Vatican II

Vermeylen Jacques
FIDELITE
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EAN : 9782873565220

Extrait Extrait de l'introduction Cinquante ans ! Il y a un demi-siècle s'ouvrait le concile Vatican II, qui devait donner à l'Église catholique un souffle nouveau. C'était le 11 octobre 1962, et quelque deux mille cinq cents évêques venus du monde entier étaient réunis en la basilique Saint-Pierre de Rome, convoqués par le pape Jean XXIII. Sans doute beaucoup d'entre eux s'interrogeaient-ils sur le sens et la portée de l'événement. Ils ne savaient pas encore qu'ils reviendraient à Rome pour trois autres sessions, et encore moins le chemin de réflexion, d'écoute, d'engagement mutuel, de foi et d'espérance qu'ils seraient amenés à parcourir. Quand le concile s'est ouvert, presque personne ne se doutait de la dynamique qu'il allait entraîner. Quand les orientations majeures du concile ont commencé à se dessiner, deux camps se sont assez vite formés, à la fois parmi les évêques et dans l'opinion publique catholique. Quelques archevêques européens voyaient enfin s'ouvrir la possibilité de réformer en profondeur une Église qui leur paraissait fossilisée et coupée du reste de la société. Ils poussaient avec enthousiasme au renouveau, qu'ils envisageaient à la fois comme une main tendue au monde en général et comme un retour aux sources premières du christianisme. Face à eux, quelques ténors de la Curie romaine*1 regardaient le même événement avec méfiance, sinon avec indignation : n'allait-on pas perdre ce qui fait la Tradition catholique ? n'allait-on pas pactiser avec l'ennemi (le monde sécularisé, les idéaux des Lumières, le protestantisme...) ? En dehors de ces deux groupes assez restreints, la plupart évêques avaient reçu une formation très classique et n'avaient pas vraiment réfléchi aux questions posées dans l'assemblée. Après tout, ils étaient pasteurs plus que théologiens. Dans quel camp allaient-ils se ranger ? A la surprise générale, ils ont massivement opté pour le changement, si bien que l'on a parlé de la «majorité» conciliaire face à la «minorité» qui restait attachée à une conception très juridique et médiévale du catholicisme. Selon les dossiers, la majorité rassemblait entre 85 et 90 % des Pères. Le concile a donc été le théâtre d'un affrontement presque permanent entre partisans du changement et nostalgiques d'un temps de chrétienté homogène sous l'autorité absolue du pape. La volonté tenace des Pères du concile a cependant été de ne pas aboutir à la victoire d'un groupe, mais d'arriver à des positions assez équilibrées pour être acceptées par les uns et les autres. Les documents que le concile a produits ont en définitive été adoptés à des majorités écrasantes, dépassant souvent les 99 %. Ils étaient vraiment l'expression de l'Église dans son ensemble, et non celle d'un groupe majoritaire imposant à la minorité ses vues particulières. Depuis ce moment, les textes de Vatican II forment la grande charte dont se réclament tous les catholiques.

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Nombre de pages 141
Date de parution 31/05/2012
Poids 210g
Largeur 120mm
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EAN 9782873565220
Auteur Vermeylen Jacques
Editeur FIDELITE
Largeur 120
Date de parution 20120531
Nombre de pages 141,00 €

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