René Girard. De l'ethnologie à la Bible et retour, Edition
Tornay Alain
KIME
26,00 €
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EAN :9782380720938
Ce livre raconte le singulier itinéraire intellectuel d'un anthropologue talentueux, auteur d'une hypothèse ethnologique très ingénieuse sur l'origine des sociétés humaines. Peinant à convaincre ses pairs, il se tourne vers la Bible pour lui faire valider cette hypothèse. Il fallait dévoiler les astuces exégétiques par lesquelles René Girard attribue à la Bible, et surtout aux Evangiles, la connaissance des axes essentiels du savoir ethnologique qu'il avait développé dans son ?uvre majeure, La violence et le sacré. Le coup de force audacieux opéré par Girard est de faire du Livre saint des chrétiens le lieu d'une révélation à caractère strictement scientifique. Jésus, les évangélistes, l'intelligence transcendante qui inspire ces derniers, tous étaient des girardiens avant la lettre, désireux d'informer les hommes sur le meurtre fondateur, la violence de la foule unanime qui le cause et l'innocence de la victime sacrifiée. Voir l'essence du message évangélique dans une telle opération de communication revient du même coup à bouleverser le sens communément attribué à la Révélation néo-testamentaire, notamment à la Rédemption. Quoi qu'il en soit de l'habileté du fringant René Girard, qui aurait eu cent ans en 2023, cette opération, une aberration épistémologique, était vouée à l'échec. Il restait à en dresser le constat et à conclure qu'il faut laisser l'ethnologie aux ethnologues.
Nombre de pages
224
Date de parution
17/02/2023
Poids
376g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782380720938
Titre
René Girard. De l'ethnologie à la Bible et retour, Edition
Auteur
Tornay Alain
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
376
Date de parution
20230217
Nombre de pages
224,00 €
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Emmanuel Lévinas, rompant avec les courants philosophiques de son époque, a placé l'éthique au coeur de sa réflexion, et forgé ou approfondi pour cela les concepts de visage, de responsabilité et de Bien. A contre-pied de l'interprétation traditionnelle, l'auteur interroge différemment son oeuvre : ne peut-on pas parler à son sujet d'une philosophie du Moi ? Quel visage de l'Autre s'y dessine en vérité ? Quel rapport Lévinas entretenait-il avec la religion juive ...
Rencontres lumineuses... Plutôt que d'une oeuvre ethnographique, il s'agit d'un livre de voyage, dans l'enlace comme dans le temps. L'auteur a vu dans l'histoire du Soudan une métaphore de son étendue. Cette histoire a remonté le Nil à contre-courant. Nous en connaissons depuis fort longtemps le passé, des pharaons noirs jusqu'à Méroé puis aux royaumes nubiens. Pour les Européens cependant, la partie méridionale du pays n'a émergé que vers la fin du XIXe siècle. Ainsi, tandis que le nord du pays plonge ses racines dans la lointaine Antiquité, sa partie méridionale, conserve-t-elle les attraits d'un enlace à peine exploré. C'est là que s'est déroulée en 1980 une expédition du British Institute in Eastern Africa à laquelle l'auteur eut le privilège de participer. Le Carnet de route de S. Tornay est inséré entre une introduction qui évoque à grands traits deux millénaires d'histoire, de Méroé à l'aube du XXe siècle, et une postface qui prend le relais avec " le Triangle Ilémi ", première étude en français sur ce curieux rejeton de l'Angleterre coloniale. Si cette pérégrination nous apprend que les relations entre Turkana et Toposa, Toposa et Larim, demeurent marquées par l'hostilité, nous découvrons aussi chemin faisant que la guerre et la précarité matérielle ne détruisent ni l'exubérance, ni la quête du bonheur. Dès son titre, l'ouvrage renverse les noires perspectives d'Au C?ur des Ténèbres de Joseph Conrad. En ces années où le public ne reçoit du Soudan que les malheureux échos du Darfour, il paraît bienvenu de rappeler que l'Afrique est aussi faite de joie de vivre, d'humour et de lumière.
«Alfred Hitchcock faisait de furtives apparitions dans chacun de ses films. Dans les nouvelles que voici, l'ombre d'Elvis Presley s'invite en douce à l'intérieur des récits par le titre d'une chanson dont le thème est presque toujours lié au propos. Les sujets sont variés : un homme se trompe de maison après un soir de beuverie ; un modeste employé voit la roue de la fortune tourner en sa faveur ; un couple attend vingt ans pour partir en voyage de noces ; trois fées se penchent sur le berceau d'un quadragénaire ; un soupirant découvre que l'amour est plus fragile qu'un oeuf, etc. Et vogue la galère.» Originaire de Martigny, Jacques Tornay a publié une vingtaine de livres, principalement de poésie. Il a reçu plusieurs prix et distinctions, entre autres de la Société des Gens de Lettres, et préside actuellement l'Association des écrivains valaisans. 2015 marque un double anniversaire pour Jacques Tornay. Il fête en effet ses 65 ans (il est, accessoirement, né le même jour que James Joyce, le 2 février...) et ses 40 ans d'écriture (son premier ouvrage, Tungstène, est sorti en 1975). En guise de célébrations, les Editions de l'Hèbe ont voulu publier trois ouvrages : outre C'était comme Elvis, deux autres recueils de nouvelles, L'apprentissage de la rondeur parfaite et L'ombre du chat sur la pelouse, permettront aux lecteurs de savourer pleinement l'univers un peu déjanté et poétique de Jacques Tornay. L'apprentissage de la rondeur parfaite C'était comme Elvis
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.