Ce livre, imprimé en risographie, est une invitation à traverser la péninsule coréenne par le prisme du collage et de la photographie. Réalisé à partir de timbres, cartes postales, bandes dessinées, photographies, tickets et invitations glanés au fil de mes voyages en Corée du Nord, une vingtaine de 1991 à 2015, cet ouvrage est une exploration visuelle qui mêle esthétique pop art et réflexion documentaire. Mon approche emprunte au geste ethnographique : saisir le quotidien, les traces de l'histoire et les imaginaires collectifs à travers une "pensée regardante". Les collages traduisent une tension entre répétition symbolique et transformation poétique, mettant en lumière les codes graphiques et sociaux propres à cette société singulière. Ce projet, qui joue avec la saturation des couleurs - rouge, jaune - et les motifs récurrents du régime, interroge la frontière entre propagande et identité, entre mythe et réalité. Chaque page, chaque collage devient un espace où l'émotion esthétique dialogue avec une mémoire fragmentée, livrant au lecteur une vision à la fois fascinée et critique. "L'éclat fragmenté d'une Corée imaginaire" est un objet à la croisée de l'art et du témoignage, un microcosme visuel qui cherche moins à conclure qu'à questionner, et à travers ses compositions, à faire éclore le désir de lire entre les lignes, de voir au-delà des images.
Nombre de pages
36
Date de parution
22/10/2026
Poids
200g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782365101318
Titre
Soleil Généreux
ISBN
2365101313
Auteur
Bessard Pierre
Editeur
DE JUILLET
Largeur
210
Poids
200
Date de parution
20261022
Nombre de pages
36,00 €
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Prévente
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Prononcé à l'Assemblée constituante le 12 septembre 1848 lors de la discussion sur l'adjonction d'un article ouvrant un "droit au travail" au projet de nouvelle constitution, ce discours retentissant demeurait jusqu'à présent enfoui dans la compilation des innombrables interventions du député Tocqueville au sein de ses OEuvres complètes : accompagné de ses éclairantes notes préparatoires, il est pour la première fois l'objet d'une publication spécifique. Ce texte révèle un Tocqueville inattendu, non plus le sociologue et historien mais un acteur profondément engagé dans les affrontements idéologico-politiques consécutifs à la Révolution de 1848 : un orateur et polémiste talentueux aussi peu "académique" et "modéré" que possible, proposant ici un condensé de sa philosophie politique. C'est une contribution initiale et majeure à un débat de fond qui demeure d'actualité, où Tocqueville expose cursivement les raisons de son opposition tranchée au "droit au travail" et sa logique ; formules choc : son adoption ferait de l'Etat "le grand et unique organisateur du travail", "le maître et possesseur de chaque homme", le "propriétaire unique de chaque chose"... C'est aussi l'occasion de découvrir Tocqueville farouche adversaire du socialisme inspirant un tel droit ; autres formules choc : le socialisme est "une attaque directe contre la propriété et la liberté individuelles", "une nouvelle formule de la servitude humaine".
L'édition française s'est métamorphosée depuis les années 1970. D'encore artisanale et familiale, l'édition est passée à l'âge industriel. Alors que l'influence des médias de masse s'accroît et chie de puissants groupes industriels et financiers investissent clans le livre, la profession a dû se tourner plus largement vers le grand public. S'ouvre alors l'âge des fast books et des productions "de consommation". Que s'est-il passé? Quelles ont été les tactiques et stratégies des maisons historiques pour s'adapter et s'imposer? Dans cette chronique détaillée de la vie du livre de 1975 à nos jours, Olivier Bessard-Banquy raconte aussi plus de trente ans d'histoire littéraire et dévoile les secrets de l'édition à l'heure de son nouveau défi: le numérique.
Depuis 1962, Communication & langages s'attache à interroger les évolutions fondamentales des Sciences de l'information et de la communication. Revue qualifiante de référence, elle anime des recherches et des analyses sur la communication dans les champs des médias, de la culture, du numérique, de la publicité, de l'édition? Elle tient compte de leurs dimensions sémiotiques et sociales, politiques et techniques, économiques ou anthropologiques.
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L'avion a deux ailes, un nez et une queue. As-tu déjà pris l'avion sans tes parents ? Les réacteurs poussent l'avion pour le faire décoller. Chaque avion suit une route dans le ciel : le couloir aérien. A quoi sert la tour de contrôle ? Pourquoi les avions font-ils beaucoup de bruit ? Entre deux vols, on vérifie l'état de l'avion. Est-ce qu'on peut manger dans un avion ? Comment imagines-tu les avions de demain ?
