Au-delà des débats stériles pour savoir s'il faut plus d'encadrement, ou davantage de laisser-faire, la société évolue inexorablement vers une troisième voie, celle de la collaboration via les réseaux. Les réseaux s'imposent comme un nouveau mode de communication, de socialisation, et d'éducation, capable de créer et de répartir les richesses en dehors des règles du marché. Sous certaines conditions, ils offrent un cadre plus efficace que celui de l'État, pour défendre l'intérêt général à l'échelle des territoires ou des communautés d'individus. En empruntant la voie des réseaux, il est ainsi possible de réconcilier liberté et solidarité, de manière à sortir de l'impasse idéologique de l'affrontement stérile entre l'État et le marché. Ce livre apporte des réponses, sur la crise d'autorité, sur la faillite des corps intermédiaires, sur la démission du pouvoir, dans une société de plus en plus horizontale, en décalage avec la verticalité des institutions. Faut-il continuer à réglementer sans se soucier de la liberté ? Quelle est la place de la confiance par rapport au contrôle ? Pourquoi est-il nécessaire de collaborer dans une société individualiste ? Ce livre répond à toutes ces questions d'actualité.
Nombre de pages
275
Date de parution
13/05/2021
Poids
450g
Largeur
160mm
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EAN
9782360931118
Titre
Réseaux, les nouvelles règles du jeu. Les comprendre. Les identifier
Il n'y a jamais eu autant de réseaux pour relier la population du monde entier, et pourtant le sentiment de solitude n'a jamais été aussi grand ! C'est le paradoxe de notre époque. Adhérer à un réseau fournit l'impression de bâtir une société idéale dans laquelle les notions de partage et de solidarité prennent tout leur sens. Or, ce monde idéal est la plupart du temps utopique. La solidarité dans les réseaux ne repose pas sur une entraide désintéressée, mais sur la reconnaissance sociale : pour devenir populaire, en espérant la réciprocité dans le don, en souhaitant bénéficier de privilèges. La pression au conformisme dans un réseau fait perdre également de la liberté. Avec l'essor des objets connectés, chaque individu tend à se conduire comme un "insecte social" au sein d'une colonie, où la technologie guide les choix de vie par automatisme. Dans ces conditions, les réseaux n'apportent pas nécessairement de réponse à la crise des institutions sur la question du vivre-ensemble. Ils ne sont pas plus démocratiques que l'Etat, ou plus vertueux que le marché ! Sur le plan politique, les réseaux ont plutôt tendance à recréer de la division dans la société, avec le risque communautariste. Dans le domaine économique, la collaboration en réseau confie le pouvoir de négociation à la multitude, pour créer des richesses avec de nouveaux intermédiaires, dont la nature capitaliste n'a pas changé. Dans les services publics, la connivence sociale sert souvent à défendre une rente statutaire éloignée de l'intérêt général. Finalement, tisser du lien social à notre époque consiste à pratiquer l'entre soi dans un cercle d'amis, ou à se réfugier dans une bulle informatique pour cultiver l'estime de soi. Ces pratiques ont leur utilité, mais il ne faut pas nécessairement les idéaliser. Cet ouvrage aide à comprendre les enjeux du débat, avec de nombreuses illustrations.
Comment sortir de la crise politique, morale et économique, qui sème le doute sur la pérennité du capitalisme? A une période de grands bouleversements où la finance sert de dogme pour la performance, où l entreprise perd ses points de repère, où les pouvoirs publics n ont plus de marge de manoeuvre, il est temps de réfléchir à un nouveau pacte social dans l économie de marché. Est-il possible d adopter des comportements moins individualistes, pour produire des richesses? La cohésion sociale peut être préservée dans l entreprise par une gouvernance plus démocratique, dans des territoires à taille humaine, en multipliant les collaborations de proximité. Consacré au management des réseaux, cet ouvrage apporte des éclairages sur ces initiatives. Il établit les contours d un nouveau modèle de capitalisme plus respectueux de l aspiration sociale, sans tomber dans l utopie communautariste. Il explique comment entretenir la croissance économique, en réconciliant les enjeux financiers avec le besoin de reconnaissance sociale. Rédigé dans une forme accessible, l'ouvrage est destiné à un large public de managers, de professionnels, de consultants, d'enseignants-chercheurs et d'étudiants.
