
L'Ile du Cundeamor
Si vous n'aimez ni la mer, ni la montagne, ni la campagne, ça tombe bien: l'Ile du Cundeamor ne se passe nulle part. Si, malgré la mode de la world-littérature, vous résistez à vous apitoyer consciencieusement sur le sort de ces bons sauvagescrevant de faim, de guerre, de dictature ou d'acculturation, ça tombe encore mieux: voilà un Cubain de l'exil pour qui l'exil est matière à poétique plutôt qu'à bons sentiments. [...] Cette île mystérieuse où la tante Ulalume règne sur un panier de crabes-malfrats [...] se situe [...] théoriquement au large de Miami Beach. Outre qu'il utilise à peu près toutes les situations narratives imaginables (jusqu'à se déposséder de son livre, dont on apprendra in extremis quel en est l'auteur!), [Vazquez-Diaz] mélange tous les genres, avec une préférence marquée pour le feuilleton mélo. De temps en temps les personnages se mettent à parler aussi comme des livres, d'histoire ou de médecine [...]. Enfin, Vazquez-Diaz se joue des clichés de la littérature sud-américaine, en rajoute dans l'érotico-moite et la plante grasse. Mais s'il n'est dans l'Île du Cundeamor finalement question que d'amours, de cocufiages, de meurtres et de roses couleur de sang, le tout dans un style à faire pâlir d'envie une pub pour les infusions saveurs du soir, c'est que le cul et la politique sont ici inséparables: "Tout le monde m'a trahie", résume dès le début Betty Boop,désignant les cibles du livres: "Fidel Castro, Kennedy, mes amants." (Éric Loret, Purée de Morue, Libération, 13 novembre 1997.)L'écriture de Vazquez-Diaz, précise et désinvolte, solennelle et comique, élaborée et quotidienne, réussit à tirer d'éléments disparates une conclusion diaphane: le rêve de tous les Cubains, qu'ils copient de l'intérieur ou en exil, n'est autre que Cuba elle-même. (Ramon Chao, Le Monde, 10 avril 1998.)
| Nombre de pages | 380 |
|---|---|
| Date de parution | 04/11/2005 |
| Poids | 307g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9782714309013 |
|---|---|
| Titre | L'Ile du Cundeamor |
| Auteur | Vazquez-Diaz René |
| Editeur | CORTI |
| Largeur | 120 |
| Poids | 307 |
| Date de parution | 20051104 |
| Nombre de pages | 380,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Fredrika au paradis
Vazquez Diaz RenéRené Vazquez Diaz s'inspire de la figure réelle de Fredrika Bremer (1801-1865), romancière de renom qui eut un grand rôle en Suède, tant littérairement que politiquement, et fut très populaire notamment par ses prises de position dans la lutte féministe naissante. A partir d'un voyage réel qu'elle fit aux États-Unis et à Cuba, Vazquez Diaz confronte cette personnalité puissante à un monde plein de contradictions et d'injustices. Au contraire d'un Voltaire qui, dans Micromégas, se place volontairement dans un monde imaginaire pour construire un conte philosophique, Vazquez Diaz utilise des éléments bien souvent historiques pour créer un véritable univers romanesque qui éclaire le destin de personnages singuliers comme de Cuba. Le gouvernement colonial espagnol sent bien que l'île risque de lui échapper et réprime toute tentative de libération. La tentation de chercher dans le grand voisin du Nord un allié divise les révolutionnaires. Que Fredrika Bremer ait ou non croisé Narciso Lopez, le précurseur de l'indépendance cubaine, Sauvalle, rebelle né, un esclave noir à l'intelligence rare, R. W. Emerson, le grand poète américain, ou l'Evêque lubrique Tegnér, nous importent peu; ce qui nous fascine, c'est l'aventure d'une femme, pleine de passion et de sensibilité, qui observe et décrit magnifiquement la fin d'un monde où déjà sont présentés les contradictions futures (à l'impérialisme espagnol succèdera la volonté de puissance des États-Unis, à l'esclavagisme une autre forme de domination). Après L'Île du Cundeamor (1997) et L'Ere imaginaire (1999), René Vazquez Diaz nous surprend une nouvelle fois par son souffle romanesque - rare sous nos latitudes.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER21,65 € -

