Ce poème germanique de près de 6000 vers a été composé entre 822 et 84o, vraisemblablement vers 825, dans les premières années du règne de Louis le Pieux, par un érudit chrétien, sans doute compagnon du Frison Liudger. Ce dernier était le continuateur de l'oeuvre, en pays frison et saxon, des évangélisateurs anglo-saxons du VIIIème siècle, dont Willehad, lequel avait succédé à Boniface, tué en 754 à Dokkum alors qu'il poursuivait l'évangélisation entreprise par Willibrord. La langue utilisée, qualifiée de Vieux-Saxon par les spécialistes, était donc tout à fait familière à son auteur. Celui-ci, soucieux d'assurer le succès de l'Evangile dans les c?urs à la suite de la dure conquête par Charlemagne de la Frise Occidentale et du pays saxon, usa d'une langue connue des peuples riverains de la Mer du Nord au début du IXeme siècle. Surtout, il apporta au texte de l'Evangile, basé sur des manuscrits et travaux provenant de Fulda, abbaye fondée par Boniface, des adaptations d'ordre sociologique propres à susciter l'adhésion des peuples rudes et fiers de ces contrées nordiques. En ce sens, le Heliand n'est pas seulement une reprise de l'Evangile: il est aussi le document particulier par lequel les évangélisateurs des pays riverains de la Mer du Nord font entrer le lecteur dans la société des nouveaux convertis d'entre Weser, Ems et Lauwers, fraîchement vaincus et soumis par les Francs. La présente traduction, en prose, est accompagnée du texte germanique tel qu'édité à Halle en 1878 par Eduard Sievers, et de commentaires et annotations. Elle est précédée d'une introduction historique et d'un lexique de termes empruntés au Heliand et comparés à quatre langues germaniques proches, avec traduction en français.
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Nombre de pages
487
Date de parution
25/08/2008
Poids
664g
Largeur
140mm
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EAN
9782503528663
Titre
Heliand. L'Evangile de la mer du Nord
Auteur
Vanneufville Eric ; Rouche Michel
Editeur
BREPOLS PUBLISH
Largeur
140
Poids
664
Date de parution
20080825
Nombre de pages
487,00 €
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Jean-Marie Gantois, né en 1904, est demeuré en esprit sa vie durant, jusqu'à sa mort en 1968, ce jeune contemporain d'une époque caractérisée par des idéologies typiques de l'Entre-deux-guerres : nationalismes, impérialismes et colonialismes propices au racisme, suscitant des vocations politiques extrêmes issues de la gauche comme de la droite. Pour sa part, prêtre imprégné de sa Flandre rurale et catholique, l'abbé Gantois n'a pu éviter tout à fait le contact de cette atmosphère des années Trente et de ses confrontations idéologiques exacerbées par le verbe, l'écrit et de rudes manifestations antagonistes. Gantois a élaboré sa doctrine personnelle depuis les années 1920 et a placé son amour passionné et idéaliste voire mystique, de sa patrie flamande. Il a choisi d'exalter la germanité de sa région natale en chantant l'épopée de ces bas pays d'entre Somme et Mer du Nord, jusqu'à l'Ems, dont les fondations étaient, selon son concept, nordiques et sûrement pas méridionales et méditerranéennes. Peu à peu, il se résolut à afficher ouvertement, et avec quelque succès son idéologie pangermaniste européenne. Son attitude culmina alors sous l'occupation allemande de la France du Nord de 1940 à 1944, qu'il estimait protectrice pour son Vlaamsch Verbond van Frankrijk fondé avant 1930. Il ne se fourvoya pas dans le nazisme mais il s'affirma comme flamand des rives de la Mer du Nord et non pas français. A la libération, il fut évidemment arrêté, jugé, et condamné. Isolé en France, moins en Belgique, il adhéra aux idées fédéralistes en vogue, révisées selon ses conceptions particulières. Néanmoins, la revendication flamande ne trouva jamais grâce auprès de Paris. L'image de l'abbé Gantois servit de prétexte pour bloquer toute avancée dans ce domaine.
Aux Pays-Bas, les historiens ont intégré en partie, selon les territoires et les époques, l'histoire de la Flandre. Leurs collègues belges ont fait de même. En France, la Flandre de France, en tant que telle, a fait l'objet de différentes études, surtout par des historiens francophones. Il manquait à cet ensemble de travaux divers et non coordonnés, une vision globale et harmonisée, dépassant les clivages habituels et surtout tenant compte des apports néerlandophones. Bref, la lacune c'était le "point de vue flamand", forcément différent de celui de Paris, Bruxelles ou Amsterdam, habituellement véhiculé. C'est dans cet esprit qu'a été conçu et réalisé le présent ouvrage, qui s'appuie sur les racines de la Flandre médiévale en son intégralité, depuis l'Escaut jusqu'à la Scarpe, puis sur les modifications apportées par les princes et les monarques, depuis les Bourguignons jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Se pose aussi la question de l'identité flamande, celle d'un peuple divisé sur trois états. Ces derniers, plus ou moins motivés par la reconnaissance du peuple flamand, abordent différemment la question de cette identité.
