L'IVRESSE ET LE VERTIGE - VATICAN II, LE MOMENT 68 ET LA CRISE CATHOLIQUE (1960-1980)
TRANVOUEZ YVON
DDB
22,10 €
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EAN :9782220097466
Le concile Vatican II, qui espérait réconcilier l'Eglise et le monde moderne, a très vite suscité des remous chez les clercs comme chez les fidèles. Ses décisions commençaient tout juste à être mises en oeuvre quand survint l'onde de choc de Mai 68, qui plongea plus encore le catholicisme français dans une période de fortes turbulences jusqu'à la fin des années 1970. Certains pensent que l'Eglise ne s'en est pas remise, emportée depuis lors dans une spirale de déclin. D'autres estiment que cette agitation n'a fait que précipiter une reconfiguration qui serait advenue de toute manière, du fait de la sécularisation de la société contemporaine et de la montée de l'individualisme. Revenant à la fois sur quelques questions révélatrices de ce qui s'est joué alors et sur certains acteurs qui furent au coeur de cette crise catholique, ce livre se propose d'éclairer une scène ecclésiale souvent complexe et parfois confuse, dans une période cruciale - excitante et vertigineuse à la fois - dont l'héritage est aujourd'hui fortement controversé. Yvon Tranvouez est professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université de Brest, membre du Centre de recherche bretonne et celtique (EA 4451). En 2017 est paru sous sa direction Les Catholiques bretons dans la Grande Guerre.
Nombre de pages
354
Date de parution
15/09/2021
Poids
478g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782220097466
Titre
L'ivresse et le vertige. Vatican II, le moment 68 et la crise catholique (1960-1980)
Auteur
TRANVOUEZ YVON
Editeur
DDB
Largeur
150
Poids
478
Date de parution
20210915
Nombre de pages
354,00 €
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En France, il n'y a pas si longtemps, le catholicisme occupait le territoire et scandait le temps. II est devenu, dans notre société, affaire de réseaux et de rassemblements ponctuels. Nous étions hier dans un catholicisme de convention, largement partagé, et nous voilà aujourd'hui dans un catholicisme d'élection, réduit à une minorité. Entre ces deux moments, des années 1880 aux années 1980, s'est déployé un catholicisme d'action, porté par un puissant mouvement catholique dont on n'a plus idée. Action, marche vers Dieu: c'était, en 1949, le titre significatif d'un petit ouvrage du père Lebret, dominicain, qui a inspiré bien des militants des patronages, de l'Action catholique ou du mouvement missionnaire. Leurs succès indéniables ne peuvent occulter les rivalités latentes, les conflits ponctuels et les vertiges intérieurs qui les ont affectés. A travers des approches croisées, ce livre essaie de rendre compte de la corrélation paradoxale entre une dynamique apostolique impressionnante et une crise religieuse spectaculaire, en prêtant particulièrement attention à la question cruciale du progressisme chrétien, posée par l'engagement de certains catholiques de gauche aux côtés des communistes. L'ébranlement des consciences croyantes les plus investies dans le monde moderne est donc le fil rouge de cet ouvrage qui s'achève, comme en contrepoint, par un portrait de groupe de l'épiscopat français, cette "hiérarchie gardienne de la tradition catholique, si souvent critiquée par les milieux dont il est ici question."
Etre catholique en Bretagne au XXe siècle, c'était quoi ? Question étrange à première vue, et pourtant la réponse n'a déjà plus d'évidence pour les nouvelles générations, celles qui sont nées depuis les années 1980, après l'effondrement de la pratique religieuse traditionnelle. Du reste, il n'y a pas une mais plusieurs réponses. L'identification au catholicisme ne signifiait pas la même chose à la ville et à la campagne, en Léon et en Cornouaille, chez les clercs et les laïcs, du côté des simples fidèles et de celui des militants, avant et après Vatican II, dans les circonstances exceptionnelles - les guerres par exemple - et dans la vie quotidienne... On pourrait multiplier les variables. A travers différentes approches, qui déplacent les échelles et les points de vue, ce livre cherche donc d'abord à rendre compte de la diversité du vécu religieux au siècle passé. Mais au-delà, il incite aussi à réfléchir sur les mécanismes de la crise qui a emporté la chrétienté bretonne affrontée à la modernité.
