DU BERCEAU AU TOMBEAU - UNE HISTOIRE CRITIQUE DE L'ETAT-PROVIDENCE
TORRES FELIX
DE LECLAIREUR
22,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782959554841
L'Etat-providence encadre le quotidien de nos existences modernes depuis les lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Dans les domaines de la santé, de la vieillesse, de la famille, de l'aide sociale, du non-emploi, les politiques sociales qu'il recouvre apparaissent comme un horizon indépassable. Le Léviathan social ne cesse d'étendre son intervention au travers d'une universalisation qui prend des allures d'universalité obligatoire. Loin d'être une particularité française, l'Etat social, appelé chez nous Etat-providence, a été inventé en Europe à la fin du XIXe siècle. Au fil du temps, l'Etat social s'est élargi et étendu vers les pays d'Europe sortis des dictatures et du communisme et désormais vers les pays émergents. A la citoyenneté politique, consubstantielle de la démocratie moderne, les politiques de protection sociale ajoutent une dimension de "citoyenneté sociale" incontournable et plurielle. Les assurances sociales se conjuguent désormais avec des politiques d'assistance aux plus démunis, sous l'horizon d'un "bien-être social" à la fois universel et personnalisé. La question du devenir de l'Etat-providence prend un caractère particulier en France, adossée à l'imaginaire d'une Sécurité sociale qui aurait surgi telle quelle du programme du Conseil national de la Résistance. Bien plus composite qu'il n'y parait, le modèle français de protection sociale s'est fortement transformé depuis cette date. Sa complexité actuelle crée un voile d'ignorance et de désaffection : nul ne sait plus très bien qui paie et qui reçoit ou qui a droit à quoi. Pesant sur les revenus du travail, devenu quasi illisible, ce modèle tend à effacer l'idée clé de contributivité qui lie les bénéficiaires cotisants à leurs prestations. Au fil d'une relecture historique et conceptuelle de la notion de protection sociale, Félix Torres questionne ses modes de fonctionnement et de financement et leur évolution récente. Analyser aujourd'hui la notion d'Etat social ou d'Etat-providence, c'est esquisser des pistes de réforme faisant place à davantage de liberté de choix, de responsabilité individuelle et d'incitation. Il s'agit en définitive d'une exigence politique, économique et sociale, parce que citoyenne. Car c'est notre condition d'individus modernes, à la fois citoyens politiques et citoyens sociaux.
Date de parution
17/07/2025
Poids
300g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782959554841
Titre
Du berceau au tombeau : une histoire critique de l'etat-providence
Auteur
TORRES FELIX
Editeur
DE LECLAIREUR
Largeur
135
Poids
300
Date de parution
20250717
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Au c'ur de l'été 1904, deux pionniers alsaciens, Joseph Vogt et Amélie Zurcher, découvrent le gisement de potasse alsacien. Un siècle plus tard, celui-ci arrive à épuisement. Entre-temps, cette découverte inattendue a suscité une superbe histoire humaine et technique. Des puits surgissent, la communauté du bassin potassique voit le jour... Ce parcours, qui aurait pu demeurer seulement minier et régional, a au contraire donné naissance à une véritable aventure industrielle et commerciale, fédérée à partir de 1967 par le groupe EMC. De la Société commerciale des potasses et de l'azote (SCPA) à la firme d'alimentation animale Sanders, du groupe chimique belge Tessenderlo à Tredi, nouvel ensemble spécialisé dans le traitement des déchets industriels, le groupe a su rassembler des entreprises aux identités les plus variées. L'envol des cigognes... Loin d'un panorama nostalgique, ce récit aborde toutes les dimensions d'une histoire riche et au long cours, entre Alsace et Flandre : stratégies industrielles et rebondissements commerciaux, dureté du travail et conflits sociaux, percées sur le marché français et au-delà des mers. De l'Afrique au Vietnam, en passant par les Etats-Unis et l'Océan indien, la potasse a fertilisé mille et un projets, mille et une aventures industrielles que cet ouvrage invite à découvrir. Pour continuer à aller de l'avant et parce que la construction du futur ne saurait se passer de la mémoire.
