Depuis plusieurs années, la justice enquête sur l'un des plus formidables réseaux de corruption, de trafic d'influence et de détournement de fonds publics, jamais découverts dans le sud de la France. Après Toulon et Nice dans les années 1990, c'est Marseille qui se trouve au coeur de la tourmente, avec sa "banlieue" proche, la Corse. Trois affaires s'entremêlent. La plus médiatique est la mise en cause de Jean-Noël Guérini, le président PS du Conseil général des Bouches-du-Rhône, et de son frère Alexandre, patron de plusieurs sociétés spécialisées dans la collecte et le traitement de déchets. D'autres détournements de fonds, autour de marchés publics truqués du Conseil général de Haute-Corse, font apparaître les mêmes circuits financiers qu'à Marseille. Enfin, le démantèlement du gang Barresi-Campanella dévoile une nouvelle génération de truands-hommes d'affaires qui cible la manne des marchés publics. Pour la première fois, un ouvrage, nourri aux meilleures sources, met en perspective tous ces dossiers et permet enfin de comprendre l'écheveau des "affaires marseillaises" et ce que l'on a appelé le "système Guérini". Qui est le "corbeau" qui a mis le feu aux poudres et dévoilé ces étranges pratiques? Pourquoi la police marseillaise est-elle tenue à l'écart du dossier Guérini? Comment fonctionne la "mafia des déchets" et quels sont ses liens avec certains grands groupes comme Veolia? Qui sont les "amis corses" du clan Guérini? Qu'ont trouvé les enquêteurs dans les comptes de certaines sociétés écrans en Suisse, au Luxembourg, au Panama et dans le Delaware? Le livre de référence sur un dossier explosif dont on n'a pas fini de parler...
Nombre de pages
251
Date de parution
22/03/2012
Poids
322g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782847366532
Titre
Main basse sur Marseille et la Corse
Auteur
Verne Jean-Michel
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
140
Poids
322
Date de parution
20120322
Nombre de pages
251,00 €
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Biographie de l'auteur Journaliste d'investigation, Jean-Michel Verne collabore à Paris-Match et à La Tribune de Genève. Auteur de plusieurs ouvrages sur les affaires sensibles touchant le sud de la France, il fut également directeur adjoint de la rédaction du quotidien corse 24 Ore.
Toute la région PACA est aujourd'hui infiltrée par la mafia italienne. A Toulon, Nice, Cannes, Marseille, le Midi n'est plus seulement une terre de blanchiment, mais un territoire où les clans développent leurs activités traditionnelles en "joint-venture" avec les truands français, tout en restant eux-mêmes dans l'ombre. Le " milieu " français fait figure de partenaire naturel dans l'organisation du trafic de drogue : la pègre hexagonale, notamment corso-marseillaise, bénéficie de réseaux privilégiés en Afrique de l'Ouest et au Sahel où passent les routes d'approvisionnement. Mais l'influence italienne se perçoit également dans des cas de conflits d'intérêts autour de juteux marchés publics. Les lieux de villégiature et " promenades de santé " des capi venus se faire soigner dans les cliniques de la Riviera témoignent de leur attachement à la région. Fruit d'une enquête approfondie et d'entretiens avec des spécialistes des systèmes mafieux, cet ouvrage montre la contamination progressive du sud de la France par toute une économie souterraine à laquelle les dispositifs policier et judiciaire nationaux peinent à s'adapter.
Narco-banditisme, corruption, foot business, trahisons : l'enquête choc. Coincée dans une impasse économique aux portes de l'Orient, où les poches de pauvreté extrême côtoient une richesse provocante, la cité phocéenne n'est pas à un paradoxe près. Lui colle à la peau sa réputation de capitale de la violence, laquelle peut toucher, au bas de l'échelle, le petit dealer de la cité de La Viste comme, tout en haut, l'élu criblé de balles, ou encore le notable du port subitement disparu. Autant d'affaires, et de mystères, qui donnent à la métropole sa dimension nationale. Jean-Michel Verne propose une enquête plurielle dans les souterrains de la ville la plus complexe de France, aussi fascinante que sordide, où se mêlent clientélisme, scandales en cols blancs, coups bas politiques, règlements de comptes, trafics en tous genres et espoir, aussi, de sortir enfin de l'ornière.
Neuf magistrats racontent leur tumultueux passage en Corse, entre emprise mafieuse et ambiguïtés de l'Etat. " Il ne faut pas rester trop longtemps en Corse. Il faut agir dans la légalité, se garder de certaines fréquentations et, surtout, se tenir éloigné de certaines opérations "barbouzardes'. " Ces mots, prononcés par le magistrat Jacques Dallest, révèlent toute la complexité du travail de la justice sur l'île. Pressions, menaces, poids des clans et des réseaux, moeurs locales, grand banditisme omniprésent, attentats, coups tordus... Le fonctionnement de la justice insulaire reste très particulier, au moment même où le nationalisme a pris le pouvoir. Trois juges et six procureurs qui ont exercé dans l'île jusqu'à aujourd'hui témoignent de leurs difficultés à traiter les affaires. Un enjeu majeur, alors que la Corse pourrait plonger irrémédiablement dans un engrenage dangereux. Chacun évoque ses dossiers les plus sensibles. Tous s'expriment avec la volonté de normaliser la vie insulaire et de permettre à l'île de Beauté de poursuivre son développement dans le respect des lois de la République.
Cent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
Les polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?
Qu'est-ce qu'un bien de l'enfant ? Un jouet ? Certes, mais pas seulement. Un objet qui lui est destiné? Sa propriété? Un élément présent dans sa chambre, un objet qu'il utilise ? Cet ouvrage se propose, à partir d'une enquête qui mobilise l'histoire ancienne et plus récente, la sociologie et l'anthropologie, les sciences de l'éducation et de la gestion, d'analyser ces objets et les stratégies marketing des marchands et des fabricants. En visitant les domiciles et les chambres d'enfants, il est intéressant de voir quels sont les objets que l'enfant considère comme siens et quelle place ils occupent. De quelle manière adresse-t-on un objet à l'enfant (et à ses parents) ? Comment ceux-ci le réceptionnent-ils, se l'approprient-ils ? Cette approche pluridisciplinaire nous permet d'accéder de façon originale aux mondes des enfants, à ce que l'on fait pour l'enfant et à ce que l'enfant en fait.