Extrait de l'introduction«Savez-vous pourquoi cette Terre est-elle la "Terre sainte"?» me demandait l'autre jour un frère ancien, qui vit à Jérusalem depuis des décennies.Et sans me laisser le temps de répondre, il ajouta: «Parce que c'est le lieu au monde où l'on pèche le plus au nom de Dieu!»Sa boutade condensait à elle seule mon état d'esprit, au bout de toutes ces années à Jérusalem. Quelques mois plus tôt, alors que je finissais de mettre au point une intervention sur le rôle des religions dans la promotion de la paix en Terre sainte pour le Forum Mondial des Religions pour la Paix à Paris, j'avais été étreint par une profonde lassitude. Le sentiment qu'une boucle était bouclée.Depuis dix ans je m'étais laissé envoûter par Jérusalem et captiver par la Terre Sainte, son extraordinaire richesse humaine et son formidable potentiel interreligieux. Et soudain, au bout de dix ans, je découvrais (ou j'admettais?) que «le roi est nu», comme dans le conte.Les généreuses rhétoriques interreligieuses ne pourraient jamais masquer la réalité du sort fait aux Palestiniens par Israël, la misère sociale des uns et le drame moral des autres qui finissent par y perdre leur âme. Le texte que j'achevais d'écrire, au terme de nombreuses recherches dans les milieux juifs et musulmans ouvrant pour la paix, était largement politique.Que de chemin parcouru depuis les méditations poétiques écrites durant mes premières déambulations esthétiques dans Jérusalem et dans les Territoires encore traversés du souffle des accords d'Oslo, en 1999, jusqu'à ces pages un peu désabusées sur le dialogue interreligieux.Du poétique à la théologie, en passant par la politique: ce livre reflète un itinéraire intérieur de découverte progressive des problèmes de la Terre sainte. Il a surtout valeur de témoignage. Le ton est parfois vif; du moins ai-je tâché, tout au long de ces années, de ne rien écrire dont je ne puisse parler en face avec des amis israéliens ou palestiniens.Sont ici retravaillés, à destination du grand public, des essais écrits tout au long des dix dernières années, en marge d'une activité universitaire de recherche et d'enseignement bibliques et théologiques. Quelques-uns sont inédits, la plupart ont déjà connu une forme de publication. On n'a pas voulu gommer entièrement les naïvetés de plusieurs en particulier des premières, marquées par quelques préjugés sur la culture arabe. Elles témoignent de la découverte progressive d'une réalité qui s'avère de plus en plus complexe.
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Nombre de pages
496
Date de parution
23/11/2012
Poids
580g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782360400829
Auteur
Venar Olivier-Thomas
Editeur
ARTEGE
Largeur
145
Date de parution
20121123
Nombre de pages
496,00 €
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L'Ecriture doit être "l'âme de la théologie", répète-t-on volontiers depuis le XIXe siècle, comme pour prévenir les théologiens de s'égarer loin de la Bible dans des abstractions ou des systèmes trop humains. Or il y eut une époque où l'Ecriture était non seulement l'âme, niais la chair de la théologie. Une époque où les théologiens empruntaient à la Bible non seulement des idées, mais encore un langage et une poétique, au point que les deux, Ecriture et théologie, étaient appelées du même nom: Pagina sacra, "page sacrée". Cette époque fut aussi celle où la théologie se constitua comme "science", s'ouvrant grand aux lumières de la raison. Alors vivaient des saints de l'intelligence tels Bonaventure, le franciscain ou Thomas d'Aquin, le dominicain. De leurs lectures des Écritures ont jailli des milliers de pages écrites sur Dieu, aussi audacieuses que des cathédrales, aussi chatoyantes que des rosaces gothiques. En dialogue avec cette époque, cet ouvrage propose de retrouver le secret de la continuité entre écriture humaine et poétique divine qui a produit tant de chefs-d'œuvre dans certaines pratiques oubliées: le Livre, le Crucifix et l'Eucharistie. D'une lecture de la Bible conjuguant foi et critique, aux esthétiques de l'adoration du Crucifix et de la communion eucharistique, Pagina sacra contemple le Verbe divin qui se noue à la voix humaine pour la rendre capable de dire Dieu. Exégèses contemporaine et médiévale, histoires de l'art et de la culture, littérature, théorie littéraire et théologie spéculative sont ici mises en oeuvre pour retrouver "la clé du festin ancien" dont nous sommes tous en quête depuis Rimbaud.