Un amour qui s'étiole
Vazquez Diaz RenéAprès L'Ere imaginaire et L'Ile du Cudeamor, René Vasquez Diaz achève sa trilogie consacrée à Cuba. Des femmes rebelles mais délicieuses. Des homosexuels défendant leur propre espace. Des déments qui portent en eux l'imaginaire de la mémoire collective cubaine. Le jeune héros de ce roman est un individualiste forcené, dangereux, affairé et fourbe... Oraclo n'accepte pas les vérités absolues ni les mensonges relatifs. Son malheur est de vouloir tuer son père et d'aimer toutes les femmes. En un mot, il est fou. Mais dans sa belle folie palpitent les rêves, la nostalgie, l'extravagance du malheureux mais admirable peuple cubain. Traduit de l'espagnol. Du même auteur : Fredrika au paradis.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,30 € -

SAVEURS DE CUBA
VAZQUEZ DIAZ RENEAprès avoir mangé, on peut penser à tout ou presque, disait ma grand-mère Celia : à la politique, à l'amour, à l'éducation, à la culture, à la religion et même aux affaires et à la réussite sociale. [...] J'ignore si ma famille a quelque chose de singulier. Cependant, dès que j'ai pu penser par moi-même, j'ai suspecté que cette relation obsessionnelle avec la " bonne bouffe " n'était pas seulement le problème de ma famille, mais une illustration supplémentaire de ce que l'on nomme l'identité cubaine. " De Cuba, nous connaissons la musique, les plages et Castro. Nous ignorons souvent qu'une gastronomie désormais fantasmée en est toute la substance. Ici plus qu'ailleurs priment la bonne chère et les souvenirs de ces plaisirs ! René Vazquez Diaz nous propose avec ce jubilatoire roman culinaire le récit de ses aventures personnelles et sa vision de l'île. Saveurs de Cuba mélange les recettes les plus alléchantes, avec un goût prononcé pour l'anecdote et l'investigation familiale. Le résultat est un livre délicieux et fascinant : par le biais de brèves et savoureuses notes littéraires, liées d'une façon ou d'une autre à la cuisine, l'auteur recrée l'atmosphère de son enfance, décrit les membres les plus sympathiques et les plus extravagantes de sa famille et, en de rapides flashs autobiographiques, évoque des instants de sa vie à Cuba et, depuis son exil, en Suède.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER21,65 € -

Exilia
Vazquez Diaz René ; Michel BernardCe livre est semblable à une île cernée par la nostalgie. Dans ces cinq récits unis par leur tension interne et leur trame argumentative, "le gamin amoureux" de ces pages est un authentique raconteur d'histoires tendres, violentes et déconcertantes. Il est aussi, parfois, un protagoniste ou un mystérieux personnage sans nom. Qui est Restituto, ce gamin qui tout jeune pratique la vivisection sur nombre d'animaux et devient un chirurgien dévoué sur les champs de bataille angolais, mais qui perd le combat le plus dangereux de sa vie contre (et en même temps pour) une femme qui l'aime sans qu'il le mérite? Dans la Saxophoniste le gamin narrateur perd à jamais sa première fiancée qui s'en va à Miami. Ses lèvres sont pour lui une île avec ses deltas, ses dunes, ses criques et ses coraux. Cette bouche émigrée a emporté avec elle la transparence du littoral de l'île de Cuba. Que se passera-t-il lorsque ces lèvres regrettées se mettront à parler anglais de l'autre côté du Détroit de Floride? Qui est l'évanescente et passionnée Exilia et qui est le jeune étranger qui retourne à Cuba sur les traces de son père? Quelle relation souterraine conserve ce père mort dans un lointain et froid pays avec le "gamin amoureux" et avec la vie de René Vazquez Diaz? Que signifie le côté d'ici et le côté de là-bas, sinon la lente décomposition de la conscience au fur et à mesure que s'égarent l'authenticité et les rêves? Exilia est peut-être le pouvoir ensorcelant de la rupture et de la nostalgie, une image des heurts de l'Histoire et de l'amour telle une hallucination qui assaillit l'homme de toutes parts. Exilia est l'altération que le temps et l'imagination imposent à ce que nous nommons "réalité": pourquoi notre vie et notre moi coïncident-ils si rarement? René Vazquez Diaz nous avait habitué à de longs romans foisonnants, Exilia prouve qu'il excelle dans la forme courte.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER18,25 €
Du même éditeur
-

