Complexité du posthumanisme. Trois essais dialectiques sur la sociologie de Bruno Latour
Vandenberghe Frédéric ; Vaugrand Henri
L'HARMATTAN
22,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296015029
Après la révolution économique globale et la révolution digitale ou cyber-révolution, voici advenue la révolution génétique, celle de la biologie moléculaire et de ses applications bio industrielles. Les nouveaux développements dans les biosciences et les tentatives de la techno industrie pour transformer la vie même en marchandise montrent que le néocapitalisme mondial ne fait pas que coloniser la vie quotidienne mais que son intention est de réifier et de coloniser la vie elle-même à la recherche du profit. La conjonction du capitalisme, de l'informatique et de la génétique semble ouvrir la voie à la modification technologique et à la marchandisation de la nature humaine et, ce faisant, à un nouveau genre de réification (Verdinglichung) que ni Marx ni Lukacs n'avaient entrevu en forgeant le concept : en dépassant les anciennes distinctions ontologiques entre l'animal, l'homme et l'objet, les techno sciences peuvent les réduire à des gènes, des molécules et des machines qui peuvent être mélangés et recombinés en un monstrueux artefact vivant. Frédéric Vandenberghe propose ici une analyse critique du post-humanisme dans une perspective humaniste qui, si elle exagère parfois l'étendue du risque, ou si elle semble catastrophique voire conservatrice, est avant tout une lutte politique contre les nouvelles réifications de notre époque. En étudiant les philosophies et les sociologies post-humanistes de la technologie, l'auteur y voit les expressions idéologiques de la logique culturelle du néocapitalisme et il les utilise comme des sources pour développer une critique post-marxiste de l'économie bio politique.
Nombre de pages
244
Date de parution
01/01/2007
Poids
172g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296015029
Titre
Complexité du posthumanisme. Trois essais dialectiques sur la sociologie de Bruno Latour
ISBN
2296015026
Auteur
Vandenberghe Frédéric ; Vaugrand Henri
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
172
Date de parution
20070101
Nombre de pages
244,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ce livre est une introduction à la pensée de Georg Simmel (1858-1918), contemporain de Max Weber. Les sociologues reconnaissent désormais Simmel comme un des pères fondateurs de leur discipline, alors que lui-même se considérait avant tout comme un philosophe. Il a d'ailleurs intitulé un de ses principaux livres Philosophie de l'argent. Simmel y analyse la modernité à partir de l'argent considéré comme un " fait social total ". Les essais brillants de sociologie esthétique de Simmel ne doivent pas cacher l'unité profonde d'une ?uvre hétéroclite. Ce livre montre que la sociologie des formes d'association ne prend tout son sens que si elle est interprétée à l'intérieur du cadre philosophique plus large dont elle relève. Que la sociologie formelle, tout comme l'épistémologie constructiviste et la philosophie de la culture de Simmel représentent une synthèse originale de néo-kantisme (l'opposition entre forme et contenu) et du vitalisme (l'interaction), c'est ce que cette reconstruction systématique de l'?uvre de Simmel démontre brillamment.
Une histoire critique de la sociologie allemande ? Autant dire une histoire qui touche au c'ur théorique de la sociologie mondiale, et qui concerne au plus haut point, également, la philosophie du XXe siècle. Mais aussi une histoire complexe, trop souvent mal connue dans les pays francophones. D'où l'importance et l'intérêt de cet ouvrage, qui ne se limite pas à une présentation des ?uvres des grands fondateurs de la sociologie allemande : son auteur montre comment des théories et des questionnements en apparence disparates et irrémédiablement éclatés, s'organisent en fait, depuis Hegel, à partir d'une même réflexion critique sur la réification, ou encore la chosification, que la modernité est censée faire subir aux individus. C'est sur le terrain de cette thématique centrale que naissent et s'entrecroisent, indissociablement, théories scientifiques, dénonciations apocalyptiques et épistémologies profondes. Car, paradoxalement, ne faut-il pas que l'individu soit réifié, écrasé par une société objectivée, pour qu'individu et société puissent devenir objets d'une science objective ? D'où le tragique d'une pensée allemande, déchirée entre son aspiration à une liberté individuelle authentique et une passion pour la science, qui ne peuvent qu'apparaître antinomiques aussi longtemps, estime l'auteur, qu'il n'est pas rompu avec la pensée héritée de la réification. Encore faut-il le faire pour de bonnes raisons, c'est-à-dire en élucidant les conditions théoriques d'une critique véritable - à la fois kantienne et marxiste - de la modernité. En raison de sa clarté et de la légèreté du style, le livre de F. Vandenbergghe sera pour les étudiants un guide précieux à travers des pensées complexes mais essentielles : les pensées qui ont fait notre temps. Mais le spécialiste y trouvera aussi, outre une contribution de premier plan à l'épistémologie de la sociologie, la plus riche introduction qui soit aux discussions théoriques et métathéoriques qui animent aujourd'hui la sociologie mondiale. Premier pas vers une déprovincialisation de la sociologie française ...
Une histoire critique de la sociologie allemande ? Autant dire une histoire qui touche au théorique de la sociologie mondiale, et qui concerne au plus haut point, également, la philosophie du XXe siècle. Le coup de génie de F. Vandenberghe est de montrer comment des théories et des questionnements en apparence disparates s'organisent en fait, depuis Hegel, à partir d'une même réflexion critique sur la réification, ou encore la chosification (Verdinglichung), que la modernité est censée faire subir aux individus. C'est sur le terrain de cette thématique centrale que naissent et s'entrecroisent, indissociablement, théories scientifiques, dénonciations apocalyptiques et épistémologies profondes. Car, paradoxalement, ne faut-il pas que l'individu soit réifié, écrasé par une société objectivée, pour qu'individu et société puissent devenir objets d'une science objective ? D'où le tragique d'une pensée allemande, déchirée entre son aspiration à une liberté individuelle authentique et une passion pour la science, qui ne peuvent qu'apparaître antinomiques aussi longtemps, estime l'auteur, qu'il n'est pas rompu avec la pensée reçue de la réification. En raison de sa clarté et de la légèreté du style, le livre de F. Vandenberghe sera pour les étudiants un guide précieux à travers des pensées complexes mais essentielles : les pensées qui ont fait notre temps. Mais le spécialiste y trouvera aussi, outre une contribution de premier plan à l'épistémologie de la sociologie, la plus riche introduction qui soit aux discussions théoriques et métathéoriques qui animent aujourd'hui la sociologie mondiale. Premier pas vers une déprovincialisation de la sociologie française ... Dans ce second tome, on trouvera la présentation la plus systématique en français de l'Ecole de Francfort et de l'?uvre de Jürgen Habermas, incompréhensible si on ne la replace pas dans cette modernité.
Si les sciences sociales ne réussissent pas à se dégager de l'utilitarisme, elles risquent fort de connaître le même destin que les sociétés et les universités ? elles ne seront plus une vocation, mais une profession, et en tant que telles une simple extension du Marché et de l'État.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...