Les patrons réfléchissent-ils ?" , "Y a-t-il une pensée collective de l'entreprise française - et si oui, laquelle ?" . Si l'économie et l'organisation des sociétés françaises, le monde patronal et son représentant privilégié, le MEDEF, sont des sujets bien connus, celui de la pensée entrepreneuriale et des grands thèmes qui la structurent dans la durée l'est beaucoup moins. Le principal lieu de réflexion collectif de l'entreprise française est sans nul doute l'Institut de l'entreprise, créé en 1975 dans le sillage de renouveau de l'entreprise française provoqué notamment par Mai 1968, rejoint à partir des années 2000 par plusieurs clubs de réflexion et autres think tanks. Cercles de réflexion, boîtes à idées, lieux de sociabilité tout court, ils structurent tout autant une philosophie de l'entreprise qu'un champ de réflexion et d'action collectif, ils forgent une intelligence de l'entreprise au sens fort du terme. Dont les thèmes clés restent étonnamment stables au fil des ans : faire dialoguer entreprise et société ; réfléchir à un meilleur rôle de l'homme dans l'entreprise ; appuyer la mondialisation nécessaire des sociétés françaises ; améliorer l'efficacité de l'Etat providence dans une perspective résolument libérale. Celle d'un libéralisme tempéré à la française, à mi-chemin entre les capitalismes anglo-saxon et allemand, conjuguant solidarité et réforme du rôle de l'Etat. Nourri par de nombreux entretiens et sources inédites, L'intelligence de l'entreprise. 40 ans de réflexion patronale en France aide à mieux comprendre la réflexion des hommes d'action que sont les chefs d'entreprise en matière économique, sociale, managériale et culturelle. L'intelligence de l'entreprise reste en effet un challenge perpétuel : c'est aussi le meilleur de ses atouts pour avancer dans un futur jamais écrit à l'avance.
La première biographie d'un ingénieur général de l'Armement qui joua un rôle de premier plan dans la modernisation de l'industrie française d'après-guerre.Hors du groupe Safran et du monde aéronautique, le nom de René Ravaud (1920-1986) ne dit pas grand-chose. Il a cependant été l'un des grands industriels français de la deuxième moitié du XXe siècle. A la tête de Snecma de 1971 à 1982, il a contribué de manière décisive à la percée du CFM56, le moteur d'avion le plus vendu de l'histoire de l'aviation civile. Aujourd'hui encore chez Safran - le groupe issu de la fusion entre Snecma et Sagem -, René Ravaud reste une figure tutélaire sinon mythique, à laquelle le groupe doit sa place parmi les quatre premiers motoristes mondiaux. Le parcours de René Ravaud est exceptionnel. Après avoir perdu son bras droit dans les bombardements de Brest en 1944 – ce qui lui vaut la Croix de Guerre et la Légion d'honneur –, il travaille dans l'Aéronavale à Toulon et sur le porte-avion Arromanches, révolutionne dans les années 1950 la mission d'Achats d'armement de l'ambassade de France à Washington, une " catapulte américaine " qui attire l'attention des nouveaux responsables de la Ve République et lui permet de devenir l'un des directeurs de la nouvelle Délégation ministérielle pour l'Armement. A ce poste, ses idées et son action originales préparent la réussite des années Snecma : renaissance d'une industrie française des moteurs d'avion – souhaitée par le général de Gaulle –, modernité des méthodes de gestion, alliance à contre-courant avec un partenaire américain dans le but d'acquérir une dimension mondiale... Cette biographie extrêmement documentée nous éclaire également sur l'ensemble des acteurs de la modernisation de l'industrie française d'après-guerre et nous donne les clés pour mieux comprendre les enjeux actuels. A tous égards, la vie et l'action de René Ravaud gagnent à être mieux connus !
Une brève histoire du capitalisme responsable" retrace 40 ans d'évolutions et de ruptures qui ont façonné la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) : de la mondialisation triomphante aux politiques européennes du " Green Deal ", en passant par les scandales éthiques, l'émergence des codes de conduite et l'avènement des lois sur le devoir de vigilance ou la société à mission. A travers un parcours critique, personnel et incarné, cet essai explore les moments décisifs, les espoirs et les échecs d'une économie en quête de sens. Sylvain Guyoton, pionnier et expert reconnu de la notation extra-financière des entreprises, y affirme que l'entreprise doit être un vecteur de progrès social et esquisse les contours d'un management responsable. Un livre lucide et passionné pour comprendre d'où vient la RSE, ce qu'elle est devenue, et ce qu'elle peut encore changer aux pratiques des entreprises.
