Ecomomie politique. Une articulation entre la théorie néoclassique, Marx, Keynes et Schumpeter
Vercherand Jean
PU RENNES
16,00 €
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EAN :9782868479891
Cet ouvrage est d'abord un manuel de cours qui présente les principaux thèmes d'économie politique (microéconomie et macroéconomie) abordés en enseignement supérieur, dans les programmes de premier cycle à l'université, en IEP, écoles de commerce, écoles d'ingénieurs, etc. Les objectifs recherchés envers les étudiants visent à ce qu'ils : saisissent bien la construction d'ensemble du raisonnement économique, sa cohérence interne, ses principes fondamentaux, tout en situant les points qui font débat chez les économistes et qui conduisent aux différentes écoles de pensée ; s'emparent de ces principes fondamentaux afin d'analyser, de décortiquer, une réalité souvent complexe. Pour ce faire, des exemples empruntés à l'actualité étayent les démonstrations ; s'approprient la démarche scientifique pour comprendre le réel. Ensuite, cet ouvrage est un essai d'économie politique en ce sens qu'il développe deux hypothèses, introduites au départ en microéconomie : L'asymétrie de rapport de force entre employeur et employé, avec ses conséquences sur l'offre de travail, puis sur les déséquilibres économiques qui peuvent s'ensuivre sur courte (ou moyenne) période ; les innovations dans les biens de consommation, avec leurs effets sur la propension à consommer, puis sur la dynamique de la consommation et la demande globale de travail, en longue période. Ces deux hypothèses permettent de comprendre pourquoi le marché du travail a été très conflictuel historiquement (et le reste), avec des revendications récurrentes sur les salaires mais aussi sur la durée du travail, et pourquoi un Droit du travail, dérogatoire aux grands principes libéraux, a été bâti dans tous les pays industriels afin de protéger les travailleurs... In fine, elles ouvrent la voie à une synthèse entre la théorie néoclassique, Marx, Keynes et Schumpeter. C'est la grande originalité de cet ouvrage, Ce manuel clair, rigoureux, privilégiant un raisonnement graphique beaucoup plus accessible et parlant, séduira les étudiants soucieux de relier la théorie à la réalité concrète. Il intéressera également tous ceux qui ne se satisfont pas d'une "pensée unique", quel que soit leur niveau universitaire. Ils y trouveront les outils théoriques de réflexion pour les débats sur la croissance, le chômage, la "RTT", la législation du travail, le rôle de l'Etat, la "mondialisation libéral", etc.
Nombre de pages
295
Date de parution
09/09/2004
Poids
470g
Largeur
155mm
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EAN
9782868479891
Titre
Ecomomie politique. Une articulation entre la théorie néoclassique, Marx, Keynes et Schumpeter
Auteur
Vercherand Jean
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
470
Date de parution
20040909
Nombre de pages
295,00 €
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Partant des spécificités historiques du marché du travail, l'ouvrage de Jean Vercherand en propose une reconstruction théorique avec des implications importantes sur les théories de la consommation et de la croissance. Durée du travail, niveau des salaires, conditions de travail et insécurité de l'emploi... Autant de sujets conflictuels qui ont contribué à forger l'évolution des sociétés industrielles et qui, aujourd'hui, restent aigus (35 heures, précarité, chômage, " petits boulots ", discriminations à l'embauche, nouvelles pathologies liées au travail, etc.). A la fin du XVIIIe siècle, les premiers pays industriels avaient proclamé les grands principes libéraux pour le marché du travail. Or, ce dernier, qui semblait répondre aux conditions d'une concurrence pure et parfaite, s'est révélé très conflictuel. Aucun marché n'a ce caractère si constant et affirmé. C'est le seul dont les conflits - les grèves -font l'objet d'un recensement par les statistiques officielles (en France, depuis 1890). Finalement, le législateur est revenu en arrière en concédant aux acteurs de ce seul marché le droit à se coaliser, c'est-à-dire à se comporter en monopoleurs. Puis il a poursuivi jusqu'à bâtir un droit spécial pour le travail. Les théories économiques contemporaines ont le plus grand mal à rendre compte de ces spécificités. Après avoir présenté les caractéristiques historiques de ce marché, cet ouvrage développe deux voies explicatives. Le marché du travail se caractérise par une asymétrie de rapport de force qui fait que l'offre de travail n'est pas autonome de la demande mais lui est subordonnée. Cela entraîne un mécanisme de marché totalement différent... Le progrès technique présente une double dimension par le fait qu'il contribue, d'une part, à accroître la productivité du travail et, d'autre part, à stimuler la consommation. Or, rien ne garantit que les deux dynamiques soient égales entre elles sur une longue période... Le raisonnement, développé à partir des fondamentaux microéconomiques, débouche sur deux problèmes cruciaux de régulation économique: le partage de la valeur ajoutée et celui du travail dans la société. Au-delà, il permet de comprendre pourquoi le travail a été et reste au c?ur de toute la problématique sociale, idéologique et politique.
Voici plus de 40 ans qu'économistes et politiques s'échinent à faire reculer le chômage de masse, la précarité et les inégalités sociales. En vain. Dans tous les pays développés, la situation, examinée sous l'angle du chômage ou des inégalités, s'est dégradée par rapport à celle qui a prévalu durant les « Trente glorieuses ». Parallèlement, le taux de croissance économique n'a cessé de s'affaiblir en dépit d'un endettement public de plus en plus élevé. L'ambition de cet ouvrage est de fournir une explication à cette inversion de tendance et à l'incapacité des décideurs politiques d'enrayer cette dégradation de la situation. Sur la base d'un examen attentif et comparatif de l'histoire économique et sociale des XIXe et XXe siècles, l'auteur montre que cette incapacité vient du fait que le corpus théorique dominant, sur lequel s'appuient la grande majorité des économistes, des commentateurs de l'économie et des décideurs politiques, souffre de deux lacunes majeures. L'une les empêche de comprendre comment fonctionne réellement le marché du travail ; l'autre ne leur permet pas de saisir pleinement ce qui détermine la croissance économique à long terme et quelles conséquences il en résulte pour l'emploi. Cet ouvrage s'adresse, non seulement à tous les étudiants, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d'ingénieurs et de commerce, IEP, etc.), mais aussi à toute personne soucieuse de comprendre les problèmes économiques et sociaux d'aujourd'hui (chômage de masse, inégalités, précarité, déclassements, crises, etc.).
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.