De 1956 à 1973 la Tunisie a perdu la quasi-totalité de sa population juive, qui a émigré en France, en Israël ou ailleurs. Ce livre, paru une première fois à Tunis en 1983, raconte sous une forme allégorique les drames de cet exil, tels qu'ils ont pu être vécus par des personnages aussi imaginaires qu'Alma Alba, détentrice malgré elle de la clé de la dernière maison juive de Tunis, l'homme aux kchouchs qui organisa leur départ, ou Judith, fillette égarée entre Carthage et Belleville, où une partie de la communauté s'est installée à son arrivée en France, dans l'attente de nouveaux départs. Il s'agissait de raconter le mythe de cet exil, de rappeler de quoi était faite la vie de cette population (coutumes étiolées, langages oubliés, histoires effacées...) et ce qu'elle a pu subir, contrainte qu'elle était à un exode sans retour.
Nombre de pages
163
Date de parution
03/06/2021
Poids
102g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782841625246
Titre
L'empreinte
Auteur
Valensi Michel
Editeur
ECLAT
Largeur
110
Poids
102
Date de parution
20210603
Nombre de pages
163,00 €
Disponibilité
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« éclats » ?Costantino Nivola a choisi de n'appartenir à aucune catégorie? a écrit son amie Dore Ashton, et le parcours de ses vies et de ses ?uvres présentées ici témoigne de cette liberté absolue, comme de l'extrême générosité avec laquelle il a appréhendé le monde. Se définissant lui-même artiste, maçon, man?uvre, il n'oubliera jamais ce qu'il avait été pour être ce qu'il allait devenir. De la Sardaigne encore archaïque du début du 20e siècle où il naît, à la New York artistique des années 40, où il fuit le fascisme et les lois raciales, Nivola sera graphiste, peintre, sculpteur et travaillera avec les plus grands architectes de son temps (Breuer, Saarinen, Sert, Peressutti & Cie) jusqu'à sa mort en 1988. Aux côtés de sa femme Ruth Guggenheim, il fut l'ami fidèle de compagnons d'exil comme Jackson Pollock, De Kooning, Fernand Léger, Calder ou Saul Steinberg, qui reconnaîtra en lui ?l'un des rares hommes authentiques, qui était bon et n'essayait pas d'apparaître meilleur?. Biographie établie par Michel Valensi suivie de Fred Licht : ?Nivola, sculpteur des architectes...& Saul Steinberg : ?Un géant vu de loin?.
Stéphane Mosès, disparu à l'automne 2007, a profondément marqué les études sur le judaïsme moderne et a accompagné en France la découverte d'auteurs aussi importants que Walter Benjamin ou Franz Rosenzweig. Né à Berlin en 1931, il quitte l'Allemagne en 1936 pour se réfugier avec sa famille au Maroc, puis gagne Paris après la guerre où il entre à l'Ecole Normale supérieure en 1954. En 1969, il émigre à nouveau avec sa femme et ses enfants en Israël, pour, selon l'expression de son maître et ami Gershom Scholem, "rejoindre sa propre histoire". Là, il enseignera à l'Université hébraïque de Jérusalem. Qu'il écrive en allemand, en français ou en hébreu, Stéphane Mosès nous fait pénétrer dans l'univers de ses auteurs de prédilection toujours par la porte dérobée. Qu'il s'agisse de Kafka ou de Walter Benjamin, de Scholem ou d'Emmanuel Levinas, de Rosenzweig ou de Paul Celan, la connaissance intime qu'il avait de leurs oeuvres est rendue par une extraordinaire clarté et lucidité d'interprétation. C'est à cet exégète de la modernité que rendent hommage ici ses plus chers amis et collègues, dans un volume qui retrace aussi l'itinéraire d'une vie aux retours multiples.
La Bible est au coeur de ce recueil d?essais de Stéphane Mosès, soit qu?elle ponctue notre temps quotidien, qu?elle interroge notre relation à l?autre, ou nous propose des figures par rapport auxquelles nous établissons notre place dans le monde. Texte infini, il suggère des commentaires infinis, qui enrichissent toujours la lecture de notre propre vie. A travers des essais sur le premier homme, la question du sacrifice, les formes de la paix et les césures du temps, Stéphane Mosès poursuit avec ce livre ses « lectures bibliques » initiées ave Eros et la Loi (repris en Points Seuil en 2010).
L'institution du Shabbat est la plus importante contribution du judaïsme à l'humanité, tout en étant le fondement de la vocation spécifique d'Israël. Résistance à l'oubli de l'origine, appel à la maîtrise du temps pour assurer la liberté de l'homme, évocation d'un jour futur "qui sera tout entier Shabbat et repos pour une vie du monde qui vient", il introduit dans l'existence une dimension essentielle, dont le monde contemporain, livré à la démesure, doit absolument prendre conscience. A un projet prioritairement économique, obsédé par la satisfaction du besoin et le culte de la croissance, il oppose une vision d'avenir liée non à un manque, mais à une plénitude. Il rappelle l'indispensable valeur de la limite et du lien entre les générations.