UNE HISTOIRE CRITIQUE DE LA SOCIOLOGIE ALLEMANDE, ALIENATION ET REIFICATION. Tome 2, Horkheimer, Ado
Vandenberghe Frédéric
LA DECOUVERTE
33,54 €
Epuisé
EAN :9782707128553
Une histoire critique de la sociologie allemande ? Autant dire une histoire qui touche au théorique de la sociologie mondiale, et qui concerne au plus haut point, également, la philosophie du XXe siècle. Le coup de génie de F. Vandenberghe est de montrer comment des théories et des questionnements en apparence disparates s'organisent en fait, depuis Hegel, à partir d'une même réflexion critique sur la réification, ou encore la chosification (Verdinglichung), que la modernité est censée faire subir aux individus. C'est sur le terrain de cette thématique centrale que naissent et s'entrecroisent, indissociablement, théories scientifiques, dénonciations apocalyptiques et épistémologies profondes. Car, paradoxalement, ne faut-il pas que l'individu soit réifié, écrasé par une société objectivée, pour qu'individu et société puissent devenir objets d'une science objective ? D'où le tragique d'une pensée allemande, déchirée entre son aspiration à une liberté individuelle authentique et une passion pour la science, qui ne peuvent qu'apparaître antinomiques aussi longtemps, estime l'auteur, qu'il n'est pas rompu avec la pensée reçue de la réification. En raison de sa clarté et de la légèreté du style, le livre de F. Vandenberghe sera pour les étudiants un guide précieux à travers des pensées complexes mais essentielles : les pensées qui ont fait notre temps. Mais le spécialiste y trouvera aussi, outre une contribution de premier plan à l'épistémologie de la sociologie, la plus riche introduction qui soit aux discussions théoriques et métathéoriques qui animent aujourd'hui la sociologie mondiale. Premier pas vers une déprovincialisation de la sociologie française ... Dans ce second tome, on trouvera la présentation la plus systématique en français de l'Ecole de Francfort et de l'?uvre de Jürgen Habermas, incompréhensible si on ne la replace pas dans cette modernité.
Nombre de pages
375
Date de parution
15/05/1998
Poids
580g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782707128553
Titre
UNE HISTOIRE CRITIQUE DE LA SOCIOLOGIE ALLEMANDE, ALIENATION ET REIFICATION. Tome 2, Horkheimer, Ado
Auteur
Vandenberghe Frédéric
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
155
Poids
580
Date de parution
19980515
Nombre de pages
375,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce livre est une introduction à la pensée de Georg Simmel (1858-1918), contemporain de Max Weber. Les sociologues reconnaissent désormais Simmel comme un des pères fondateurs de leur discipline, alors que lui-même se considérait avant tout comme un philosophe. Il a d'ailleurs intitulé un de ses principaux livres Philosophie de l'argent. Simmel y analyse la modernité à partir de l'argent considéré comme un " fait social total ". Les essais brillants de sociologie esthétique de Simmel ne doivent pas cacher l'unité profonde d'une ?uvre hétéroclite. Ce livre montre que la sociologie des formes d'association ne prend tout son sens que si elle est interprétée à l'intérieur du cadre philosophique plus large dont elle relève. Que la sociologie formelle, tout comme l'épistémologie constructiviste et la philosophie de la culture de Simmel représentent une synthèse originale de néo-kantisme (l'opposition entre forme et contenu) et du vitalisme (l'interaction), c'est ce que cette reconstruction systématique de l'?uvre de Simmel démontre brillamment.
Une histoire critique de la sociologie allemande ? Autant dire une histoire qui touche au c'ur théorique de la sociologie mondiale, et qui concerne au plus haut point, également, la philosophie du XXe siècle. Mais aussi une histoire complexe, trop souvent mal connue dans les pays francophones. D'où l'importance et l'intérêt de cet ouvrage, qui ne se limite pas à une présentation des ?uvres des grands fondateurs de la sociologie allemande : son auteur montre comment des théories et des questionnements en apparence disparates et irrémédiablement éclatés, s'organisent en fait, depuis Hegel, à partir d'une même réflexion critique sur la réification, ou encore la chosification, que la modernité est censée faire subir aux individus. C'est sur le terrain de cette thématique centrale que naissent et s'entrecroisent, indissociablement, théories scientifiques, dénonciations apocalyptiques et épistémologies profondes. Car, paradoxalement, ne faut-il pas que l'individu soit réifié, écrasé par une société objectivée, pour qu'individu et société puissent devenir objets d'une science objective ? D'où le tragique d'une pensée allemande, déchirée entre son aspiration à une liberté individuelle authentique et une passion pour la science, qui ne peuvent qu'apparaître antinomiques aussi longtemps, estime l'auteur, qu'il n'est pas rompu avec la pensée héritée de la réification. Encore faut-il le faire pour de bonnes raisons, c'est-à-dire en élucidant les conditions théoriques d'une critique véritable - à la fois kantienne et marxiste - de la modernité. En raison de sa clarté et de la légèreté du style, le livre de F. Vandenbergghe sera pour les étudiants un guide précieux à travers des pensées complexes mais essentielles : les pensées qui ont fait notre temps. Mais le spécialiste y trouvera aussi, outre une contribution de premier plan à l'épistémologie de la sociologie, la plus riche introduction qui soit aux discussions théoriques et métathéoriques qui animent aujourd'hui la sociologie mondiale. Premier pas vers une déprovincialisation de la sociologie française ...
Si les sciences sociales ne réussissent pas à se dégager de l'utilitarisme, elles risquent fort de connaître le même destin que les sociétés et les universités ? elles ne seront plus une vocation, mais une profession, et en tant que telles une simple extension du Marché et de l'État.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.