Vies et oeuvres de Costantino Nivola. Sculpteur, maçon, manoeuvre (1911-1988)
Valensi Michel ; Licht Fred ; Steinberg Saul
ECLAT
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EAN :9782841626991
« éclats » ?Costantino Nivola a choisi de n'appartenir à aucune catégorie? a écrit son amie Dore Ashton, et le parcours de ses vies et de ses ?uvres présentées ici témoigne de cette liberté absolue, comme de l'extrême générosité avec laquelle il a appréhendé le monde. Se définissant lui-même artiste, maçon, man?uvre, il n'oubliera jamais ce qu'il avait été pour être ce qu'il allait devenir. De la Sardaigne encore archaïque du début du 20e siècle où il naît, à la New York artistique des années 40, où il fuit le fascisme et les lois raciales, Nivola sera graphiste, peintre, sculpteur et travaillera avec les plus grands architectes de son temps (Breuer, Saarinen, Sert, Peressutti & Cie) jusqu'à sa mort en 1988. Aux côtés de sa femme Ruth Guggenheim, il fut l'ami fidèle de compagnons d'exil comme Jackson Pollock, De Kooning, Fernand Léger, Calder ou Saul Steinberg, qui reconnaîtra en lui ?l'un des rares hommes authentiques, qui était bon et n'essayait pas d'apparaître meilleur?. Biographie établie par Michel Valensi suivie de Fred Licht : ?Nivola, sculpteur des architectes...& Saul Steinberg : ?Un géant vu de loin?.
Nombre de pages
176
Date de parution
01/03/2024
Poids
164g
Largeur
99mm
Plus d'informations
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EAN
9782841626991
Titre
Vies et oeuvres de Costantino Nivola. Sculpteur, maçon, manoeuvre (1911-1988)
Auteur
Valensi Michel ; Licht Fred ; Steinberg Saul
Editeur
ECLAT
Largeur
99
Poids
164
Date de parution
20240301
Nombre de pages
176,00 €
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De 1956 à 1973 la Tunisie a perdu la quasi-totalité de sa population juive, qui a émigré en France, en Israël ou ailleurs. Ce livre, paru une première fois à Tunis en 1983, raconte sous une forme allégorique les drames de cet exil, tels qu'ils ont pu être vécus par des personnages aussi imaginaires qu'Alma Alba, détentrice malgré elle de la clé de la dernière maison juive de Tunis, l'homme aux kchouchs qui organisa leur départ, ou Judith, fillette égarée entre Carthage et Belleville, où une partie de la communauté s'est installée à son arrivée en France, dans l'attente de nouveaux départs. Il s'agissait de raconter le mythe de cet exil, de rappeler de quoi était faite la vie de cette population (coutumes étiolées, langages oubliés, histoires effacées...) et ce qu'elle a pu subir, contrainte qu'elle était à un exode sans retour.
Alors que l'Europe s'apprête à franchir le seuil de l'unité politique et économique, elle se trouve en proie à des forces contraires, centrifuges, et à toutes sortes de résistances ; théoriques et pratiques, comme si le signe de son unité consistait avant tout en ce sentiment aigu de crise. Depuis les guerres médiques, alors qu'elle apparaît dans la conscience hellénique, l'Europe est instable dans ses frontières, inquiète en son coeur, incertaine quant à son destin. Elle procède par décisions successives, s'interrogeant toujours à la "croisée des chemins". Et c'est aux différents "lieux" de cette interrogation ininterrompue, mer et terre, guerre et paix, Orient et Occident, loi et déracinement, qu'est consacré ce livre, où il apparaît que la tentative de réduire cette tension entre les contraires, la volonté de les forcer à un accord est à l'origine de la violence qui se déchaîne à l'intérieur même de l'Europe. Alors que la seule voie salutaire pourrait être celle qui consiste à maintenir ce qui se donne comme parfaitement singulier, comme parfaitement distinct. Cacciari fait dialoguer ici l'antique sagesse tragique avec le réalisme politique du Moderne, Machiavel avec Carl Schmitt, la République de Platon avec Augustin et Nicolas de Cues, la Venise sauvée de Simone Weil avec "le dieu ultime" de Martin Heidegger. Autant de voix également en discussion, comme celles des trois sages du grand dialogue de Raymond Lulle ; mais portant témoignage de l'Occident de l'Europe, de ses "déclinaisons" qui peuvent se révéler comme les promesses d'une "conjecture de paix", d'une patrie absente.
