Autrefois, lorsqu'on lui demandait si elle était juive, Léa Veinstein répondait : "Mon arrière-grand-père était rabbin ! " De ce dernier pourtant, elle ne savait rien, pas même le prénom : Isaac. La mémoire familiale avait préféré l'effacer... Pourquoi ? C'est ce que Léa décide un jour d'élucider, alors que tout dans sa vie la ramène vers un judaïsme qu'elle avait longtemps tenu à distance : ses études de philosophie, sa rencontre avec Jérémie, la naissance de son fils... Isaac chantait à l'époque où il n'était encore que ministre officiant à la synagogue de Neuilly. Tous ceux qui l'ont connu se rappellent sa voix magnifique. Mais lorsque Paris fut occupé, et le rabbin de Neuilly contraint de fuir, Isaac prit sa relève. Le régime de Vichy lui octroya une carte de légitimation - découverte bouleversante pour Léa : ce papier signifiait-il qu'Isaac avait collaboré, ou choisissant de rester, ne s'était-il engagé à protéger sa communauté? Dans ce récit très personnel, Léa Veinstein ébauche des réponses comme on se fraye un chemin, tantôt indignée, inquiète, ou apaisée. Grâce aux témoins d'hier et d'aujourd'hui, grâce aux documents qu'elle retrouve au cours de son enquête, elle parvient à nous offrir un texte tendre et sans complaisance : hommage à l'aïeul effacé, hommage à la famille... Et tentative de comprendre, à une époque où l'antisémitisme ressurgit de façon terrifiante, ce que signifie " être juif " : une identité bien sûr, une transmission - une liberté, surtout.
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Nombre de pages
144
Date de parution
13/02/2019
Poids
168g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782246818243
Titre
Isaac
Auteur
Veinstein Léa
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
168
Date de parution
20190213
Nombre de pages
144,00 €
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Résumé : "Peu de temps avant le confinement, j'ai entendu parler d'une histoire rocambolesque se déroulant en Israël autour des manuscrits de Kafka. Je savais que de son vivant, il avait très peu publié, et qu'il avait laissé à son ami Max Brod ce testament impossible, lui demandant de tout détruire. J'ignorais que Max avait sauvé ces manuscrits d'une série d'autres destructions : fuyant les autodafés nazis, ils vont être glissés dans une valise pour quitter Prague et rejoindre Tel-Aviv, être cachés dans un appartement décati envahi par des chats errants, être revendus clandestinement en Allemagne. Et se retrouver au coeur d'une saga judiciaire qui durera plus de quarante ans. Un roman kafkaïen - presque trop. Mais cette histoire s'est mise à m'obséder. A l'issue du dernier procès, les manuscrits avaient tous été rassemblés à la Bibliothèque nationale de Jérusalem. J'ai attendu que les frontières rouvrent, et je suis partie. Il fallait que je suive les traces de ces sauvetages. Et que j'aille chercher Kafka". Les manuscrits de Kafka auraient pu être des personnages de ses livres. En partant à leur recherche, Léa Veinstein ressuscite nos premières lectures de Kafka, et révèle l'attachement unique qui nous lie à lui.
Résumé : Elles sont des femmes de tous horizons et de toutes les régions de France. Adolescentes ou jeunes adultes, elles ont été confrontées, avant la loi Veil de janvier 1975, à l'événement qu'est un avortement clandestin. Que savaient-elles de leur corps et de la sexualité? Qui les a accompagnées au coeur de la clandestinité? Comment ont-elles mis fin à leur grossesse ? Comment ont-elles survécu ? Ces femmes, aujourd'hui âgées, ont dû se débrouiller seules ; elles ont pratiqué l'avortement ou y ont été contraintes. Leurs témoignages, depuis leur salon, leur cuisine, reflètent les réalités de l'époque et un pan méconnu de notre histoire collective : la variété des méthodes abortives, la solitude, la honte, le bricolage généralisé. Et, souvent, la prison ou la mort. Au printemps 2024, l'Institut national de l'audiovisuel a entrepris une collecte d'envergure sur le vécu ordinaire de l'avortement clandestin. Plusieurs centaines de témoignages et 79 entretiens filmés en sont issus. Mises en récit par Léa Veinstein, les paroles qui forment ce livre sont un maillon essentiel de l'histoire des femmes et un puissant appel à la vigilance.
Résumé : Traces de l'"amour de loin" de Franz Kafka et Milena Jesenská, ces lettres inscrivent l'intensité de leur passion fulgurante, faite de manque, d'attente, de quelques éclairs de bonheur et, surtout, de peur. A Milena n'est pas une simple correspondance, c'est un objet littéraire fascinant, central dans l'oeuvre de Kafka et indispensable à sa compréhension.
Gilles Veinstein nous transporte au coeur de l'Empire ottoman des XIVe-XVIIe siècles, en l'appréhendant par son institution politique la plus emblématique : les esclaves du sultan ou, pour reprendre la formulation ottomane, les "esclaves de la Porte". Si ces esclaves partagent avec l'ensemble de la population servile de l'Empire ottoman les traits inhérents à leur condition, le rang qu'ils occupent dans l'Etat et dans la société correspond assez peu au cliché du " personnel " du sultan. Ces esclaves de la Porte témoignent d'un phénomène beaucoup plus ancien qui n'est pas propre à l'Islam mais qui. à partir de l'Empire abbasside au IXe siècle de notre ère, a connu dans plusieurs régimes musulmans un développement et une place d'une grande importance : l'esclavage gouvernemental ou étatique. En un sens, dans ce domaine comme dans bien d'autres, l'Empire ottoman ne fait que s'inscrire dans la suite des Etats musulmans antérieurs. Cependant, ici comme ailleurs, il renouvelle sur plus d'un point l'institution ancienne : on songe d'abord à cette méthode si décriée de recrutement, le devsirme, ou "ramassage" de jeunes garçons sujets du sultan. La présente édition, issue des cours de Gilles Veinstein au Collège de France en 2009 et 2010, a été élaborée par Elisabetta Borromeo à partir d'un premier jet manuscrit, complété par l'enregistrement audio des cours, puis annotée.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.