Le marché du travail. L'esprit libéral et la revanche du politique
Vercherand Jean
PETER LANG AG
59,30 €
Epuisé
EAN :9782807606548
Voici plus de 40 ans qu'économistes et politiques s'échinent à faire reculer le chômage de masse, la précarité et les inégalités sociales. En vain. Dans tous les pays développés, la situation, examinée sous l'angle du chômage ou des inégalités, s'est dégradée par rapport à celle qui a prévalu durant les « Trente glorieuses ». Parallèlement, le taux de croissance économique n'a cessé de s'affaiblir en dépit d'un endettement public de plus en plus élevé. L'ambition de cet ouvrage est de fournir une explication à cette inversion de tendance et à l'incapacité des décideurs politiques d'enrayer cette dégradation de la situation. Sur la base d'un examen attentif et comparatif de l'histoire économique et sociale des XIXe et XXe siècles, l'auteur montre que cette incapacité vient du fait que le corpus théorique dominant, sur lequel s'appuient la grande majorité des économistes, des commentateurs de l'économie et des décideurs politiques, souffre de deux lacunes majeures. L'une les empêche de comprendre comment fonctionne réellement le marché du travail ; l'autre ne leur permet pas de saisir pleinement ce qui détermine la croissance économique à long terme et quelles conséquences il en résulte pour l'emploi. Cet ouvrage s'adresse, non seulement à tous les étudiants, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d'ingénieurs et de commerce, IEP, etc.), mais aussi à toute personne soucieuse de comprendre les problèmes économiques et sociaux d'aujourd'hui (chômage de masse, inégalités, précarité, déclassements, crises, etc.).
Nombre de pages
277
Date de parution
01/10/1994
Poids
343g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782807606548
Titre
Le marché du travail. L'esprit libéral et la revanche du politique
Auteur
Vercherand Jean
Editeur
PETER LANG AG
Largeur
210
Poids
343
Date de parution
19941001
Nombre de pages
277,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Partant des spécificités historiques du marché du travail, l'ouvrage de Jean Vercherand en propose une reconstruction théorique avec des implications importantes sur les théories de la consommation et de la croissance. Durée du travail, niveau des salaires, conditions de travail et insécurité de l'emploi... Autant de sujets conflictuels qui ont contribué à forger l'évolution des sociétés industrielles et qui, aujourd'hui, restent aigus (35 heures, précarité, chômage, " petits boulots ", discriminations à l'embauche, nouvelles pathologies liées au travail, etc.). A la fin du XVIIIe siècle, les premiers pays industriels avaient proclamé les grands principes libéraux pour le marché du travail. Or, ce dernier, qui semblait répondre aux conditions d'une concurrence pure et parfaite, s'est révélé très conflictuel. Aucun marché n'a ce caractère si constant et affirmé. C'est le seul dont les conflits - les grèves -font l'objet d'un recensement par les statistiques officielles (en France, depuis 1890). Finalement, le législateur est revenu en arrière en concédant aux acteurs de ce seul marché le droit à se coaliser, c'est-à-dire à se comporter en monopoleurs. Puis il a poursuivi jusqu'à bâtir un droit spécial pour le travail. Les théories économiques contemporaines ont le plus grand mal à rendre compte de ces spécificités. Après avoir présenté les caractéristiques historiques de ce marché, cet ouvrage développe deux voies explicatives. Le marché du travail se caractérise par une asymétrie de rapport de force qui fait que l'offre de travail n'est pas autonome de la demande mais lui est subordonnée. Cela entraîne un mécanisme de marché totalement différent... Le progrès technique présente une double dimension par le fait qu'il contribue, d'une part, à accroître la productivité du travail et, d'autre part, à stimuler la consommation. Or, rien ne garantit que les deux dynamiques soient égales entre elles sur une longue période... Le raisonnement, développé à partir des fondamentaux microéconomiques, débouche sur deux problèmes cruciaux de régulation économique: le partage de la valeur ajoutée et celui du travail dans la société. Au-delà, il permet de comprendre pourquoi le travail a été et reste au c?ur de toute la problématique sociale, idéologique et politique.
Cet ouvrage est d'abord un manuel de cours qui présente les principaux thèmes d'économie politique (microéconomie et macroéconomie) abordés en enseignement supérieur, dans les programmes de premier cycle à l'université, en IEP, écoles de commerce, écoles d'ingénieurs, etc. Les objectifs recherchés envers les étudiants visent à ce qu'ils : saisissent bien la construction d'ensemble du raisonnement économique, sa cohérence interne, ses principes fondamentaux, tout en situant les points qui font débat chez les économistes et qui conduisent aux différentes écoles de pensée ; s'emparent de ces principes fondamentaux afin d'analyser, de décortiquer, une réalité souvent complexe. Pour ce faire, des exemples empruntés à l'actualité étayent les démonstrations ; s'approprient la démarche scientifique pour comprendre le réel. Ensuite, cet ouvrage est un essai d'économie politique en ce sens qu'il développe deux hypothèses, introduites au départ en microéconomie : L'asymétrie de rapport de force entre employeur et employé, avec ses conséquences sur l'offre de travail, puis sur les déséquilibres économiques qui peuvent s'ensuivre sur courte (ou moyenne) période ; les innovations dans les biens de consommation, avec leurs effets sur la propension à consommer, puis sur la dynamique de la consommation et la demande globale de travail, en longue période. Ces deux hypothèses permettent de comprendre pourquoi le marché du travail a été très conflictuel historiquement (et le reste), avec des revendications récurrentes sur les salaires mais aussi sur la durée du travail, et pourquoi un Droit du travail, dérogatoire aux grands principes libéraux, a été bâti dans tous les pays industriels afin de protéger les travailleurs... In fine, elles ouvrent la voie à une synthèse entre la théorie néoclassique, Marx, Keynes et Schumpeter. C'est la grande originalité de cet ouvrage, Ce manuel clair, rigoureux, privilégiant un raisonnement graphique beaucoup plus accessible et parlant, séduira les étudiants soucieux de relier la théorie à la réalité concrète. Il intéressera également tous ceux qui ne se satisfont pas d'une "pensée unique", quel que soit leur niveau universitaire. Ils y trouveront les outils théoriques de réflexion pour les débats sur la croissance, le chômage, la "RTT", la législation du travail, le rôle de l'Etat, la "mondialisation libéral", etc.
Comment expliquer la popularité du football à l'échelle européenne ? Une des pistes pour répondre à cette question est d'étudier le rôle de l'Union des associations européennes de football (UEFA) qui n'a eu de cesse d'agir en vue de renforcer les échanges footballistiques au niveau européen. À partir du dépouillement d'archives inédites, ce livre répond à un vide historiographique en proposant de retracer la genèse et la formation de l'UEFA dans une perspective globale et qui privilégie le long terme. Nous défendons ici la thèse que la mise en place de cette organisation au milieu des années 1950 est un tournant dans l'histoire du football européen. Trois axes principaux complémentaires sont développés tout au long de cet ouvrage. Le premier traite du rôle de la FIFA (Fédération internationale de football association), puis de l'UEFA dans le développement d'une dynamique européenne du jeu. Le deuxième questionne la possibilité qu'ont les dirigeants du football de créer un organisme qui transcende les barrières de la Guerre froide (à sa fondation, l'UEFA compte une trentaine de pays européens). Finalement, le troisième interroge les raisons de la constitution de l'UEFA durant les années 1950 ainsi que le modèle d'organisation choisi par ses promoteurs.
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.