Les Archives nationales, un vaste quadrilatère de 3 hectares, en plein coeur du Marais. Au-delà des espaces extérieurs et des salles communément visitées, à quoi ressemblent ces lieux magiques que sont les Archives nationales ? Nous sommes dans un univers clos au coeur d'une grande ville. Un monde de mystères, de rites et de codes. Regard posé, curieux et témoin : les images naissent de manière systématique, là où la trace du vivant côtoie l'aspect figé et esthétique du patrimoine. A l'aube du bicentenaire (2008) et du déménagement d'une partie des collections à Pierrefitte-sur-Seine (2009), et travaillant à la chambre, le photographe Patrick Tourneboeuf a parcouru ce labyrinthe et en a rapporté un témoignage unique et inédit, levant ainsi le voile sur ces lieux si secrets. Montrer la face cachée de dépôts extraordinaires. Mettre en lumière les traces du passage de l'humain dans ces kilomètres de rayonnages de papiers. Des images rapportées de cette exploration semblent surgir des passerelles entre présent et passé... A travers un parcours d'une vingtaine de photographies inédites, des tirages sur bâches présentées sous la colonnade de la cour de Soubise et des grands formats dans une salle d'exposition de l'Hôtel de Soubise, les visiteurs vont pouvoir pénétrer dans le "labyrinthe" des Archives. Le regard d'un historien, grand connaisseur des archives, vient croiser celui du photographe dans la préface du livre. Pierre Nora apporte son témoignage de "chercheur", "arpenteur" d'archives, avec la passion et la ferveur de Michelet en son temps. Ainsi, photographe et historien entraînent le visiteur dans "les entrailles de la bête"... et ressuscitent notre mémoire collective.
Nombre de pages
50
Date de parution
17/10/2006
Poids
400g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782350460772
Titre
Le temps suspendu...les Archives nationales
Auteur
Tourneboeuf Patrick ; Nora Pierre
Editeur
FILIGRANES
Largeur
210
Poids
400
Date de parution
20061017
Nombre de pages
50,00 €
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En 2020, la Ville de Clermont-Ferrand et l'Hôtel Fontfreyde-Centre Photographique invitaient Patrick à réaliser un travail sur les mutations urbaines en cours dans la capitale auvergnate. Le travail a été ralenti par la crise sanitaire et ses interdits ; le temps des repérages s'est prolongé. Pour un photographe, la différence entre une résidence et une commande, c'est celle entre un vaste horizon et un confinement. En résidence, l'artiste s'imprègne des lieux, sans autres limites que celles de sa vision et de sa créativité. C'est un espace de liberté où l'inspiration se déploie, où les rencontres et les hasards fabriquent des images plus expérimentales. [... ] J'aime écouter Patrick parler des architectes, citant avec gourmandise leurs noms comme s'il s'agissait de grands cuisiniers, parlant de tel ou tel projet comme d'une bonne bouteille de vin ou évoquant tel grand chantier comme une table étoilée référencée au Michelin. Patrick est un des rares photographes à avoir réussi à créer une passerelle naturelle entre ses travaux de commandes et ses recherches personnelles, car pour lui, les deux se complètent et se nourrissent, pour le meilleur." [Extrait du texte de François-Nicolas Lhardy, directeur de l'Hôtel Fontfreyde-Centre Photographique à Clermont-Ferrand] "Le sujet photographié est le produit de l'action des hommes, vestige souvent ignoré parce que non-visible de tout un chacun. Ruine de l'empire contemporain où les pierres mutilées sont les balafres de notre histoire. Cette résistance de la mémoire peut être esthétique si l'on respecte son esprit. Je trouve souvent une vision romantique dans ces traces laissées par l'industrie humaine. Une sorte d'archéologie contemporaine. Une archéologie de l'attention et de la fragilité, du temps court, des bâtiments anodins, sans caractères particuliers, mais qui révèle un intérêt si on les observe avec attention. Ces espaces sous tension sont les témoins de leurs époques, ils ont gardé les cicatrices les tatouages de générations d'hier. Tout est question de perception. Il me plaît de retrouver les signes envoyés d'une génération à une autre, des marqueurs qui attestent le passage du temps. L'architecture est ici l'emblème du pouvoir de la mémoire, celle qui s'efface délicatement, disparait petit à petit, mais qui résonne encore. Un délicat compromis avec le passé aussi fragile que variable. Et voilà que se pose la question de la représentation de la puissance, tout autant que j'interroge l'identité de ces lieux qui ont tant influencé l'histoire et le territoire de Clermont-Ferrand." [Extrait du texte de Patrick Tourneboeuf]
Meunier Sylvie ; Tourneboeuf Patrick ; Cordié Levy
Résumé : Dans cette collection d'images amateur américaines, des couples ou familles des années 1950 posent fièrement devant leur Pontiac, Cadillac ou Ford Thunderbird. Pur objet du désir, la voiture incarne le mythique rêve américain. À l'heure de l'engouement pour la photo d'amateurs, cette collection délicieusement vintage de snapshots est un must. Cet ensemble consitituera l'une des pièces phares de l'exposition de la Fondation Cartier du 19 avril à fin octobre 2017: "Autophoto".
