Le sociographe Hors-série N° 11 : La formation en travail social. Expériences, espaces et processus
Veyrié Nadia ; Tourrilhes Catherine ; Schmitt Guy
CHAMP SOCIAL
18,00 €
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EAN :9782918621423
En quoi consiste la formation en travail social ? Comment former des étudiants qui accompagneront quotidiennement les personnes en souffrance ? Forme-t-on des techniciens du social ou des praticiens réflexifs ? Trois dimensions sont proposées pour répondre à ces questionnements : les transmissions qui, dans cette formation, sont incarnées essentiellement par des formateurs issus de différents parcours ; les alternances, mises en oeuvre par des articulations entre les savoirs repus en centre de formation et les institutions ou les associations accueillant les étudiants en stage ; enfin, les espaces pédagogiques créatifs et réflexifs tels le cinéma, le voyage et l'analyse des pratiques professionnelles. Dans ce numéro, formateurs, assistants et responsables de formation, chercheurs, anciens étudiants et travailleurs sociaux témoignent du vivant de cette formation souvent méconnue.
Nombre de pages
233
Date de parution
27/11/2018
Poids
346g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782918621423
Titre
Le sociographe Hors-série N° 11 : La formation en travail social. Expériences, espaces et processus
Auteur
Veyrié Nadia ; Tourrilhes Catherine ; Schmitt Guy
Editeur
CHAMP SOCIAL
Largeur
148
Poids
346
Date de parution
20181127
Nombre de pages
233,00 €
Disponibilité
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Dans une société d'abondance, des personnes vivantes, en situation de pauvreté, ou atteintes de maladies graves, sont symboliquement considérées comme mortes. La place accordée, aujourd'hui, à la mort interroge alors notre quotidien privé et professionnel, ainsi que nos représentations collectives. Pour dénoncer ces morts sociales, différentes thématiques sont déclinées : la fin de vie et les demandes d'euthanasie, la mort des sans abri, les institutions médico-sociales, les identités professionnelles, les traces, le marché de la mort, les rituels funéraires, la mort et l'immigration, la mort de l'animal.
Comment témoigner du virtuel ? Ce numéro, interroge le devenir d'une société occidentale qui valorise l'accélération et la confusion entre le réel et le virtuel. Trois thématiques sont alors proposées : l'éducation au virtuel avec les enfants à l'école, avec les jeunes dans des établissements éducatifs et avec les personnes âgées ; l'amour comme intimité qui est désormais inscrite sur Internet ; le corps qui navigue entre des êtres virtuels et incarnés, soumis à des dépendances par exemple sexuelles ou à des jeux en ligne. Comment ce phénomène traverse-t-il le social et l'influence-t-il ...
Quelle place accordons-nous à la fin de vie dans une société où sont arborées la performance et l'accélération ? L'auteur, sociologue, évoque le sens accordé à la vie, à la mort et au temps dans cette société : négation de la vie et exclusion de la sensibilité, mort cachée, mort spectacle, temps réduit à une accélération sociale. La santé occidentale est également interrogée. De la santé expropriée, à la santé parfaite, voire totalitaire, l'idéal d'un être humain performant a été fabriqué. Comment la médecine est-elle alors confrontée à la réalité de la maladie grave et de l'inguérissable ? Car, le temps de la fin de vie très souvent confondu avec l'acte d'euthanasie n'est pas une performance. Comment la personne malade peut-elle vivre sa fin de vie ? Comment se manifeste une demande de mort ? Le corps soignant peut-il répondre à l'attente de soins en fonction de la déshumanisation des institutions ?
Penser la formation en travail social ? Dans un monde en constante insécurité, des personnes se trouvent de plus en plus en situation de vulnérabilité, de fragilité et de souffrance sociale. De ce fait, témoigner des pédagogies singulières dans la formation des travailleurs sociaux et d'une possible réflexivité nous a semblé essentiel. Nous souhaitions comprendre ce qu'apporte cette formation, souvent méconnue, en termes d'altérations, de métamorphoses et de franchissements de frontières pour les étudiants et ceux qui les forment. Cet ouvrage réunit des contributions de formateurs, de chercheurs et de professionnels du travail social, de chercheurs en sciences de l'éducation, en sociologie, en psychologie et en psychopathologie clinique, de psychanalystes et de psychologues.
Mazereau Philippe ; Leboiteux Dominique ; Rose Pie
Il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins. La phobie scolaire est un processus plus complexe que les autres phobies (de situation) par la diversité de ses manifestations. La question de la non adhésion de certains enfants aux normes sociales, celle d'une inadaptation à la règle ou à la loi ou encore celle du refus de l'école, lié ou non à des faits de harcèlement, méritent d'être posées, au-delà de la définition psychopathologique classique. C'est pourquoi il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins singuliers, qui peuvent, par exemple, prendre la forme de l'aménagement des modalités d'accueil à l'école, au collège, au lycée. Si l'enfant ou l'adolescent éprouve des difficultés à construire le lien avec l'autre, la mise en œuvre d'adaptations, dans le cadre scolaire, permettant une meilleure adéquation entre la demande de l'école et lui-même peut contribuer à résoudre le problème et à surmonter la crise.