Assens Christophe ; Juillet Alain ; Lacoste Pierre
Sous sa forme idéale, le réseau est une école de la démocratie où les cadres et agents publics ont la possibilité de décider dans la concertation, en pratiquant un management participatif. Néanmoins l?essor des réseaux n?est pas sans risque : l?effet club peut masquer la défense d?intérêts corporatistes, ayant une influence parfois excessive dans le débat public. La parole est ici donnée à des auteurs qualifiés dans leur domaine d?expertise (santé, gestion, économie, droit, éducation, urbanisme?), qui par leurs regards croisés viennent alimenter la réflexion sur les réseaux en management public, dépasser les effets "club" afin de mieux servir l?intérêt général et rendre l?action publique plus efficace.
L'Europe et la France en particulier, sont aujourd'hui confrontées à des enjeux qui menacent leur survie, non seulement sur le plan politique, mais en tant que civilisation même. Dans un contexte de changement climatique majeur, d'extinction des espèces, de montée des intégrismes, l'avenir proche s'annonce extrêmement sombre. Les guerres pour les ressources et les déplacements de population d'ampleur vont devenir la norme. Les extrémismes de tout bord se traduiront par des violences et des excès qui dresseront les communautés les unes contre les autres. Pris aux pièges des principes de droit et des valeurs humanistes qui les animent, le poids du passé colonialiste et le culte de la repentance musellent les peuples européens dans une vision déconnectée de la réalité. Au mépris de leurs droits, les gouvernants imposent des choix, dont les Européens pressentent les dangers. Inéluctablement, les risques de rupture s'accroissent au sein de la société. Entre néo-libéralisme débridé et une vision passéiste du monde portée par les politiques, le risque n'est-il pas alors de donner raison aux thèses les plus pessimistes élaborées par les théoriciens de l'effondrement ? Déconstruisant les discours calculés ou naïfs des politiques et intellectuels, cet essai propose de restructurer la pensée européenne autour de principes unificateurs et adaptés à l'urgence de notre temps : une idéologie d'action pour les Européens en temps de crise majeure. Préface d'Alain Bauer
Le règlement amiable des conflits entre individus n'est pas une nouveauté en Afrique, faut-il rappeler l'arbre à palabres et son rôle crucial dans la vie de la société ? Quant à l'arbitrage en matière économique, il est usité depuis longtemps selon les usages des grands centres internationaux d'arbitrage. Mais depuis 1999 un dispositif arbitrage totalement africain, au travers de la Cour commune de justice et d'arbitrage (CCJA) de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), s'est mis en place. Les opérateurs économiques installés dans l'un des 17 États membres de l'OHADA peuvent donc recourir à la procédure d'arbitrage proposée par la CCJA. La République Démocratique du Congo a ratifié, le 12 septembre 2012, le traité instituant l'OHADA et en devient ainsi le 17e État membre. Les Actes uniformes constituant le corpus juridique du droit OHADA, conformément au traité, s'appliquent de facto dans tous les États membres. Ainsi, l'Acte uniforme sur l'arbitrage est non seulement une réalité, mais surtout une opportunité pour les acteurs économiques africains. La Chambre de commerce internationale, les Centres nationaux d'arbitrage, de conciliation et de médiation, mais aussi, et surtout la Cour commune de justice et d'arbitrage de l'OHADA sont autant d'alternatives à la judiciarisation des conflits entre opérateurs économiques en au sein de la zone OHADA. René Ilongo Mulala met, dans cet ouvrage, les clés de l'arbitrage, en République Démocratique du Congo et plus largement dans l'ensemble des États membres, à la disposition des entreprises, des étudiants et des juristes.