Penser la formation en travail social ? Dans un monde en constante insécurité, des personnes se trouvent de plus en plus en situation de vulnérabilité, de fragilité et de souffrance sociale. De ce fait, témoigner des pédagogies singulières dans la formation des travailleurs sociaux et d'une possible réflexivité nous a semblé essentiel. Nous souhaitions comprendre ce qu'apporte cette formation, souvent méconnue, en termes d'altérations, de métamorphoses et de franchissements de frontières pour les étudiants et ceux qui les forment. Cet ouvrage réunit des contributions de formateurs, de chercheurs et de professionnels du travail social, de chercheurs en sciences de l'éducation, en sociologie, en psychologie et en psychopathologie clinique, de psychanalystes et de psychologues.
Quelle place accordons-nous à la fin de vie dans une société où sont arborées la performance et l'accélération ? L'auteur, sociologue, évoque le sens accordé à la vie, à la mort et au temps dans cette société : négation de la vie et exclusion de la sensibilité, mort cachée, mort spectacle, temps réduit à une accélération sociale. La santé occidentale est également interrogée. De la santé expropriée, à la santé parfaite, voire totalitaire, l'idéal d'un être humain performant a été fabriqué. Comment la médecine est-elle alors confrontée à la réalité de la maladie grave et de l'inguérissable ? Car, le temps de la fin de vie très souvent confondu avec l'acte d'euthanasie n'est pas une performance. Comment la personne malade peut-elle vivre sa fin de vie ? Comment se manifeste une demande de mort ? Le corps soignant peut-il répondre à l'attente de soins en fonction de la déshumanisation des institutions ?