Extrait Extrait de l'introduction Cinquante ans ! Il y a un demi-siècle s'ouvrait le concile Vatican II, qui devait donner à l'Église catholique un souffle nouveau. C'était le 11 octobre 1962, et quelque deux mille cinq cents évêques venus du monde entier étaient réunis en la basilique Saint-Pierre de Rome, convoqués par le pape Jean XXIII. Sans doute beaucoup d'entre eux s'interrogeaient-ils sur le sens et la portée de l'événement. Ils ne savaient pas encore qu'ils reviendraient à Rome pour trois autres sessions, et encore moins le chemin de réflexion, d'écoute, d'engagement mutuel, de foi et d'espérance qu'ils seraient amenés à parcourir. Quand le concile s'est ouvert, presque personne ne se doutait de la dynamique qu'il allait entraîner. Quand les orientations majeures du concile ont commencé à se dessiner, deux camps se sont assez vite formés, à la fois parmi les évêques et dans l'opinion publique catholique. Quelques archevêques européens voyaient enfin s'ouvrir la possibilité de réformer en profondeur une Église qui leur paraissait fossilisée et coupée du reste de la société. Ils poussaient avec enthousiasme au renouveau, qu'ils envisageaient à la fois comme une main tendue au monde en général et comme un retour aux sources premières du christianisme. Face à eux, quelques ténors de la Curie romaine*1 regardaient le même événement avec méfiance, sinon avec indignation : n'allait-on pas perdre ce qui fait la Tradition catholique ? n'allait-on pas pactiser avec l'ennemi (le monde sécularisé, les idéaux des Lumières, le protestantisme...) ? En dehors de ces deux groupes assez restreints, la plupart évêques avaient reçu une formation très classique et n'avaient pas vraiment réfléchi aux questions posées dans l'assemblée. Après tout, ils étaient pasteurs plus que théologiens. Dans quel camp allaient-ils se ranger ? A la surprise générale, ils ont massivement opté pour le changement, si bien que l'on a parlé de la «majorité» conciliaire face à la «minorité» qui restait attachée à une conception très juridique et médiévale du catholicisme. Selon les dossiers, la majorité rassemblait entre 85 et 90 % des Pères. Le concile a donc été le théâtre d'un affrontement presque permanent entre partisans du changement et nostalgiques d'un temps de chrétienté homogène sous l'autorité absolue du pape. La volonté tenace des Pères du concile a cependant été de ne pas aboutir à la victoire d'un groupe, mais d'arriver à des positions assez équilibrées pour être acceptées par les uns et les autres. Les documents que le concile a produits ont en définitive été adoptés à des majorités écrasantes, dépassant souvent les 99 %. Ils étaient vraiment l'expression de l'Église dans son ensemble, et non celle d'un groupe majoritaire imposant à la minorité ses vues particulières. Depuis ce moment, les textes de Vatican II forment la grande charte dont se réclament tous les catholiques.
Nombre de pages
141
Date de parution
31/05/2012
Poids
210g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782873565220
Auteur
Vermeylen Jacques
Editeur
FIDELITE
Largeur
120
Date de parution
20120531
Nombre de pages
141,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Jusqu'ici les lectures d'Isaïe n'avaient été que partielles, soit canonique, soit synchronique et géographique. En voici pour la première fois la lecture complète, récapitulative, synthétique, mais aussi novatrice par le panorama sans égal qu'elle offre enfin. Il fallait toute la science exégétique et le talent pédagogique de Jacques Vermeylen pour nous faire redécouvrir le plus fameux et le plus méconnu des livres prophétiques, souvent jugé à tort comme désordonné, contradictoire, hétérogène. Tout au contraire, Vermeylen, fort des dernières recherches, explore ici une compréhension renouvelée et totale d'Isaïe. Partant de la structure interne du texte, il en réinterprète l'unité intrinsèque et apporte des réponses insoupçonnées aux interrogations récurrentes sur le fait de savoir qui était le prophète Isaïe, quelle était son activité dans le cadre agité du royaume de Juda au VIIIème siècle avant J.-C., quelle a été l'histoire longue et complexe de la formation de ce livre biblique. Evénement majeur pour l'exégèse, cet ouvrage n'en constitue pas moins une contribution inspirée et inspirante à la théologie et à la spiritualité. Car la cathédrale littéraire qu'a bâtie Isaïe est avant tout une icône du Royaume de Dieu dont il s'est fait l'annonceur.