Ne craignez pas pour ceux que vous laissez, disait-il. Votre mort en les blessant va les mettre au monde ". L'?uvre de Jean Sulivan, alias Joseph Lemarchand (1913-1980), prêtre atypique du diocèse de Rennes, journaliste, animateur du ciné-club de la Chambre noire, auteur et directeur de collection chez Gallimard, s'avère aujourd'hui d'une étonnante actualité. En croisant différentes approches - historiques, littéraires, cinématographiques, théologiques - et en donnant la parole à ceux qui l'ont connu hier ou qui le découvrent aujourd'hui, ce livre est d'abord une invitation à lire ou à relire celui qui se disait un passant et qui fut un passeur, plus présent que jamais. " Ecrire, affirmait-il encore, c'est se mettre en état de rupture et non pas revenir au passé, toujours si merveilleusement vécu par nos ancêtres qui étaient bons, généreux, pieux, patriotes ! Fini tout cela. [...] La nostalgie trahit quelque chose. On ne peut être que contemporain. Vivre ici et maintenant. Ou bien l'incarnation est une imposture. Comment sans blasphémer ne plus en finir de rêver du passé ?"
Dans la rue, dans les cours de récréation, à la maison... Avez-vous vu ces enfants hypnotisés par leurs écrans ? Est-ce un effet de mode passager, une petite faiblesse sans conséquence ? Certainement pas ! Les nouvelles technologies sont en train de modifier le cerveau d'une génération entière d'enfants. Les écrans activent autant les centres du plaisir du cerveau que l'activité sexuelle, et ils font les mêmes dégâts neurologiques que la cocaïne. Les études cliniques corrèlent de plus en plus les écrans avec des troubles comme les TDAH, l'addiction, l'anxiété, la dépression, l'agressivité, voire les psychoses. Le Dr Nicholas Kardaras, addictologue, a accompagné de nombreux jeunes drogués du monde virtuel dans leur désintoxication numérique. Il nous explique les causes de cette épidémie mondiale et l'effet sur les enfants de nos merveilleux joujoux technologiques... Le Dr Nicholas Kardaras est diplômé de l'université des sciences du Bronx et de l'université de Cornell. Aujourd'hui, c'est un expert en addiction de réputation internationale, ancien professeur à l'université de médecine de Stony Brook et directeur exécutif de Dunes East Hampton, une des cliniques de désintoxication les plus réputées au monde. Il a enseigné la neuropsychologie au niveau doctoral.
Il ne suffit pas d'aimer son enfant pour qu'il se développe harmonieusement. Car, ajoute Suzanne Robert-Ouvray, si tout commence dès la naissance avec les soins quotidiens, les échanges affectifs, la sécurité émotionnelle, il faut aussi l'aider à organiser sa tonicité afin que sa motricité et ses comportements soient adaptés à ses besoins. Avant même de parler, c'est avec ses tensions musculaires et organiques que le bébé répond aux stimulations de son environnement. Par ignorance, banalisation ou incompréhension, un défaut de soutien de l'enfant ou des gestes de maltraitance peuvent provoquer de graves perturbations relationnelles. Emaillé d'exemples concrets, cet ouvrage accessible propose une théorie de l'étayage psychomoteur à tous ceux qui ont la tâche délicate d'aider les enfants à grandir et à se développer.
Dans un monde où le bruit, source de nuisances intolérables, nous envahit sans cesse, nombreux sont ceux qui aspirent au silence.Soucieux de l'équilibre personnel, Anselm Grün, bénédictin de l'abbaye de Münsterschwarzach, s'appuie sur la riche expérience des moines, - notamment les Pères du désert - et sur de savoureuses anecdotes - les apophtegmes - pour mieux rejoindre ses contemporains dans leur quête de silence.Il ne cherche pas à faire de ces derniers des moines silencieux, mais bien des êtres de désir, d'intériorité. Son maître-mot est «lâcher prise», c'est à dire renoncer à soi, faire taire ses crispations, ses idées fixes. Anselm Grün propose ainsi une vraie démarche de «recentrement», secret de l'évolution spirituelle.
Face à ce monde sans espérance, où les croyants eux-mêmes ont trop souvent peur de leur ombre, Eloi Leclerc invite à relire le message de l'apôtre Paul, dans la Lettre aux Ephésiens. Complètement retourné par la personne vivante du Christ ressuscité et par la puissance de son Esprit, Paul a fait en lui-même l'expérience exaltante de l'homme nouveau. Et il a vu surgir, au sein du vieux monde païen, un monde nouveau, une nouvelle communauté humaine, l'église du Christ, ouverte à tous, prémices d'une humanité réconciliée et rassemblée. "Le monde ancien s'en est allé, écrit-il, un monde nouveau est déjà né" (2 Co 5, 17). à la double lumière de cette expérience qui le projette vers l'avenir, Paul nous découvre le grand Dessein de Dieu, révéla tion du Père immense. Il nous fait voir comment l'humanité, appelée depuis toujours à partager la vie et la joie divines, retrouve le chemin de son avenir, en renouant dans le Christ ressuscité avec l'élan de l'Amour créateur et divinisant du Père. Il nous ouvre ainsi au sens de notre histoire et de l'univers. Vision d'espérance d'où part cet appel, plus que jamais actuel : "Réveille-toi, toi qui dors, lève-toi d'entre les morts : Christ t'illumine de son aurore" (Ep 5, 14).