En 2020, la Ville de Clermont-Ferrand et l'Hôtel Fontfreyde-Centre Photographique invitaient Patrick à réaliser un travail sur les mutations urbaines en cours dans la capitale auvergnate. Le travail a été ralenti par la crise sanitaire et ses interdits ; le temps des repérages s'est prolongé. Pour un photographe, la différence entre une résidence et une commande, c'est celle entre un vaste horizon et un confinement. En résidence, l'artiste s'imprègne des lieux, sans autres limites que celles de sa vision et de sa créativité. C'est un espace de liberté où l'inspiration se déploie, où les rencontres et les hasards fabriquent des images plus expérimentales. [... ] J'aime écouter Patrick parler des architectes, citant avec gourmandise leurs noms comme s'il s'agissait de grands cuisiniers, parlant de tel ou tel projet comme d'une bonne bouteille de vin ou évoquant tel grand chantier comme une table étoilée référencée au Michelin. Patrick est un des rares photographes à avoir réussi à créer une passerelle naturelle entre ses travaux de commandes et ses recherches personnelles, car pour lui, les deux se complètent et se nourrissent, pour le meilleur." [Extrait du texte de François-Nicolas Lhardy, directeur de l'Hôtel Fontfreyde-Centre Photographique à Clermont-Ferrand] "Le sujet photographié est le produit de l'action des hommes, vestige souvent ignoré parce que non-visible de tout un chacun. Ruine de l'empire contemporain où les pierres mutilées sont les balafres de notre histoire. Cette résistance de la mémoire peut être esthétique si l'on respecte son esprit. Je trouve souvent une vision romantique dans ces traces laissées par l'industrie humaine. Une sorte d'archéologie contemporaine. Une archéologie de l'attention et de la fragilité, du temps court, des bâtiments anodins, sans caractères particuliers, mais qui révèle un intérêt si on les observe avec attention. Ces espaces sous tension sont les témoins de leurs époques, ils ont gardé les cicatrices les tatouages de générations d'hier. Tout est question de perception. Il me plaît de retrouver les signes envoyés d'une génération à une autre, des marqueurs qui attestent le passage du temps. L'architecture est ici l'emblème du pouvoir de la mémoire, celle qui s'efface délicatement, disparait petit à petit, mais qui résonne encore. Un délicat compromis avec le passé aussi fragile que variable. Et voilà que se pose la question de la représentation de la puissance, tout autant que j'interroge l'identité de ces lieux qui ont tant influencé l'histoire et le territoire de Clermont-Ferrand." [Extrait du texte de Patrick Tourneboeuf]
Nombre de pages
128
Date de parution
10/07/2025
Poids
500g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782365101332
Titre
Entretemps
Auteur
Tourneboeuf Patrick
Editeur
DE JUILLET
Largeur
220
Poids
500
Date de parution
20250710
Nombre de pages
128,00 €
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Les Archives nationales, un vaste quadrilatère de 3 hectares, en plein coeur du Marais. Au-delà des espaces extérieurs et des salles communément visitées, à quoi ressemblent ces lieux magiques que sont les Archives nationales ? Nous sommes dans un univers clos au coeur d'une grande ville. Un monde de mystères, de rites et de codes. Regard posé, curieux et témoin : les images naissent de manière systématique, là où la trace du vivant côtoie l'aspect figé et esthétique du patrimoine. A l'aube du bicentenaire (2008) et du déménagement d'une partie des collections à Pierrefitte-sur-Seine (2009), et travaillant à la chambre, le photographe Patrick Tourneboeuf a parcouru ce labyrinthe et en a rapporté un témoignage unique et inédit, levant ainsi le voile sur ces lieux si secrets. Montrer la face cachée de dépôts extraordinaires. Mettre en lumière les traces du passage de l'humain dans ces kilomètres de rayonnages de papiers. Des images rapportées de cette exploration semblent surgir des passerelles entre présent et passé... A travers un parcours d'une vingtaine de photographies inédites, des tirages sur bâches présentées sous la colonnade de la cour de Soubise et des grands formats dans une salle d'exposition de l'Hôtel de Soubise, les visiteurs vont pouvoir pénétrer dans le "labyrinthe" des Archives. Le regard d'un historien, grand connaisseur des archives, vient croiser celui du photographe dans la préface du livre. Pierre Nora apporte son témoignage de "chercheur", "arpenteur" d'archives, avec la passion et la ferveur de Michelet en son temps. Ainsi, photographe et historien entraînent le visiteur dans "les entrailles de la bête"... et ressuscitent notre mémoire collective.
