L'ascète et le bouffon. Qalandars, vrais ou faux renonçants en islam ou l'Orient indianisé
Tortel Christiane
ACTES SUD
39,60 €
Épuisé
EAN :9782742780556
De tout temps, des mendiants aux allures d'ascètes ont circulé sur les routes de l'Orient. D'où viennent-ils, où vont-ils, qu'enseignent-ils? La question s'est posée à toutes les époques. Au Xe siècle, un type humain très particulier d'ascète vagabond émerge en Islam oriental: le qalandar. Avec sa chair lacérée au couteau, ses peaux de bête et ses chaînes, devin sarcastique et agitateur, le qalandar a marqué les couches populaires de la société islamique, la poésie mystique iranienne et la mémoire des voyageurs. Comment un personnage aussi burlesque a-t-il pu être considéré comme musulman? Une rétrospective sur le terrain en amont des conquêtes islamiques montre que le qalandar n'est, en réalité, qu'un aspect tardif d'un ascétisme que l'on dira paradoxal en ce qu'il associe mortification, jouissance et folie (simulée). Or, ce type d'ascétisme ne trouve ses racines dans aucune des religions proches de l'islam. En démontrant que l'ascète indien - héros de l'extrême - est l'archétype du qalandar, et que les minorités connues tardivement sous le nom de "Tsiganes" ont exporté une contrefaçon du modèle jusqu'en Europe, contribuant ainsi à la formation du Fou des tarots et de l'Arlequin de la Commedia dell'arte, Christiane Tortel ouvre un chapitre original et novateur sur les relations Orient-Occident. Elle participe à faire redécouvrir le rôle fertilisateur que l'Inde a joué dans la tradition ascétique classique ou professionnelle, et ce depuis les conquêtes d'Alexandre jusqu'à la chute de l'Empire ottoman. Cette étude critique, accompagnée d'un corpus iconographique complet, ne donne pas seulement une image de la société islamique autrement plus chatoyante, créative et ouverte que celle que l'on connaît aujourd'hui, elle fait ressentir le besoin qu'il y a d'ouvrir un vrai débat sur le respect du droit des peuples à leur Histoire. Biographie de l'auteur Christiane Tortel est chercheur-traducteur indépendant. Titulaire d'un doctorat en sciences religieuses, diplômée de l'Institut d'art et d'archéologie et de l'Ecole des langues orientales, elle a fait de nombreux séjours dans le monde islamique.
Nombre de pages
440
Date de parution
30/03/2009
Poids
610g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782742780556
Titre
L'ascète et le bouffon. Qalandars, vrais ou faux renonçants en islam ou l'Orient indianisé
Auteur
Tortel Christiane
Editeur
ACTES SUD
Largeur
153
Poids
610
Date de parution
20090330
Nombre de pages
440,00 €
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Durant cinq années, Le port a jauni a publié un recueil de roubaiyat par an. Les ROUBAIYAT sont des quatrains, comme l'indique leur nom issu du chiffre "arbaa", quatre. Genre poétique perse et arabe qui remonte au XIe siècle avec l'oeuvre d'Omar Khayyam, les roubaiyat ont été le terrain de jeu de poètes égyptiens des années 1960-70, qui ont revisité le genre avec humour et truculence linguistique en arabe contemporain dialectal. Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l'innocence, l'absurdité du monde, son origine, sa cruauté : ils posent un regard et s'attardent sur des instants fugaces, des détails, des petites choses qui disent le monde entier. Durant trois années, Christian Tortel a envoyé au Port a jauni un haïku par mois. Les HAÏKUS sont des poèmes des tercets qui relèvent de la tradition japonaise. Mais Christian Tortel les écrit en français ou en arabe, et les traduit dans l'autre langue. Ainsi, une fois par mois, se posait dans la boîte à mails du Port a jauni un poème sur des instants fugaces, des détails, des petites choses qui disent le monde entier. A force de fréquenter ces deux chemins parallèles, roubaiyat et haïkus en arabe, il nous est apparu évident de les croiser. Et dans un grand tissage des genres poétiques, les THOULATHIYAT (prononcez "soulassiyate") sont nées. Elles sont des haïkus ou des tercets, comme l'indique leur nom issu du chiffre "thalatha", trois. Elles sont autant de méditation sur la vie, la mort, le temps qui passe, les mots sans frontière. Elles relient le monde arabe à l'Asie, la France au monde arabe, les langues entre elles, elles racontent, en creux, les tissages possibles en poésie. Un nouveau terrain de jeu qui réinterprète et on l'espère, revitalise, le champ poétique en bilingue, à la fois hommage aux genres anciens et clin d'oeil humoristique pour une création contemporaine.
A force de fréquenter deux chemins parallèles, roubaiyat et haïkus, il nous est apparu évident de les croiser, et dans un grand tissage des genres poétiques, les thoulathiyat sont nées. Elles sont des haïkus ou des tercets, comme l'indique leur nom issu du chiffre thalatha, trois. Elles sont autant de méditation sur la vie, la mort, le temps qui passe, les mots sans frontière. Elles relient le monde arabe à l'Asie, la France au monde arabe, les langues entre elles, elles racontent, en creux, les tissages possibles en poésie. Voici un nouveau terrain de jeu qui réinterprète et on l'espère, revitalise, le champ poétique en bilingue, à la fois hommage aux genres anciens et clin d'oeil humoristique pour une création contemporaine. Après un premier recueil "Thoulathiyat, haïkus arabes" (Le port a jauni, 2021), les auteurs nous proposent des "Thoulathiyat d'automne", poèmes d'escargots, premières glaçures et feuilles mortes...
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Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.