« Les vieux psaumes de la Bible disent l'élan universel de la louange ou le cri tout aussi universel de l'homme accablé. Ils disent tout simplement l'humain, avec ses multiples dimensions et ses complexités, l'humain sous le regard d'un Dieu qui est toute sa joie ou son dernier recours. Chacune, chacun peut s'y reconnaître et se joindre au choeur immense de tous ceux qui les ont chantés, depuis plus de deux millénaires. Les psaumes sont « de toujours », et pourtant il existe une histoire de leur interprétation. Ce livre s'ouvrira par un panorama de la recherche contemporaine sur les psaumes, mais aussi sur le Psautier en tant que livre, et il montrera comment, en divers domaines, les questions ont évolué depuis un siècle. Ensuite il proposera un parcours à travers une douzaine de pièces très diverses du Psautier, avec notamment trois paires de psaumes qu'il convient chaque fois de lire ensemble. »
Dimensions : 185 x 145 x 15 - Poids : 290 grammes ISBN : 2-204-06223-5 - SODIS : 8257343 - EAN : 9782204062237 Par Jacques Vermeylen Paru en : Janvier 1999 Pour aider à enter dans la Bible et la comprendre
Jérusalem est le point focal du conflit israélo-palestinien et, plus largement, du contentieux proche-oriental. Consciemment ou non, les parties en présence mettent en ?uvre un imaginaire traditionnel, qui s'exprime déjà dans bon nombre de textes bibliques. Jérusalem et son Temple y forment, en effet, le centre d'un immense système symbolique qui donne sens à des pratiques cultuelles, légitime la hiérarchie sociale et correspond à un désir de toute-puissance. Ce livre propose un parcours à travers les textes de la Bible qui développent cette tradition du centre du monde et à travers ceux qui la contestent au nom de l'éthique. Sur le premier versant, on voit le monde du Temple et la pratique des pèlerinages, le motif de l'assaut de tous les peuples contre Sion et celui, symétrique, de la montée pacifique des mêmes peuples au même lieu; apparaît aussi la figure antagoniste de Babylone - centre d'un monde hostile - et le dossier de la réforme centralisatrice du roi Josias. Sur le second versant, les prophètes dénoncent les illusions liées à l'idéologie du Temple, illusions qui occultent les exigences de la justice sociale et d'une foi qui doit s'incarner dans le politique. Cette parole est prolongée par les écrits de l'école deutéronomiste et quelques textes de l'époque perse, puis par le Nouveau Testament unanime. Seule, la dernière page de l'Apocalypse reprend sans le critiquer l'imaginaire traditionnel. La Bible apparaît ainsi comme le livre d'un débat qui porte les questions les plus fondamentales: l'image de Dieu, les rapports au pouvoir, les relations entre nations ou entre groupes religieux.
Cet ouvrage relate, exemples à l'appui, comment Amoris Laetitia a été mis en oeuvre dans les diocèses, les paroisses et les mouvements, et ce afin d'aider d'autres à implémenter chez eux les recommandations de cette Exhortation. Ayant coordonné l'édition commentée de l'Exhortation Amoris Laetitia, ses auteurs ont été souvent invités dans les diocèses, les paroisses ou les mouvements afin de présenter cette Exhortation et aider à sa réception. C'est cette expérience de rencontre des personnes et des groupes dans toute la France qui les a convaincus de la nécessité d'écrire cet ouvrage afin de répondre aux questions entendues de la part des acteurs ecclésiaux : Quelle est la nouveauté de cette Exhortation ? En quoi nous conforte-t-elle dans nos pratiques pastorales ? Sur quoi nous invite-t-elle à changer dans la manière de faire ? Comment la mettre en oeuvre concrètement ? Quelles sont les expériences et les propositions déjà mises en place qui peuvent nous aider ? Après avoir rappelé brièvement la nature et la visée de ce texte magistériel, les auteurs s'attachent à mieux faire comprendre le nouveau style pastoral auquel l'Exhortation invite les chrétiens. La partie essentielle de l'ouvrage traite des conséquences pratiques de ce style pastoral dans la préparation au mariage, l'encouragement et le soutien des couples et des familles et l'accompagnement-discernement des situations familiales complexes en vue de leur plus grande intégration au sein de l'Eglise. Ces considérations théoriques laissent aussi une grande place aux échos d'initiatives ou d'expériences qui ont été vécues dans divers lieux ecclésiaux.