Meunier Sylvie ; Tourneboeuf Patrick ; Cordié Levy
Résumé : Dans cette collection d'images amateur américaines, des couples ou familles des années 1950 posent fièrement devant leur Pontiac, Cadillac ou Ford Thunderbird. Pur objet du désir, la voiture incarne le mythique rêve américain. À l'heure de l'engouement pour la photo d'amateurs, cette collection délicieusement vintage de snapshots est un must. Cet ensemble consitituera l'une des pièces phares de l'exposition de la Fondation Cartier du 19 avril à fin octobre 2017: "Autophoto".
Amblard Paule ; Denis Maurice ; Tourneboeuf Patric
Certains chemins naissent de ruines. Un jour, Maurice Denis poussa la porte d'un vieil hôpital, un bâtiment délabré qui n'attendait plus personne. Nous étions en 1914, au début de la guerre. Le peintre était déjà un artiste reconnu. Le chemin de Croix que Maurice Denis a réalisé dans la chapelle de ce vieil hôpital est à hauteur de nos regards. Cette approche très particulière, propice à la méditation, nous plonge dans l'histoire comme si nous en faisions partie. Quand la création se confond avec la vie, elle interroge chaque aspect de nos quotidiens. Emotions, souffrance, découvertes du c?ur, ce chemin est le nôtre. La contemplation de l'oeuvre de Maurice Denis nous transforme, nous appelant à devenir plus vastes et plus humbles, plus lumineux et moins comptables de nos choix. Plus rigoureux aussi sur la voie de l'Amour. A présent, entrons dans la chapelle et mettons nos pas dans ceux d'un homme nommé Jésus qui vient d'être arrêté. Chaque station sera un dévoilement, un enseignement de cet Amour. Il est et je suis le chemin. Eternité.
Résumé : Les agences de photographie se sont ouvertes dès le début du xxe siècle pour ne cesser depuis de croître, de se diversifier, de se spécialiser. Agence de presse, agence d'illustration, agence de photographes, inconnues comme Rap ou célèbres comme Magnum Photos, elles sont l'outil indispensable à la diffusion des photographies, au regard sur le monde en images. Leur histoire avait été jusqu'ici ignorée des historiens de la presse, et ceux de la photographie n'ont retenu que deux d'entre elles pour des études de fond ? ; quelques ouvrages consacrent leurs pages aux photographes du staff de l'agence et à leurs icônes, et passent brièvement sur son histoire. Pour la première fois, l'historienne Françoise Denoyelle propose un récit complet de l'histoire des agences photographiques en France. Elle brosse le tableau de l'évolution de la photographie de reportage à travers ses années phares et celles de crises, et reconstitue l'histoire de 85 agences de 1900 à nos jours. Elle retrace leur constitution, fait revivre les hommes qui les ont animées, analyse le rôle qu'elles ont tenu dans l'histoire de la presse et les raisons de leur déclin ou de leur pérennité. Enfin, elle a rassemblé dans un répertoire plus de 350 agences qui, à un moment ou à un autre, ont diffusé des photographies. Un index de l'ensemble des photographes cités propose un outil essentiel. Cet ouvrage se présente comme un livre de référence à l'usage de tous ceux qui s'intéressent ou travaillent dans le secteur de la photographie patrimoniale.
Ce livre, imprimé en risographie, est une invitation à traverser la péninsule coréenne par le prisme du collage et de la photographie. Réalisé à partir de timbres, cartes postales, bandes dessinées, photographies, tickets et invitations glanés au fil de mes voyages en Corée du Nord, une vingtaine de 1991 à 2015, cet ouvrage est une exploration visuelle qui mêle esthétique pop art et réflexion documentaire. Mon approche emprunte au geste ethnographique : saisir le quotidien, les traces de l'histoire et les imaginaires collectifs à travers une "pensée regardante". Les collages traduisent une tension entre répétition symbolique et transformation poétique, mettant en lumière les codes graphiques et sociaux propres à cette société singulière. Ce projet, qui joue avec la saturation des couleurs - rouge, jaune - et les motifs récurrents du régime, interroge la frontière entre propagande et identité, entre mythe et réalité. Chaque page, chaque collage devient un espace où l'émotion esthétique dialogue avec une mémoire fragmentée, livrant au lecteur une vision à la fois fascinée et critique. "L'éclat fragmenté d'une Corée imaginaire" est un objet à la croisée de l'art et du témoignage, un microcosme visuel qui cherche moins à conclure qu'à questionner, et à travers ses compositions, à faire éclore le désir de lire entre les lignes, de voir au-delà des images.
