Bulletin d'histoire et d'épistémologie des sciences de la vie Volume 27 N°1, mai 2020
Verardi Donato
KIME
16,00 €
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EAN :9782841749751
Le premier numéro de l'année 2020 du Bulletin de la Société d'Histoire et d'Epistémologie des Sciences de la Vie sera un numéro d'articles aux thématiques variées. Nous proposerons un panorama des recherches actuelles dans les champs de l'histoire de la biologie, de la médecine et de la psychologie. Dans un article intitulé un secret de la nature entre science médicale et demonologie, Donato Verardi nous présentera l'originalité des recherche de J. -B. Porta sur le venin des vipères. Puis Sarah Yvonnet nous parlera des corrélations entre l'étiologie du cancer et les stratégies thérapeutiques dans un article intitulé How do changes in the theory of cancer etiology impact the development of therapeutic strategies ? . Sonia Dheur et Sven J. Saupe développeront la thématique des scores polygéniques pangénomiques comme nouvelle forme de mesure de l'humain ; puis Nicolas Brault nous parlera du "biais de Berkson" et la question de la scientificité de l'épidémiologie. Sylvain Bosselet interrogera la transposition des Hétérochronies biologiques en psychologie à travers l'analyses d'étapes fondamentales dans l'histoire de la psychologie. Benjamin Leroux nous proposera une analyse originale d'Henri Devaux (1862-1956) et ses Cahiers d'expériences afin de questionner la thématique de la linéarité des recherches scientifiques et des récits qu'en font les savants. Enfin, Nicolas Maughan nous parlera des Extrêmes climatiques et dynamique des réseaux scientifiques : la naissance de la communauté d'amateurs météophiles en Provence au XVIIIe siècle.
Nombre de pages
128
Date de parution
03/06/2020
Poids
164g
Largeur
146mm
Plus d'informations
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EAN
9782841749751
Titre
Bulletin d'histoire et d'épistémologie des sciences de la vie Volume 27 N°1, mai 2020
Auteur
Verardi Donato
Editeur
KIME
Largeur
146
Poids
164
Date de parution
20200603
Nombre de pages
128,00 €
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Verardi Bocca francisco ; Armiliato Vinicius ; Gia
Résumé : Les travaux de Georges Canguilhem ont été largement étudiés par les chercheurs brésiliens. Son oeuvre a été initialement introduite au Brésil dans les années 1970. Depuis lors, ses recherches sont utilisées pour appuyer les débats, surtout dans le domaine de la santé. Cependant, avec l'organisation de la publication de ses oeuvres complètes à partir des années 2010, son oeuvre gagne de nouveaux regards : d'outil de réflexion sur des domaines divers (la santé, l'épistémologie, l'histoire, la philosophie) elle devient elle-même objet d'investigation conceptuelle. Les études réunies ici permettent de se pencher sur des spécificités de l'oeuvre de Canguilhem, suivant ses incursions dans le vitalisme, la médecine, les thérapies de guérison, l'épistémologie, la psychologie, la psychanalyse, la normativité et la politique. Thèmes au sujet desquels Canguilhem a présenté des élaborations sophistiquées dans lesquelles nous trouvons un terrain fertile pour la production de nouvelles élaborations philosophico-conceptuelles.
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.