la place de la confiance par rapport au contrôle ? Pourquoi est-il nécessaire de collaborer dans une société individualiste ? Ce livre répond à toutes ces questions d'actualité.