Contre le droit au travail. Discours prononcé par Alexis de Tocqueville à l'Assemblée constituante l
Tocqueville Alexis de ; Bessard Pierre
BELLES LETTRES
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EAN :9782251390604
Prononcé à l'Assemblée constituante le 12 septembre 1848 lors de la discussion sur l'adjonction d'un article ouvrant un "droit au travail" au projet de nouvelle constitution, ce discours retentissant demeurait jusqu'à présent enfoui dans la compilation des innombrables interventions du député Tocqueville au sein de ses OEuvres complètes : accompagné de ses éclairantes notes préparatoires, il est pour la première fois l'objet d'une publication spécifique. Ce texte révèle un Tocqueville inattendu, non plus le sociologue et historien mais un acteur profondément engagé dans les affrontements idéologico-politiques consécutifs à la Révolution de 1848 : un orateur et polémiste talentueux aussi peu "académique" et "modéré" que possible, proposant ici un condensé de sa philosophie politique. C'est une contribution initiale et majeure à un débat de fond qui demeure d'actualité, où Tocqueville expose cursivement les raisons de son opposition tranchée au "droit au travail" et sa logique ; formules choc : son adoption ferait de l'Etat "le grand et unique organisateur du travail", "le maître et possesseur de chaque homme", le "propriétaire unique de chaque chose"... C'est aussi l'occasion de découvrir Tocqueville farouche adversaire du socialisme inspirant un tel droit ; autres formules choc : le socialisme est "une attaque directe contre la propriété et la liberté individuelles", "une nouvelle formule de la servitude humaine".
Nombre de pages
90
Date de parution
11/09/2015
Poids
105g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782251390604
Titre
Contre le droit au travail. Discours prononcé par Alexis de Tocqueville à l'Assemblée constituante l
Auteur
Tocqueville Alexis de ; Bessard Pierre
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
125
Poids
105
Date de parution
20150911
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90,00 €
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Ce volume réunit les lettres de Tocqueville à Henry Reeve et John Stuart Mill, et leurs réponses, en grande partie inédites. La correspondance avec Reeve, haut fonctionnaire du Gouvernement britannique et grand journaliste, couvre les années 1835 à 1859 - toute la vie littéraire et politique de Tocqueville. Le volume contient aussi une longue lettre de Tocqueville sur le coup d'État du 2 décembre 1851, inédite pour les Français, et qui se trouve être un document du plus grand intérêt pour l'histoire de la France au XlXe siècle. La correspondance avec Stuart Mill est un dialogue passionnant et unique entre deux penseurs si différents dans leur monde particulier. L'appendice révèle pour la première fois les relations de Tocqueville avec la maison royale de Grande-Bretagne. L'introduction de J.-P. Mayer, les notes et les bibliographies font de ce volume un instrument de travail indispensable.
Royer-Collard, philosophe et homme politique, grave et sévère, et Jean-Jacques Ampère, d'âme romantique, un des fondateurs de la littérature comparée, esprit inquiet et stimulant, apportent à ce volume deux présences, deux mondes opposés. Ils correspondent à deux aspects totalement différents de la personnalité de Tocqueville, démontrant ainsi la largeur d'esprit de l'auteur de la Démocratie en Amérique. A travers ces deux correspondances le lecteur s'apercevra une fois de plus de la capacité extraordinaire que possède Tocqueville d'établir un rapport à la fois étroit et profond avec deux hommes d'une haute valeur, certes, mais dont le caractère ne peut être plus étranger l'un de l'autre. Néanmoins ils avaient ceci en commun : l'intérêt à la fois positif et amical qu'ils portent à l'ouvre de Tocqueville. Ce volume est un document humain de premier ordre. La préface et les notes d'André Jardin situent ce livre dans le cadre complexe des questions littéraires, académiques et surtout politiques se posant de 1835 jusqu'à la mort de Tocqueville en 1859.
TOME III : État social et politique de la France avant et depuis 1789 (1836) - L'Ancien Régime et la Révolution (1856) - Esquisses de « L'Ancien Régime et la Révolution » (1853-1856) - [Considérations sur la Révolution] (1850-1858) - Souvenirs (1850-1851), introduction de François Furet et Françoise Mélonio. Textes présentés par François Furet et Françoise Mélonio, établis et annotés par Françoise Mélonio.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Emilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce "grand coeur catholique" , qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot "prophétie" . Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un "théâtre dont la scène est le monde" , épouse en une langue sublime les contours de l'Ecriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l'Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3