Résumé : Depuis Platon et les Stoïciens, l'on sait que l'idéal est indicible. Faut-il pour autant désespérer de sa recherche et de son expression ? La réponse des poètes a toujours été celle du mystère, de la métaphore, qui leur permet de dire l'absolu sans le profaner et d'affirmer la présence du divin dans la création. " Elle est retrouvée ! - Quoi ? l'Eternité - C'est la mer mêlée - au soleil ". En entonnant "le chant raisonnable des anges" à la suite de Rimbaud, bien des poètes modernes et contemporains retrouvent des formules employées jadis par Thomas d'Aquin. Dans son usage lucide de la parole et du symbole, en effet, la démarche du grand théologien gothique ressemblait à celle des poètes modernes, qui n'acceptent plus qu'avec une "réserve extrême" les "nécessaires élans de leur esprit, de leurs voix" (Bonnefoy). L'un trouve le mystère dans le symbolisme de l'être, qui manifeste à la fois le reflet de Dieu et le caractère obscur de la lumière ; les autres tentent, en parlant, la traversée de l'espace sensible, pour rejoindre, en toute chose, l'eau sacrée de la présence. Premier volet d'une réflexion en trois volumes sur la parole et la beauté dans la théologie, ce livre veut rouvrir le dialogue entre théologiens et poètes en s'intéressant à ce qu'il y a de théologique dans la littérature, et à ce qu'il y a de littéraire dans la théologie, en particulier dans la Somme de théologie de Thomas d'Aquin. " Ceux qui manient la parole sont plus près de Dieu " (Ph. Jaccottet) : Olivier-Thomas Venard convoque ici de nombreux poètes, de Mallarmé à Lemaire, pour arracher littérature et théologie à une trop longue saison en enfer et dégager les contours d'une véritable "poétique de la théologie".
Après Littérature et théologie, une saison en enfer, premier tome de sa trilogie sur la poétique de la théologie, Olivier-Thomas Venard aborde dans ce volume la question de l'être du langage et de la place qui lui est faite dans le dire théorique, qu'il soit linguistique, philosophique ou théologique. Quelle est l'origine du langage ? Est-il révélé ? Est-ce le fruit d'une lente maturation humaine ? Comment les anges parlent-ils ? Peut-on penser sans paroles ? Les choses ont-elles un langage ? Reprenant la méthode dialogale du premier volume, l'auteur ne se tourne plus vers les poètes mais vers les philosophes et les théologiens pour élucider la question de l'origine du langage. Aux côtés de Thomas d'Aquin, exemple privilégié, Jacques Maritain, Etienne Gilson, Louis de Bonald, mais aussi Emile Benvéniste, Jacques Derrida ou Jean-Louis Chrétien sont quelques uns des interlocuteurs choisis en raison de leurs réflexions sur la langue théologique. Au terme de cette recherche, Olivier-Thomas Venard arrive à cette conclusion, qui prépare les développements proprement liturgiques et mystiques du troisième volume : le langage humain participe au Logos, à la Parole par excellence, en qui il prend sa source. Il en est comme une mystérieuse " pré-incarnation ", et quand l'homme en prend conscience, en découvrant l'Incarnation du Logos - Jésus-Christ - il réalise en même temps que la parole humaine n'est pas faite d'abord pour posséder, mais pour admirer. La connaissance s'épanouit alors spontanément en louange, la quête de la vérité de tout être et de Dieu devient doxologie.
Où faut-il chercher le sens littéral de l'Ecriture : plutôt du côté de l'histoire dont le texte parle, ou plutôt du côté des effets littéraires qu'il produit ? Membres ou invités de l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem dans le cadre du projet scientifique "La Bible en ses Traditions" , douze universitaires, de huit nationalités différentes, parcourent ici l'espace qui va d'une approche du sens littéral à l'autre. Appuyé sur des exemples précis tirés de toute la Bible, chacun s'efforce de donner sa définition du sens littéral et les raisons qui le poussent à l'adopter. Exégèse, histoire de l'exégèse, traductologie, philologie, assyriologie, patrologie, théologie, littérature comparée, études médiévales, philosophie du langage, herméneutique, théologie sont convoquées pour scruter le foisonnement de la lecture littérale de l'Ecriture à travers les âges, et élaborer la problématique actuelle du sens littéral. -- Where should we seek the literal meaning of the Scriptures ? In the history of the periods the texts refer to, or in the literary effects they produce ? Members and guests of the French Biblical and Archaeological School of Jerusalem together with twelve academics of eight different nationalities, working in the context of the scientific project 'The Bible in its Traditions', explore a domain that spans from the literal approach to the other. Based on precise examples from the Bible, each one strives to give his definition of the literal meaning and his reasons for adopting it. Exegesis, history of exegesis, traductology, philology, Assyriology, patrology, theology, comparative literature, medieval studies, philosophy of language and hermeneutics are all employed to investigate the multiple possibilities of literal readings of the Scriptures through the ages, and to elaborate a modern problematic of literal meaning.
