En dépit des bouleversements du monde, la classe n'évolue pas, entend-on de tous côtés. Chaque jour ou presque, des incantations à l'innovation se font entendre. Cet ouvrage s'ouvre sur ces questions. Il les aborde sous l'angle des "formats pédagogiques" c'est-à-dire des dispositifs d'organisation du travail en classe, tels le cours magistral ou le cours dialogué. Comment ces formats pédagogiques sont-ils apparus ? Quelles sont les raisons de leur succès, de leur stabilité et de leur pérennité ? Quelle activité les enseignants et les élèves développent-ils au sein de ces dispositifs ? Quelle est leur efficacité vis-à-vis des apprentissages des élèves ? Comment, pourquoi et à quelles conditions pourrait-on envisager de les faire évoluer ou de les transformer ? Telles sont les questions auxquelles cet ouvrage ambitionne d'apporter des éléments de réponse et de réflexion. Il s'appuie sur des travaux conduits en sciences de l'éducation, en anthropologie cognitive et en ergonomie, mais aussi en histoire et en sociologie de l'éducation. Des extraits de la littérature viennent compléter les connaissances historiques sur la classe.
Nombre de pages
247
Date de parution
04/05/2017
Poids
400g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782810705016
Titre
La classe : hier, aujourd'hui, et demain ?
Auteur
Veyrunes Philippe
Editeur
PU MIDI
Largeur
160
Poids
400
Date de parution
20170504
Nombre de pages
247,00 €
Disponibilité
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Si la crise climatique a déjà un grand impact sur nos vies, les vignerons sont concernés à double titre. D'une part la viticulture est un important émetteur de gaz à effet de serre (et de pesticides) et elle est sommée de réduire ces émissions. D'autre part elle est fortement touchée par les sécheresses, gelées, canicules et autres manifestations du changement climatique. La vigne est aussi un marqueur fort de cette crise : l'avancement des dates des vendanges et l'augmentation du degré alcoolique des vins en sont des signes. Comment, dès lors, les vignerons vivent-ils cette crise ? Quelles transformations entraîne-t-elle déjà sur leur travail et leur vie ? Comment anticipent-ils les changements à venir ? Ce livre est basé sur une enquête auprès de 31 vignerons de plusieurs régions de France. Nombre de ces témoins sont engagés dans des formes d'agroécologie et produisent des "vins naturels" . Leur sensibilité particulière aux questions climatiques et environnementales en fait des vigies de la crise climatique. Au fil des chapitres, ils racontent leur perception de cette crise, la manière dont ils essaient d'en anticiper les effets sur leur métier, leurs tentatives pour y répondre et les transformations qu'elle entraîne sur leur travail. Ces récits visent à décrire le contexte dans lequel se déroule actuellement le travail de la vigne et du vin. Ils rappellent les cycles longs du climat et les évènements météorologiques brefs qui peuvent bouleverser ce travail. Chaque chapitre développe un exemple de pratique qui illustre l'une ou l'autre des solutions adoptées par les témoins en réponse aux nouvelles contraintes engendrées par la crise climatique : une viticulture de la sobriété, une polyculture paysanne et autonome, des vins naturels, des cépages oubliés...
A tous les voyages, il faut un point de départ. autrement dit une gare. La voici. Elle est levantine. Dès que retentit le coup de sifflet du départ, des ombres tutélaires nous accompagnent : Mac Orlan, Morand, Aloysius Bertrand et ce vieux bourlingueur de Cendrars. Au rythme des boggies, nous voilà emportés dans une fabuleuse épopée à travers le temps et l'espace, où l'on retrouve émerveillé, des avatars de l'Orient-Express recelant des odeurs d'épices, des monoplans s'envolant du Bourget, des dirigeables survolant en douceur des banquises désertes. D'autres convois cahotant se faufilent parmi des pagodes, ou bien côtoient des forêts peuplées d'ours, de falaises boréales et des lacs insondables, dans le ronronnement. d'un samovar. On assiste à des fêtes, à des bals masqués, avec une profusion de loups noirs. On voit se profiler des donjons moyenâgeux et passer des arlequins ou des pierrots joueurs... Philippe Veyrunes nous emmène loin dans le dépaysement et aussi dans le secrets et de nos rêves les plus intimes.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.