Littérature et écologie. Le Mur des abeilles
Schoentjes PierreCe livre explore les rapports entre la littérature, l'environnement et l'écologie, dans une perspective écopoétique. Il est né du constat qu'avec la fin de la première décennie du 21e siècle la littérature française s'est mise à faire une place importante aux atteintes à l'environnement. L'écologie, longtemps suspecte dans l'univers littéraire, est aujourd'hui solidement ancrée dans la littérature d'imagination. Ce volume est donc d'abord un livre consacré à la littérature de l'extrême contemporain. Cela implique que les auteurs qui sont abordés ne disposent pas (encore) tous d'une grande visibilité. Alice Ferney, Maylis de Kerangal, Laurent Mauvignier, Jean Rolin ou Sylvain Tesson sont certes des auteurs largement célébrés, parfois simultanément par la critique universitaire et par le grand public cultivé. D'autres, Gisèle Bienne ou Claudie Hunzinger par exemple, ont depuis longtemps un cercle de lecteurs fidèles, mais ne sont pas nécessairement connus du plus grand nombre. Guillaume Poix, Frank Bouysse et Eric Plamondon ont émergé plus récemment, mais se sont déjà rendus visibles, souvent en obtenant des prix littéraires majeurs. Quoi qu'il en soit de leur notoriété, tous ces écrivains signent des oeuvres où la problématique environnementale est l'occasion de réfléchir aux moyens par lesquels l'écriture est à même de rendre compte des problèmes et des défis actuels en matière d'écologie.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER26,00 € -

Donato
Duve Eléonore de« Des bras contre du charbon ». Dans l?immédiat après-guerre, la Belgique cherche de la main-d??uvre pour exploiter ses mines. Elle scelle, en 1946, un accord avec l?Italie qui, en échange de l?achat prioritaire de charbon, enverra des milliers de jeunes travailleurs dans les mines belges.Originaire des Pouilles, Donato est l?un de ces ouvriers mineurs ayant tout quitté pour venir vivre et travailler au Pays noir. Ce livre raconte son histoire, ou plutôt il l?imagine à travers les yeux de Clio, la petite-fille de Donato, partie à la recherche de cette vie que son grand-père n?a jamais racontée.4e de couverture : « Des bras contre du charbon ». Dans l?immédiat après-guerre, la Belgique cherche de la main-d??uvre pour exploiter ses mines. Elle scelle, en 1946, un accord avec l?Italie qui, en échange de l?achat prioritaire de charbon, enverra des milliers de jeunes travailleurs dans les mines belges.Originaire des Pouilles, Donato est l?un de ces ouvriers mineurs ayant tout quitté pour venir vivre et travailler au Pays noir. Ce livre raconte son histoire, ou plutôt il l?imagine à travers les yeux de Clio, la petite-fille de Donato, partie à la recherche de cette vie que son grand-père n?a jamais racontée.Dans ce premier roman d?une extraordinaire inventivité langagière, Éléonore de Duve ravive tout un monde de sensations, de rencontres, d?existences entremêlées. Elle nous plonge, avec une prodigieuse force d?évocation, au c?ur de la jeunesse italienne de Donato, dans les collines lumineuses des Pouilles, jusqu?au noir sans fond de la mine. C?est une quête, aussi prudente qu?aimante, que Donato donne à lire : restituer la consistance d?une vie, en affirmant la capacité de la littérature à dire ce qui a été arraché et tu.Notes Biographiques : Éléonore de Duve est née en Belgique en 1989. Elle vit et travaille à Bruxelles. "Donato" est son premier roman.EN STOCKCOMMANDER21,00 € -

Sporen
Sintzen JuliaA l'origine, il y a un non, un non radical qui dure le temps d'une crise. Ce non, c'est celui de Rinske qui refuse de retourner vivre avec son mari, Wim. Mais, la crise finie, la vie reprend son cours comme si de rien n'était. La préparation d'une tasse de thé ou d'un gâteau. Une promenade en forêt. La cicatrice toujours douloureuse d'une balle reçue pendant la guerre en Indonésie. L'attente d'un amour sur le quai d'une gare. Sporen dit cette vie, celle de Rinske et de Wim, à travers les fragments qui la composent, dans les Pays-Bas de l'après-guerre. Une vie hantée par les traces (sporen), les ombres et les légendes. Sporen est un premier roman d'une intensité rare, entre l'enquête et le conte, où la violence de l'Histoire diffracte l'intime.EN STOCKCOMMANDER16,50 € -

Aventures du Baron de Münchhausen
Bürger Gottfried August ; Doré Gustave ; Gautier TA la faveur d'un style qui jongle avec la satire, s'égare dans le truculent et frise même la veine poétique, Bürger a donné au héros pittoresque une personnalité littéraire inégalée. La figure du héros chevauchant un boulet de canon, se sauvant d'un marécage en se tirant les cheveux, attachant son cheval à ce qu'il croit être un tronc d'arbre mais se révèle un clocher, appartient désormais à l'imaginaire collectif.EN STOCKCOMMANDER22,00 €
De la même catégorie
-

