Cahiers africains : Afrika Studies N° 90/2017 : Ressources naturelles et développement. Le paradoxe
Trefon Theodore ; De Putter Thierry
L'HARMATTAN
26,50 €
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EAN :9782343114071
Ressources naturelles et développement : le paradoxe congolais présente une histoire différente des relations entre pouvoir et nature. Les études académiques sur le Congo sont trop souvent focalisées sur la politique et les aspects sécuritaires. Le point de départ de ce livre est tout autre : la République démocratique du Congo dispose des ressources naturelles dont le monde a besoin. Ces ressources participent à la lutte contre le réchauffement climatique global, tout en contribuant aussi à assouvir notre soif de gadgets technologiques. Le réchauffement climatique dépend de l'avenir de sa forêt. Les agriculteurs du Congo pourraient nourrir un milliard de personnes. Le barrage d'Inga aurait la capacité d'éclairer l'ensemble de l'Afrique. Ces éléments permettent de redéfinir la contribution stratégique de la RDC dans un monde globalisé. Cet ouvrage analyse les nouvelles dynamiques à l'oeuvre dans la gestion des forêts, des minerais, du sol, de l'eau et du pétrole. Il relie tous ces secteurs en les connectant entre eux et en les intégrant à des dynamiques transnationales, africaines et internationales. Ecrit dans un style clair et direct, il présente un éventail de faits et d'analyses qui en font un compagnon indispensable pour tout lecteur intéressé par l'économie politique de la gestion des ressources en Afrique.
Nombre de pages
212
Date de parution
16/02/2017
Poids
370g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343114071
Titre
Cahiers africains : Afrika Studies N° 90/2017 : Ressources naturelles et développement. Le paradoxe
Auteur
Trefon Theodore ; De Putter Thierry
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
370
Date de parution
20170216
Nombre de pages
212,00 €
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Ce livre analyse d'une manière critique les efforts menés pour la réhabilitation de l'Etat depuis l'ascension au pouvoir de Joseph Kabila. Il montre que la responsabilité de l'échec des différents objectifs est partagée par la communauté internationale, faute d'accord de schéma directeur, et par les autorités congolaises, qui s'accommodent le plus souvent d'une situation de statu quo.
Cet ouvrage évoque une des catastrophes en devenir de l'Anthropocène. Manger des animaux sauvages est un mode de vie en Afrique centrale où on les chasse par dizaines de millions chaque année pour la consommation humaine. La tradition, le commerce, le goût et le manque d'autres solutions alimentaires expliquent cette réalité. La faune est en passe d'être décimée, provoquant des conséquences désastreuses sur le fragile réseau de biodiversité, les économies locales et la santé publique. Mais rattachement culturel à la nyama rend la crise de la viande de brousse difficile à résoudre. Des forêts saines sont nécessaires pour atténuer le changement climatique : une faune en bonne santé permet de maintenir l'équilibre écologique de ces espaces. Etayé par des enquêtes anthropologiques, ce livre analyse ces dynamiques, tout en expliquant pourquoi l'envie opiniâtre de la nyama est un défi pour les efforts de conservation... et donc la survie de la planète.
Si le gouvernement congolais n'assume plus toutes ses responsabilités, il n'en demeure pas moins une force incontournable du paysage social, économique, politique et administratif. Pourquoi l'État est-il toujours là, omniprésent dans le quotidien des gens ? Comment se manifeste-t-il concrètement ? Qui sont ses agents ? La raison d'être de l'État congolais se limite-t-elle tout simplement à la prédation ? L'objectif de cet ouvrage est de répondre à ces questions. Nous les abordons par l'analyse des rapports entre fonctionnaires de l'État et usagers des services publics à Lubumbashi. Que ce soit dans le secteur formel ou informel, à la maison ou dans l'espace public, tout Congolais est condamné à se heurter, d'une manière ou d'une autre, aujourd'hui ou demain, aux exigences des fonctionnaires. En présentant les aventures et les mésaventures administratives des Lushois en forme de récits, ce livre veut faire entendre la voix des jeunes et des vieux, des hommes et des femmes, de ceux qui vivent de la débrouille et de ceux qui œuvrent dans le secteur formel, des rancuniers et des moins rancuniers, des cyniques et des moins cyniques. Une telle approche a l'ambition de reproduire ce que nos enquêtés ont exprimé comme message infiniment politique, en gardant le ton et les expressions du discours populaire. Ce livre, qui nous plonge dans la découverte des sentiments intimes des Lushois d'aujourd'hui et des multiples réalités qu'ils vivent par rapport à l'administration et à l'État, poursuit la réflexion entamée dans Ordre et désordre à Kinshasa, du même auteur, déjà paru dans la collection " Cahiers africains ".
Trefon Theodore ; Tollens Eric ; Persyn Peter ; Ts
L'image que l'on perçoit de Kinshasa est souvent celle d'un monde désordonné livré à lui-même : confusion, crise et chaos y règnent. Malgré tout, Kinshasa constitue un espace social fascinant, à la fois vivace, inventif et fantasmagorique. Fonction et dysfonction, ordre et désordre se conjuguent au point de paraître se confondre. Les Kinois inventent de nouvelles formes d'organisation sociale afin de pallier la situation sinistrée que leur a légué l'Etat-nation post-colonial. Il s'agit d'un processus dynamique sui permet tout simplement aux gens ordinaires de continuer à vivre.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...