Culture, enseignement et société en Occident aux XIIe et XIIIe siècles
Verger Jacques
PU RENNES
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EAN :9782868473448
C'est de la culture savante, c'est-à-dire, latine, scolaire et universitaire qu'il s'agit ici. Telle qu'elle se définit aux XIIe et XIIIe siècles, sur la base d'un stock canonique d' "autorisés" , cette culture a des contours précis et des limites assez étroites. Mais à l'intérieur de celles-ci, elle a élaboré des méthodes de travail intellectuel d'une grande rigueur. C'est aussi de l'école urbaine et de l'université qui prend sa suite au XIIIe siècle qu'il sera question. Sans remettre ouvertement en cause le contrôle traditionnel de l'Eglise, les institutions d'enseignement s'affinent aux XIIe et XIIIe siècles et acquièrent leur autonomie, non sans attirer bientôt, d'ailleurs, l'attention du prince. Transmission des avoirs et formation des hommes, recherche de la vérité et défense et l'orthodoxie, ces vocations souvent contradictoires sont également le fruit de l'essor scolaire. Des foyers majeurs - Paris, Bologne, Oxford - émergent, mais c'est tout autant la multiplication des studia secondaires et des petites écoles qui, en permettant partout l'élévation du niveau d'éducation des populations, balise les progrès de la culture écrite au Moyen Age. Et c'est bien de ces populations qu'en dernière instance nous aurons aussi à nous occuper. Car enseignement et culture n'évoluent que sollicités par les attentes sociales, lesquelles peuvent à leur tour ressentir les effets des avancées éducatives et des mutations scolaires. Les relations sociales, les pratiques politiques, les attitudes religieuses portent la marque d'un arrière-plan culturel façonné dans les écoles et les universités. D'ailleurs, les gens de savoir, à travers la diversité de destinées quasi professionnelles - juristes, médecins, prédicateurs, secrétaires, etc. -, commencent aux XIIe et XIIIe siècles à installer en Occident sur le devant de la scène et à y imposer la renaissance des compétences intellectuelles comme facteur essentiel de l'ordonnancement social.
Nombre de pages
194
Date de parution
10/03/1999
Poids
355g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782868473448
Titre
Culture, enseignement et société en Occident aux XIIe et XIIIe siècles
Auteur
Verger Jacques
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
355
Date de parution
19990310
Nombre de pages
194,00 €
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Résumé : Les universités, institutions autonomes d'enseignement supérieur, sont une des créations les plus originales de la civilisation médiévale occidentale. On ne leur trouve guère d?équivalents ni dans l'Antiquité ni dans les mondes extra-européens. Elles ont joué un rôle capital dans l?élaboration de notre culture savante en même temps que dans la formation des élites politiques qui ont façonné l'Etat moderne. Elles ont permis la reconnaissance sociale des compétences intellectuelles et la promotion des gens de savoir. Leur contrôle est rapidement devenu un enjeu politique que se sont disputé l'Eglise et l'Etat.
Résumé : Les universités, institutions autonomes d'enseignement supérieur, sont une des créations les plus originales de la civilisation médiévale occidentale. On ne leur trouve guère d'équivalents, ni dans l'Antiquité, ni dans les mondes extra-européens. Les premières sont apparues au début du XIIIe siècle, à Paris, Bologne, Oxford, Montpellier, au terme d'un siècle d'essor des écoles urbaines. Leur nombre n'a ensuite cessé de croître. Drainant des effectifs toujours plus nombreux de maîtres et d'étudiants, elles ont joué un rôle capital dans l'élaboration de notre culture savante en même temps que dans la formation des élites politiques qui ont façonné l'Etat moderne. Elles ont, sinon créé la figure de l'intellectuel, du moins permis la reconnaissance sociale des compétences intellectuelles et la promotion des gens de savoir. Leur contrôle est rapidement devenu un enjeu politique que se sont disputé l'Eglise et l'Etat. Il faut cependant se garder d'une vision idéale de ces " cathédrales vivantes du savoir". Certaines disciplines, en particulier les sciences et les techniques, ont été rejetées presque totalement de leur champ de réflexion. L'Eglise conservait un strict contrôle sur l'orthodoxie des enseignements. Les liens étroits maintenus avec les pouvoirs qui assuraient pour l'essentiel la rémunération des professeurs et les carrières des gradués ont privilégié les fonctions de service et de légitimation idéologique aux dépens de l'esprit critique et de la recherche désintéressée. Bref, aux origines de notre culture, les universités médiévales sont aussi à celle de ses tensions internes et de ses contradictions. JACQUES VERGER.
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