Le vieux qui lisait des romans d'amour
Sepúlveda LuisAntonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d'El Idilio les accusent à tort du meurtre d'un chasseur blanc, le vieil homme se révolte. Obligé de quitter ses romans d'amour ? seule échappatoire à la barbarie des hommes ? pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse, il replonge dans le charme hypnotique de la forêt.Luis Sepúlveda est né au Chili en 1949. Best-sellers mondiaux, ses romans traduits dans le monde entier sont disponibles en Points." Il ne lui faut pas vingt lignes pour qu'on tombe sous le charme de cette feinte candeur, de cette fausse légèreté, de cette innocence rusée. Ensuite, on file sans pouvoir s'arrêter jusqu'à une fin que notre plaisir juge trop rapide. "Pierre Lepape, Le MondeTraduit de l'espagnol (Chili) par François MasperoEN STOCKCOMMANDER6,55 € -

Trilogie de la brume/01/Le Prince de la brume
Zafon Carlos RuizRésumé : 1943, sur la côte atlantique de l'Angleterre, la famille Carver vient trouver refuge loin de la guerre dans un charmant village de pêcheurs où le temps s'est arrêté. Les deux aînés, Alicia et Max se lient très vite d'amitié avec Roland, un adolescent du coin, qui les entraîne à la découverte de l'épave d'un étrange vieux cargo. Derrière la demeure familiale, un mystérieux jardin statuaire semble quant à lui reprendre vie. Une terrible histoire hante les lieux, et un pacte passé jadis avec le Prince de la brume ? être aux mille visages, pire que le Diable ? est en train de refaire surface. Le premier roman ? qui ouvre la "Trilogie de la brume" ? de l'auteur de "L'Ombre du vent" et de son "Cimetière des Livres oubliés".EN STOCKCOMMANDER8,20 € -

Cronopes et Fameux
Cortázar JulioQuatrième de couverture Savez-vous lire l'heure en effeuillant un artichaut ? Tuer les fourmis à Rome ? Monter un escalier en connaissance de cause ? Poser correctement un tigre ? Vous faut-il des instructions pour pleurer ? Pour avoir peur comme il faut ? Vous arrive-t-il de jeter les timbres-poste que vous trouvez laids ? De tremper un toast dans vos larmes naturelles ? Avez-vous parfois envie de dessiner sur le dos d'une tortue une hirondelle ?Si vous répondez «oui» à six de ces questions, vous êtes un Cronope, un de ces êtres qui font, depuis quinze ans, carrière en Amérique latine : on dit - on écrit même dans la presse - que Monsieur X ou Y est ou n'est pas un Cronope authentique. Cela suffit pour que le lecteur sache à qui il a affaire.Dans le cas contraire, vous risquez d'être un de ces Fameux qui conservent leurs souvenirs enveloppés dans un drap noir : pour votre tranquillité, mieux vaut s'abstenir de lire ce livre.Publiées en Argentine en 1962, ces histoires sont le miroir du regard intime de Julio Cortázar. Elles lui ont même valu un siège au Collège de Pataphysique. Précédant les grands romans et les nouvelles fantastiques qui ont fait sa réputation en France, ces mini-textes éclairent le comportement de tant de personnages farfelus et graves qui sont les protagonistes des œuvres maîtresses de Cortázar.EN STOCKCOMMANDER8,10 € -

L'homme qui aimait les chiens
Padura LeonardoUne incroyable histoire où trahisons, mensonges, dénonciations et faux-semblants font sans cesse rebondir un récit haletant. " Télérama Sur la plage de La Havane, Iván, écrivain frustré, a recueilli les confidences d'un homme mystérieux, promenant deux lévriers barzoï. L'inconnu semblait connaître intimement Ramón Mercader, l'assassin de Trotski. Des années plus tard, Iván s'empare de cette rencontre : il retrace les trajectoires de Trotski et de Ramón, depuis la Révolution russe jusqu'à leur rencontre dramatique à Mexico... Leonardo Padura, né à La Havane en 1955, est romancier, essayiste, journaliste et auteur de scénarios pour le cinéma. La plupart de ses livres sont disponibles chez Points. Traduit de l'espagnol (Cuba) par René Solis et Elena Zayas Prix des librairies Initiales 2011EN STOCKCOMMANDER11,40 €