En un coup d'oeil, dans un format idéal, visualisez les informations essentielles pour la liturgie de chaque jour de l'Année C depuis l'entrée en Avent (1er décembre 2024) à la fin de l'année liturgique (novembre 2025) : -La couleur liturgique. -La solennité, fête ou mémoire à célébrer. -La référence des textes liturgiques. -La semaine correspondante du psautier pour la liturgie des heures. -Les indications du calendrier lunaire. Et chaque mois, unissez-vous à l'intention de prière du pape et aux grands temps de célébration de l'Eglise (Journées mondiales, semaines de prière...).
On connaît ces expressions car on les entend sans cesse, elles font partie du langage courant : "Une bible", "Pauvre comme Job", "A Pâques ou à la Trinité", "Jeter la première pierre", "Etre aux anges", "Pleurer comme une Madeleine", "Oeil pour oeil, dent pour dent", "Crier sur les toits","Une période de vaches maigres", "Un travail de bénédictin", etc, ... mais sait-on qu'elle proviennent de la Bible et de la culture chrétienne ? Voici réunies une centaine d'expressions de la vie de tous les jours qui sont issues d'épisodes de la Bible ou de la tradition chrétienne, L'auteur raconte leur origine et les situe dans le cadre biblique, Ces expressions retrouvent alors toute leur saveur et leur profondeur. Une découverte de la foi à travers un parcours culturel et spirituel qui enrichira les enfants et les plus grands.
Résumé : "La crise de l'Eglise ne fait que commencer ! " affirmait déjà en 1969 Joseph Ratzinger, alors professeur de théologie. A plus de 50 ans de distance, ces paroles sont devenues prophétiques : derrière la crise des abus sexuels, existe une grave crise de la foi et de la morale qui affecte particulièrement le Peuple de Dieu. Cet ouvrage, sous la plume d'un successeur des Apôtres, soucieux, en communion avec le Pape et tous les évêques, de "garder fidèlement la foi catholique reçue des Apôtres" , a pour objet de donner une parole d'autorité pour fortifier la foi des fidèles, parfois ébranlée, sur le mystère de l'Eglise, le sacerdoce, la formation de laïcs et la mission prophétique de l'Eglise. La conviction qui traverse cet essai est d'abord que les vrais réformateurs de l'Eglise, ce sont les saints ! Parce que l'Eglise est un mystère de communion missionnaire, son avenir passera, non par une préoccupation excessive de ses structures et de son fonctionnement, ni par le souci de s'adapter aux évolutions du monde, mais par une pastorale renouvelée de la sainteté qui trouve son expression achevée dans le témoignage rendu à la Vérité. Mgr Marc Aillet est évêque du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron.
L'Anthologie part de l'acquis du Nouveau Manuel de Patristique (Artège, 2024) qu'elle vient compléter sans le reprendre, en proposant les textes-clefs des différents Pères. Rien ne remplace, en effet, la lecture directe des textes, dont l'interprétation est parfois infinie, comme celle des Confessions d'Augustin. Il n'est cependant pas toujours possible d'avoir une bibliothèque à sa disposition et une introduction est précieuse et sert de table d'orientation afin de lire les textes de référence. C'est aussi une chance d'avoir des spécialistes de chaque Père qui ouvrent les trésors de leurs oeuvres au lecteur, en allant d'emblée à l'essentiel, ce qui évite, par exemple, de se perdre dans le dédale des polémiques, qui étaient utiles à l'époque, mais qui ne nous concernent plus directement. Pour aider le lecteur, chaque spécialiste, ayant réalisé une présentation, tant dans le Nouveau Manuel que dans l'Anthologie, rend compte de son choix de textes et introduit des titres pour chaque passage, ainsi qu'une brève présentation, afin de les situer dans leur époque et dans l'oeuvre de chaque Père. Loin d'opter pour des morceaux choisis, nous proposons des textes envisagés dans toute leur ampleur. En lisant les différents passages de l'Anthologie, on pourra mesurer à quel point les Pères de l'Eglise sont nos Pères dans la foi et nos frères dans la vie de l'Esprit. Sous la direction de Marie-Anne Vannier, professeur de Théologie à l'université de Lorraine. Membre de l'Institut universitaire de France. Rédactrice en chef de Connaissance des Pères de l'Eglise. Elle a écrit de nombreuses publications sur S. Augustin, Jean Cassien, Maître Eckhart et les mystiques rhénans. Ont contribué à cet ouvrage : Elie Ayroulet, Agnès Bastit-Kalinowska, Laurence Brottier, Aline Canellis, Régis Courtray, Denis Dupont-Fauville, Jacques Elfassi, Cécile Faivre, Job Getcha, Philippe Henne, Philippe Molac, Paul Mattei, Gérard Nauroy, Colette Pasquet, Lorenzo Perrone, Jean-Marc Vercruysse, Ugo Zanetti .