Le fantasme ne soutient pas seulement le désir, il prépare aussi la création, voire la procréation ? celle d'un nouvel être humain, par exemple. Avant de venir au monde, l'enfant peut être désiré, attendu avec espoir, parfois pour donner un sens à la vie de ses géniteurs. Ses parents le nomment, le craignent parfois, se l'imaginent, l'identifient à un ancêtre : si l'enfant descend de ses parents, il est aussi l'enfant de leurs fantasmes. Le fantasme augmente et célèbre la vie, et l'enfant peut être son fruit. Mais il existe aussi des fantasmes qui amènent à la destruction. Le développement de la science et de la technologie défie le fantasme comme fenêtre sur le réel et ensevelit souvent le sujet sous un flot d'images obscènes. Il est donc temps de réarticuler avec Lacan " la logique du fantasme " grâce à laquelle le sujet peut trouver, dès son enfance, son être de désir. Dans ce cas, l'être parlant a une chance non seulement de vivre en accord avec son désir mais aussi de sublimer ses fantasmes en réalisant des projets porteurs de vie en faveur de la communauté humaine
Alors que s?effondre l?idée d?une identité du sujet à portée universelle (nationale, politique, familiale ou autre), nous cherchons désespérément un appui sur quelque chose qui nous appartienne en propre, sans aucune contestation possible. Or, le corps semble répondre à cette exigence contemporaine : habeas corpus. De croire que nous l?avons, nous en venons même à imaginer que nous le sommes : nous sommes cette image que nous renvoie le miroir, flatteuse ou désespérante, jamais indifférente. La mode nous offre cette identité singulière, changeante, et en même temps universelle, à laquelle nous aspirons tant. Elle nous fait désirer, elle nous rend (croyons-nous) désirables. De la mode nous voici insensiblement amenés au symptôme, le signe de ce qui ne va pas dans le réel et qui touche toujours au corps, et donc à son image, puisque c?est tout ce que nous en appréhendons. Nos symptômes, ces " événements de corps ", disait Lacan, s?enracinent dans l?imaginaire contemporain. Loin d?être intemporels, ils empruntent leur " enveloppe formelle " à des courants sociaux qui les façonnent, à des modes.
Le livre que vous tenez entre vos mains nous raconte un personnage qui a joué un rôle majeur dans l'histoire mondiale des deux derniers siècles. En 1891, il écrivit ' Le pétrole nouvelle source d'Energie ' et consacra sa vie à créer des structures physiques, des organisations stratégiques et financières qui firent du pétrole, l'énergie qui révolutionna le XXème et de lui-même, l'homme de son temps le plus riche du monde, ' Monsieur 5% '. Collectionneur d'art d'un grand raffinement, Calouste Gulbenkian a encore une autre facette : l'amour des jardins. Il tenait des journaux de voyages et consignait dans un petit carnet les impressions des jardins qu'il visitait. Pour construire son jardin il acheta en 1937-8 des terrains sur les hauteurs de Deauville dominant la mer. Les opérations militaires de la Seconde Guerre Mondiale ravagèrent le site dès 1941. En 1942, Calouste Gulbenkian s'installe à Lisbonne. Il y reste jusqu'à sa mort. De là, il échangea 89 lettres avec le poète Saint-John Perse. Les deux y rêvaient d'un très beau jardin en Normandie. A son jardinier Selian qui lui envoyait des rapports détaillés des Enclos, il écrivait toutes les semaines pour soutenir l'équipe. Peu de constructions de jardin sont autant documentés et toutes ces riches sources rassemblées aux archives de la Fondation Gulbenkian nous permettent de découvrir un Calouste Gulbenkian plus complet que ce que les biographies nous ont présenté jusqu'alors : un homme plus sensible, qui aime voir la mer, qui protège ses proches et collaborateurs, féru de botanique, amateur d'oiseaux, qui connaît les miracles de la Nature et l'effusion artistique qu'offre sa beauté. Enfin, une histoire d'amour dont le secret fut très bien gardé se faufile entre les lettres dictées par M. Gulbenkian et sa passion pour les jardins.