L ESSENCE DE LA LIBERTE LA REFONDATION DE L ETHIQUE DANS L OEUVRE DE SAINT ANSELME DE CANTORBERY
TREGO
VRIN
35,00 €
Epuisé
EAN :9782711622269
Est-on encore libre lorsqu'on agit mal ? Nos actes déterminent-ils ce que nous sommes et devenons ? L'homme s'excepte-t-il du monde ? Ou bien, à l'inverse, en relève-t-il essentiellement ? L'éthique d'Anselme se situe à la croisée des chemins. Si la liberté a pour fin la justice, c'est parce qu'elle ne se présente plus comme la fin de cette dernière, mais qu'elle demeure quoi que l'on fasse. Si l'éthique porte sur les actes de l'homme, qui font de lui ce qu'il est, ce n'est pas pour refuser toute idée d'une nature essentielle que nous aurions reçue. En un mot, l'homme échappe au cours naturel des choses, en faisant un certain usage des pouvoirs qu'il possède par nature. La liberté elle-même, par laquelle l'homme se distingue des autres êtres du monde, se pense ainsi comme un pouvoir naturel, et donc inamissible. Invoquer la supériorité de l'âme sur le corps ne suffit dès lors plus pour penser la liberté ; Anselme nous invite à la penser à partir d'une certaine interprétation de la constitution de ce qui est. En d'autres termes, la réflexion éthique appelle une exploration des sens de l'être. Le présent ouvrage montre comment, en l'absence d'une métaphysique établie, Anselme recourt, pour fonder son éthique, à l'enseignement de la logique, ou dialectica, laquelle ne saurait être réduite à une sémantique. Les multiples remaniements des concepts éthiques, mais aussi logiques, révèlent une pensée latine qui s'ouvre à l'interrogation métaphysique.
Date de parution
26/01/2010
Poids
520g
Largeur
240mm
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EAN
9782711622269
Titre
L ESSENCE DE LA LIBERTE LA REFONDATION DE L ETHIQUE DANS L OEUVRE DE SAINT ANSELME DE CANTORBERY
ISBN
2711622266
Auteur
TREGO
Editeur
VRIN
Largeur
240
Poids
520
Date de parution
20100126
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La manière dont nous agissons et, plus profondément, la nature de nos actes engagent-elles ce que nous sommes ? Ce livre repose sur un postulat : si l'homme est libre, ses actions ne s'en rapportent pas moins à ce qu'il est, ou encore à sa nature. Dès lors, la question de l'acte libre ne relève pas seulement, et peut-être pas d'abord de l'éthique, mais se nourrit tout aussi bien de la problématique métaphysique de l'être, entendu comme être en acte. A travers ses vicissitudes au long de l'Antiquité tardive puis du Moyen Age arabe et latin, ce livre fait l'histoire du concept d'acte, dont la signification se dédouble pour s'entendre comme actualité et activité. Anciennement, l'acte se déterminait comme éclosion, ou accomplissement d'une potentialité présente en la substance ; il en viendra bientôt à se penser comme effectuation, c'est-à-dire comme effet de sa production par un autre. Or si les étants du monde sont produits par un autre, leur être, singulièrement l'être de l'homme, réfère aussi à une activité. Advenu à l'être par l'oeuvre d'un autre, l'homme agit librement sur le cours des événements, et le modifie. A travers l'histoire complexe du concept d'acte, les pages qu'on va lire montrent comment émerge puis s'impose la notion (centrale pour les temps modernes) d'une contingence radicale du monde, et de l'action humaine en ce monde. Penser la liberté ne dispense pas d'interroger la nature, en son irréductible complexité.
Trego Kristell ; Petit Alain ; Lavaud Laurent ; Er
Marius VictorinusKristell Trego, Présentation. A la mémoire de Pierre Hadot Alain Petit, Existence et manifestation. Le johannisme platonicien de Marius VictorinusLaurent Lavaud, Substance et mouvement: Marius Victorinus et l'héritage plotinienChristophe Erismann, Identité et ressemblance. Marius Victorinus, théologien et lecteur d'AristoteAnca Vasiliu, L'argument de l'image dans la défense de la consubstantialité par Marius VictorinusAnne-Isabelle Bouton-Touboulic, Deux interprétations du scepticisme: Marius Victorinus et AugustinKristell Trego, Substance, sujet, acte. La première réception latine d'Aristote: Marius Victorinus et BoèceVariaRené Lefebvre, Absence de douleur et raison: la vérité des plaisirs chez Platon (République, IX et Philèbe)RésumésCompte renduOuvrages reçus
La pensée d'Aristote a-t-elle encore quelque chose à nous apprendre aujourd'hui ? Elle peut nous inviter à nous interroger sur ce qu'être homme, et sur notre rapport au monde. Mais les aristotélismes qui se sont construits à partir de ses oeuvres transmises, et traduites, dans l'Occident comme en terre d'Islam, ont donné un nouveau tour à ses interrogations. Il a fallu faire place au donné révélé. Une "voie romaine" a ainsi fait l'Europe. Une contribution autour du philosophe Rémi Brague.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Peut-on considérer une partie des troubles du sommeil comme des pathologies sociales, faisant du sommeil une question politique ? C'est ce que propose cet essai : examiner et évaluer les rapports du dormeur à la fois au monde et à son environnement de sommeil dans une perspective de philosophie sociale, à partir de l'aggravation contemporaine des troubles du sommeil, et en mettant au coeur de l'analyse la question du rapport entre sommeil et travail. Cela exige de rompre avec l'idée que le sommeil constitue une privation de monde. En vérité, l'appartenance du dormeur au monde n'est pas suspendue par son endormissement, et le sommeil ne saurait être un véritable oubli des peines. S'il est manifeste que tous les dormeurs ne profitent pas du même repos, c'est que le sommeil est loin d'égaliser les conditions. Bien que nous dormions, les multiples chaînes qui nous relient au monde, certaines plus étroitement que d'autres, ne se trouvent pas déliées. Le sommeil humain est tenu pour éminemment plastique : l'homme seul aurait la possibilité de déconnecter milieu nocturne et sommeil, notamment en travaillant la nuit. Reste à déterminer ce qu'il en coûte de faire de la nuit le jour. A partir des atteintes à la santé qui en résultent, le livre propose de mettre au jour une articulation plus juste entre déterminants naturels (astronomiques et biologiques), déterminants sociaux et processus psychiques en jeu dans le sommeil.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.