Invitée en résidence dans trois quartiers clermontois, Stéphanie choisit le tramway, fil conducteur traversant la ville, et en fait son territoire d'observation. A travers les passagers, elle cherche à capter des présences fugitives, des fragments humains plutôt qu'un réel documentaire. Son approche devient une quête artistique et intérieure, expérimentale et intuitive. La révélation survient au musée Roger-Quilliot, devant les Vierges en Majesté d'Auvergne : ces figures hiératiques reflètent les visages des voyageurs qu'elle a photographiés. De ce parallèle naît "â¯Majesticâ¯" , une oeuvre sur la spiritualité du quotidien et la beauté des regards immobiles. Stéphanie Lacombe relie art roman et modernité, églises et tramways, rappelant que les nouveaux lieux de rassemblement - transports et écrans - remplacent les anciens temples, mais conservent la même quête d'élévation.
Mood est un témoin d'opportunités furtives qui leur donne un air d'éternité ; ce livre est un point d'étape, une façon de se reposer le regard pour mieux poursuivre ensuite le chemin de la création. C'est une expérience universelle, dans laquelle l'émotion est un langage commun, une sorte d'esperanto composé de scènes intemporelles, mystérieuses et oniriques, indépendantes les unes des autres tout en appartenant à un ensemble cohérent qui apaise et poétise nos âmes ; une parenthèse qui s'ouvre et se referme, offrant à chaque nouvelle lecture des sensations renouvelées. From Somewhere to Mood...
La photographe plasticienne Irene Jonas nous invite à voyager avec elle dans certaines républiques de l'ex-URSS. Œuvre protéiforme composée de photographies noir et blanc peintes à l'huile, de collages et de textes intimes, elle nous offre un voyage onirique sur les traces de l'enfance de sa famille qui s'est exilée en 1922. Un voyage effectué dans la douleur du déracinement que l'artiste adoucit par sa vision très poétique du monde. Que reste-t-il de ces mondes disparus ? Irene Jonas nous livre des réponses par l'intermédiaire de ses photographies. Un livre objet qui nous interroge sur les notions d'exil et la force de l'art qui laisse place à l'émotion la plus douce, à la rêverie, à la poésie. Une préface du prix Goncourt Hervé Letellier complète cet ouvrage qui nous entraine dans un monde fantasmagorique. "J'ai 5 ans, une petite robe en velours vert et une broche en forme de hérisson. Direction le Palais des sports pour assister à mon premier concert... Les choeurs de l'armée rouge. C'est peut-être ce soir-là, en voyant le visage lumineux de mon père chantonner à mi-voix dans une autre langue, que la notion d'exil s'est pour la première fois frayée un chemin dans mon imagination enfantine. Il appartenait d'abord à cette langue, à cette musique, au bruit des bouleaux dans le vent, mais pas au monde dans lequel je grandissais. Cette part de lui me restait étrangère, inaccessible et pourtant si familière. Son déchirement devenait mien sans m'appartenir, son entre-deux rives m'émouvait aux larmes sans faire partie de ma vie, il m'a toujours interdit d'apprendre le russe à l'école. Que d'années il me faudrait pour comprendre que profondément de gauche, il pouvait à la fois chanter avec les choeurs de l'armée rouge et haïr Staline, s'exalter en parlant de l'espoir que portait la révolution russe et pleurer quand les chars sont entrés dans Prague, aimer profondément la France mais être si heureux quand il pouvait parler russe. En 2021, cent ans après cet exil, une cousine lointaine me contacte par internet et me donne quelques pages du journal d'une de mes tantes. On peut y lire : " Nous avons retrouvé notre père à Moscou, brisé à la fois physiquement et mentalement. Il avait l'air épuisé. La plupart de ses amis étaient en prison ou mort. Il était très impatient de quitter la Russie. Sa foi en la révolution avait été brisée ". Si les photographies de ce livre ont été réalisées entre 1991 et 2025, lors de plusieurs voyages dans des pays de l'ex-URSS, elles se rapportent avant tout aux images chimériques d'un pays qu'une enfant ne connaît que par les bribes de ce qu'elle a entendu, les films qu'on lui a donné à voir, les livres qu'elle a lus et les émotions qui la traversent. Une construction imaginaire de cette URSS à la fois si proche et si lointaine." Extrait du texte d'Irène Jonas