Résumé : Dès son plus jeune âge, Jacques Sierpinski était à la fois intrigué et horrifié par le destin d'Annette Zelman, une des filles de la soeur de sa grand-mère paternelle. On en parlait parfois à la maison, sans trop s'étendre sur le sujet de peur de réveiller de mauvais souvenirs. Annette avait tout juste 20 ans lorsque son destin d'artiste bascula dans l'horreur. Jeune femme libérée, en avance sur son temps, inconsciente des périls qui attendaient les juifs dans cette période noire de l'histoire que fût l'occupation et le régime de Vichy, Annette tomba amoureuse d'un jeune et brillant poète dadaïste du nom de Jean Jausion. Ce dernier, issu d'une famille de notable originaire de Toulouse, et Annette, originaire de Nancy, désiraient se marier, malgré l'opposition de la famille Jausion. Devant l'obstination de son fils, le père Hubert Jausion, médecin renommé, voyant que rien ne pourrait empê- cher leur mariage, décida d'alerter les autorités alle- mandes et, en haut lieu, Théodor Danneker. La suite, la famille l'apprit en 1961 par les écrits de l'historien Henri Amouroux ; Annette fit partie du convoi n° 3 à destination d'Auschwitz. Profitant d'un voyage professionnel à Cracovie, Jacques s'est rendu à Auschwitz et a décidé d'entreprendre un travail photographique, de revenir sur les traces d'Annette, de collecter les archives, les photographies familiales, de consigner les témoignages et souvenirs de sa cousine Michèle, dernière survivante de la fratrie, et aussi de rendre hommage à Annette à travers ses poèmes et dessins. Jacques Sierpinski est photographe indépendant depuis 1978. Il vit à Toulouse et mène une recherche personnelle sur le territoire et la mémoire, avec des travaux sur le site d'Angkor au Cambodge ou sur les sites des batailles napoléoniennes.
Résumé : Documenter la réalité de jeunes du monde est un geste courant dans la photographie contemporaine. Cependant, peu d'auteur·trices y arrivent avec la retenue empreinte de délicatesse de Julien Daniel. Ses photographies n'ont pas pour seule prétention de raconter ce qu'elles nous montrent ; elles donnent à voir des histoires intimes, portées par un réalisme sans artifice, dans un contexte sociétal prégnant. Toutes et tous nous regardent frontalement, sans détour, et nous questionnent tout en s'affirmant. Par-delà les frontières, nous voyons des jeunesses singulières, mais habitées par les mêmes préoccupations intrinsèques. Débutée en février 2020, cette série de photographies est consacrée à la génération Z, celle des enfants de Julien Daniel, née autour de l'an 2000, qui a eu 20 ans au début des années 2020. Etant donné l'ampleur potentielle d'un tel sujet, le photographe a choisi de limiter son travail à cinq pays dans lesquels les dirigeants (présidents ou premiers ministres) sont restés au pouvoir ces deux dernières décennies, marquant de leur empreinte l'histoire et la société de leur pays : la Russie de Vladimir Poutine, l'Allemagne d'Angela Merkel, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, le Rwanda de Paul Kagame, et l'Israël de Benyamin Netanyahou... Ce travail documentaire est accompagné d'interviews de certains de ces jeunes sur des questions de politique et de société. Comment vit-on dans ces pays lorsqu'on a 20 ans, quels sont ses projets, ses aspirations ? En choisissant ces cinq pays, il est également apparu qu'ils représentaient d'une certaine manière une photographie de l'histoire du xxe siècle. Le livre De Julien Daniel est accompagnée d'une post face d'Irène Jonas, photographe et sociologue. Bio Julien Daniel Photographe indépendant depuis 1997, Julien Daniel fait partie pendant 10 ans de l'agence l'? il Public avant d'intégrer, en 2008 l'équipe des photographes de l'agence MYOP. Ses travaux de commande sont régulièrement publiés dans la presse et ses projets personnels ont été régulièrement primés et exposés. En plus de son activité de photographe, il est depuis 2016 responsable de la filière photojournalisme/ reporter-photographe à l'EMI (Ecole des métiers de l'information), à Paris.