Amblard Paule ; Denis Maurice ; Tourneboeuf Patric
Certains chemins naissent de ruines. Un jour, Maurice Denis poussa la porte d'un vieil hôpital, un bâtiment délabré qui n'attendait plus personne. Nous étions en 1914, au début de la guerre. Le peintre était déjà un artiste reconnu. Le chemin de Croix que Maurice Denis a réalisé dans la chapelle de ce vieil hôpital est à hauteur de nos regards. Cette approche très particulière, propice à la méditation, nous plonge dans l'histoire comme si nous en faisions partie. Quand la création se confond avec la vie, elle interroge chaque aspect de nos quotidiens. Emotions, souffrance, découvertes du c?ur, ce chemin est le nôtre. La contemplation de l'oeuvre de Maurice Denis nous transforme, nous appelant à devenir plus vastes et plus humbles, plus lumineux et moins comptables de nos choix. Plus rigoureux aussi sur la voie de l'Amour. A présent, entrons dans la chapelle et mettons nos pas dans ceux d'un homme nommé Jésus qui vient d'être arrêté. Chaque station sera un dévoilement, un enseignement de cet Amour. Il est et je suis le chemin. Eternité.
Jean Bizien débarque aux Etats-Unis en 1946. Très jeune homme. Il découvre le pays par une ville ? : New York. Une cité faite de centaines d'autres villes, de milliers de Villages d'Irlande, d'Italie, de Russie, de Chine, du Mali, d'Afrique du Sud, du Mexique, du Brésil... Des milliers de villages, des millions d'hommes, des milliers d'habitudes différentes, des milliers de fêtes, de langues, des centaines de couleurs de peau, des millions de démarches, une seule langue pour parler ensemble. Une seule ville pour vivre ensemble. New York est un miracle. Des millions d'hommes si différents se côtoient, vivent, commercent en paix. New York est un miracle sombre et joyeux. La paix et la justice humaine sont très relatives. Pour pouvoir vivre ensemble, inventons autre chose ?? Une ville haute et plus verticale. Et pourtant les humains photographiés par Jean Bizien sont des villageois dans une ville aux immeubles immenses.
En ouvrant en juin 1983 un travail d'une année à Saint-Jean-Brévelay et dans les communes environnantes du Morbihan, le photographe Guy Hersant répondait en voisin lorientais d'alors, à une commande de la BPI du Centre Pompidou à Paris. A cette l'époque, la campagne bretonne bruisse sous le vent d'une modernité qui déferle depuis les années soixante en remembrement, en mécanisation, en stabulations libres et en salles de traite, en ensilage de maïs, en bâtiments d'élevages qui s'affranchissent de la vieille architecture des fermes, en décohabitation des jeunes agriculteurs d'avec les anciens, en coopératives, en Politique agricole commune de ce qui était encore la Communauté économique européenne. La mission photographique avait pour but de témoigner de ce grand virage de la Bretagne agricole dont le Groupe d'études en sociologie rurale du CNRS- organisme partenaire du projet avec la BPI - avait déjà observé les amorces dans la commune à partir justement de ces années soixante.
Goussard Christophe ; Coulon Cécile ; Sutherland G
Pour cette Traversée du massif central, sur l'invitation de l'association Clermont 2028, j'ai choisi de prendre la route 89 qui traverse trois départements, la Loire, le Puy-de-Dôme et la Corrèze, entre septembre 2021 et février 2022, avec un petit boitier argentique aux mises au point aléatoires et une utilisation de films sensibles générant une facture plus picturale grâce au grain en oubliant les codes techniques si besoin d'aller vite, s'alléger pour les quelques marches en s'éloignant un peu de la route. Prendre la 89, c'est choisir un temps autre, choisir le ralentissement. C'est choisir le paysage et la rencontre face à la vitesse. Prendre la 89, c'est aussi se dire que les arrêts sont possibles, c'est croire au pouvoir de la sérendipité, au hasard des arrêts et des virages, pour sillonner des paysages et créer cette disponibilité pour la rencontre avec des personnes qui travaillent, transforment, habitent, vivent ces territoires".