Stéphane Mosès, disparu à l'automne 2007, a profondément marqué les études sur le judaïsme moderne et a accompagné en France la découverte d'auteurs aussi importants que Walter Benjamin ou Franz Rosenzweig. Né à Berlin en 1931, il quitte l'Allemagne en 1936 pour se réfugier avec sa famille au Maroc, puis gagne Paris après la guerre où il entre à l'Ecole Normale supérieure en 1954. En 1969, il émigre à nouveau avec sa femme et ses enfants en Israël, pour, selon l'expression de son maître et ami Gershom Scholem, "rejoindre sa propre histoire". Là, il enseignera à l'Université hébraïque de Jérusalem. Qu'il écrive en allemand, en français ou en hébreu, Stéphane Mosès nous fait pénétrer dans l'univers de ses auteurs de prédilection toujours par la porte dérobée. Qu'il s'agisse de Kafka ou de Walter Benjamin, de Scholem ou d'Emmanuel Levinas, de Rosenzweig ou de Paul Celan, la connaissance intime qu'il avait de leurs oeuvres est rendue par une extraordinaire clarté et lucidité d'interprétation. C'est à cet exégète de la modernité que rendent hommage ici ses plus chers amis et collègues, dans un volume qui retrace aussi l'itinéraire d'une vie aux retours multiples.
La Bible est au coeur de ce recueil d?essais de Stéphane Mosès, soit qu?elle ponctue notre temps quotidien, qu?elle interroge notre relation à l?autre, ou nous propose des figures par rapport auxquelles nous établissons notre place dans le monde. Texte infini, il suggère des commentaires infinis, qui enrichissent toujours la lecture de notre propre vie. A travers des essais sur le premier homme, la question du sacrifice, les formes de la paix et les césures du temps, Stéphane Mosès poursuit avec ce livre ses « lectures bibliques » initiées ave Eros et la Loi (repris en Points Seuil en 2010).
Benjamin Walter ; Scholem Gershom ; Adorno Theodor
Les deux volumes de la correspondance de Walter Benjamin, édités en 1966 et préfacés par Gershom Scholem et Theodor W. Adorno, proposent un choix de plus de 300 lettres, écrites entre 1910 et 1940. L'édition française a paru pour la première fois en 1978. La traduction avait été réalisée par Guy Petitdemange qui clôturait le volume par une courte postface intitulée « Treize facettes de Walter Benjamin au fil de ses lettres». L'ensemble a été révisé et mis à jour pour notre édition par Pierre Rusch, qui comprend un corpus de lettres de 1913 à Ludwig Strauss sur la question du sionisme, qui a été retrouvé après la première édition allemande et n'a pu être intégré dans les éditions successives.Même si cette édition est incomplète par rapport à la grande édition allemande en six volumes établie par Christoph Gödde et Henri Lonitz (Suhrkamp, 1996), elle a le mérite d'avoir été éditée par deux proches amis de Benjamin, et leurs notes témoignent de cette amitié aussi fidèle que compliquée et de «l'exceptionnelle aisance dans le genre épistolaire qui lui était comme naturelle» écrit Scholem. Elle éclaire en tout cas suffisamment et d'un jour nouveau l??uvre de Benjamin qui a marqué durablement la pensée du 20e siècle et est chaque jour redécouverte par une nouvelle génération de lecteurs et d'exégètes. La liste des correspondants donne bien la mesure de son importance: outre les deux éditeurs, dont plusieurs lettres sont également reproduites, on trouve Hannah Arendt, Hugo von Hoffmansthal, Bertolt Brecht, Max Horkeimer, Martin Buber, Adrienne Monnier, Rainer Maria Rilke etc. Toute la pensée du 20e siècle est là, avec son cortège de drames et d'espérances.
Dans ce long inédit, Benjamin Fondane révèle les implications philosophiques révolutionnaires qui découlent des travaux de Lévy-Bruhl (1857-1939) sur la mentalité primitive. En mettant à jour les mécanismes d'une logique différente, Lévy-Bruhl fait voler en éclat l'universalité de la logique d'Aristote sur laquelle repose notre pensée occidentale. Dès lors cette logique n'est rien d'autre qu'une arme politique qui fonde l'hégémonie de la rationalité. La démonstration de Fondane est implacable et bouleverse notre conception de la philosophie. Il nous incite à reconsidérer nos manières de penser et de vivre sous la contrainte de la raison, faisant écho à une tradition non aristotélicienne qu'incarnent des penseurs comme Michelstaedter, Lukasiewicz ou Alfred Korzybski.