A quoi sert un DRH ? En quoi le chef de village du Club Med est-il une figure inspirante ? Faut-il manager ou coacher ses équipes ? Pourquoi les meilleurs dirigeants sont-ils des conteurs hors pair ? Qu'est-ce que l'amitié professionnelle ? Autant de questions que ce livre aborde. Trente ans de management dans de grandes organisations, sans jamais vraiment y croire. C'est le paradoxe vivant que raconte ce livre, à travers le parcours atypique et le regard décapant de son auteur, Renzo Calduno - nom d'emprunt du DRH d'un grand groupe, professeur de management, coach et entrepreneur. Ici, pas de modèles à appliquer, pas de méthode en sept étapes : des histoires vraies, des erreurs assumées, des personnes réelles. A la fois témoignage incarné et manuel de management, ce livre s'adresse aux futurs dirigeants et à tous ceux qui savent que les organisations ne fonctionnent jamais tout à fait comme prévu. Soigner, c'est ici poser un diagnostic lucide, résister aux mythes du leadership héroïque et se concentrer sur ce qui compte vraiment : l'estime de soi de ceux qu'on croise au travail.
Pourquoi la France, pays développé, éduqué, inséré dans la mondialisation, semble-t-elle refuser obstinément certaines réalités économiques pourtant documentées depuis des décennies ? Libre-échange, retraites, fiscalité, dette, impôts, fonction publique, inégalités : à chaque débat, les mêmes réflexes, les mêmes indignations, les mêmes illusions collectives ressurgissent. Comme si le réel pouvait être éternellement négocié. Ce livre propose une traversée sans concession des grands malentendus français. Il montre comment croyances économiques (fausses), biais psychologiques et logiques de pouvoir se conjuguent pour produire un système apparemment cohérent mais largement bloqué. A la croisée de l'économie, de la science politique et de la philosophie, il éclaire une question centrale : en résistant ainsi au réel, sommes-nous sûrs de vouloir payer le prix de ce que nous réclamons ...
Ils étaient les gardiens de la République, les vigies du débat public, les agents du savoir, du droit et de l'Etat. Ils sont devenus, parfois sans bruit, les relais d'une nouvelle force politique longtemps considérée comme infréquentable. Ce livre raconte l'histoire d'un glissement : celui d'une partie des élites françaises - intellectuelles, médiatiques, administratives, économiques, sécuritaires - vers l'extrême droite en général et le Rassemblement national en particulier. " La nouvelle trahison des clercs " propose une enquête minutieuse et sans faux-semblants sur ce basculement historique. L'auteur montre comment la figure du clerc - celui qui pense, qui éclaire, qui instruit, qui sert l'intérêt général - a changé de camp, ou du moins cessé de s'opposer. Face à un Rassemblement national devenu pivot des équilibres parlementaires, parfois séduisant, souvent banalisé, les anciens remparts cèdent, les frontières s'estompent, les digues se fissurent. A partir d'un travail d'investigation et d'entretiens l'auteur explore cinq univers clés : la police et l'appareil sécuritaire, les hauts fonctionnaires, les intellectuels et universitaires, les élites économiques, et les médias. Il documente les silences, les convergences, les ralliements. Il suit les trajectoires de ceux qui, hier encore hostiles au FN, se retrouvent aujourd'hui à composer avec son héritier. Le livre analyse également les facteurs structurels de cette trahison : l'usure des partis traditionnels, la montée de l'insécurité culturelle, la crise de l'universel, la perte de légitimité des institutions. Il interroge enfin le rôle crucial joué par Emmanuel Macron, dont la stratégie du duel avec le RN a contribué à institutionnaliser l'extrême droite dans le jeu républicain. Ce n'est pas seulement un livre sur le RN. C'est un livre sur ce que nous acceptons, dissimulons, justifions. Et sur ceux qui, au lieu de résister, ont choisi - par résignation, par cynisme ou par conviction - de servir.