LE SALON SCHEERBARTSiah ArmajaniA mi-chemin du parcours de l'actuelle exposition de Siah Armajani, l'on découvre une nouvelle salle du Mamco tout en couleurs: le Salon Scheerbart. Espace permanent, il est destiné à présenter les Models for Street, autrement dit les petites constructions longtemps exposées au deuxième étage du musée et aujourd'hui abritées dans des vitrines. L'emploi du verre, tout comme la référence à I écrivain allemand Paul Scheerbart (qui, dans une vision moderne, imagina une utopie en 1914 et publia un traité technique sur l'emploi du verre dans l'architecture), n'est pas sans rappeler le récent intérêt de I artiste américain pour ce matériau translucide. En effet, ayant longtemps préconisé le fer dans ses constructions, Siah Armajani réalise aujourd'hui des installations en verre. Laissant transparaître la lumière, ce matériau permet au regard de pénétrer mais n'autorise pas le visiteur à entrer physiquement dans l'architecture. Ce cloisonnement reflète la désillusion de cet Iranien émigré aux États-Unis qui ne croit plus en la politique de son pays d'accueil.Jusqu'alors Siah Armajani proposait des espaces dans lesquels l'architecture permettait aux usagers de se rencontrer. Tel est le cas du Salon Scheerbart. Répondant avec enthousiasme à la commande du Mamco, l'artiste a réalisé un travail coloré pour une institution qu'il tient en haute estime. Sous un plafond jaune et symboliquement toujours ensoleillé s'organisent différents éléments de mobilier. Mais rien de plus que ce qui est fondamental à l'existence humaine: de quoi s'asseoir, s'allonger, lire. La lumière naturelle, elle aussi vitale, s'immisce à travers une fenêtre ronde. Les meubles sont construits simplement en bois, dans une tradition artisanale. Sans design, ni souci d'ergonomie, ces meubles aux formes essentielles véhiculent avant tout des images ou des idées, nourries par la présence des Models for Street.Installé au troisième étage du Mamco, le Salon Scheerbart fait contrepoint à L'Appartement présenté au même niveau et bien connu des visiteurs (reconstituant fidèlement le lieu de vie du collectionneur Ghislain Mollet-Viéville). Ces deux univers parlent d'habitat et d'art, mais adoptent des positions antagonistes: si L'Appartement exclut toute valeur subjective, associative ou narrative dans ses formes minimales ou purement conceptuelles, le Salon Scheerbart invite à pénétrer dans un univers personnel, où il est possible de réfléchir parmi de petites architectures aux variations d'échelles inattendues. A la manière d un carnet de croquis en trois dimensions, les Models for Street présentent un réservoir d'idées destinées à être réalisées. Certaines d'entre elles ont abouti à des constructions. Aussi, le nombre de modèles miniatures présentés dans l'exposition ne doit pas faire oublier que Siah Armajani se considère comme un artiste public, réalisant des pièces à appréhender en grand et souvent à l'extérieur. Le Salon Scheerbart offre une expérience en taille réelle et, avec une citation de Wittgenstein au fond de la pièce, rappelle combien la poésie et la philosophie accompagnent toujours le travail et la vie du plasticien.
Nombre de pages
235
Date de parution
23/09/2011
Poids
726g
Largeur
170mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782940408450
Titre
Les Objets de l'art contemporain
Auteur
Tissot Karine ; Bernard Christian
Editeur
NOTARI
Largeur
170
Poids
726
Date de parution
20110923
Nombre de pages
235,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Entre 2014 et 2017, Karine Tissot a tenu une chronique régulière dans La Région Nord vaudois. Historienne de l'art, directrice et fondatrice du CACY (Centre d'art contemporain d'Yverdon-les-Bains), elle réunit dans la présente édition cinquante textes qui sensibilisent le lecteur aux questions actuelles à travers le prisme de l'art. Véritable tribune ouvrant sur le monde de l'art contemporain, l'ouvrage met en lumière différents travaux d'artistes parmi lesquels Peter Aerschmann, Luc Andrié, Edouard Chapallaz, Mio Chareteau, Frédéric Clot, Thomas Flechtner, Franziska Furter, Andrea Mastrovito, Karim Noureldin, Tatzu Nishi, Gregory Stauffer, Bernard Volta, Eric Winarto pour n'en citer que quelques-uns.
Découvrez Marie Velardi, une artiste écolo et engagée. Artiste d'origine italienne, basée à Genève, Marie Velardi tend à rendre visible l'invisible. L'impermanence, le passage du temps, les temporalités croisées qui ont une réelle influence sur la vie de l'être humain, sont autant de faits qu'elle observe en s'appuyant sur les recherches les plus actuelles avant de les traduire dans une forme plastique appropriée. Elle participe de cette manière à la famille des artistes dont le mouvement se dit écologique depuis la fin du XXe siècle. Une position liée à la concentration des problématiques environnementales contemporaines, telles que la pollution, le réchauffement climatique, ou l'extinction des espèces pour ne citer que quelques exemples. Cette publication, présentée en deux volumes, rend compte de la densité de ses travaux (volume 1) et du travail singulier Terre-Mer (volume 2) développé ces cinq dernières années sur la relation entre la terre et la mer, et le déplacement du trait de côte, dans le passé ou à venir.
Depuis un demi-siècle, Gérard Pétremand a constamment renouvelé sa technique et sa pratique de la photographie. Formé à Paris auprès d'Edouard Boubat et de Jean-Philippe Charbonnier à la revue Réalités, il travaille pour des magazines et des éditions d'art, puis touche au domaine du design, du cinéma et de la télévision, avant de collaborer avec de grandes agences internationales de publicité. Sa recherche personnelle est nourrie par l'art contemporain. Etabli à Genève, il connaît une belle renommée internationale. De nombreux prix couronnent son parcours (2000 Prix Européen de la photographie-Prix Kodak, 2001 Prix de la jeune photographie-voies off Arles, Grand Prix 5e Award 2000 Zurich?).
Kaenel Philippe ; Kunz Westerhoff Dominique ; Weng
Le Fonds Edwin et Pia Engelberts, conservé à la Fondation Martin Bodmer de Cologny (Genève) comprend une grande partie des archives du galeriste-éditeur-libraire d'origines hollandaises. Edwin Engelberts édita plusieurs livres d'artistes qui font l'histoire de ce genre de publications au vigntième siècle. Le plus important étant le somptueux volume "Lettera Amorosa", avec textes de René Char accompagnés des lithographies originales de Georges Braque, qui connut une longue gestation très bien documentée. D'autres poètes et artistes de la Galerie Engelberts : Joan Miro, Max Ernst, Roberto Matta, André Masson, Henri Michaux, Michel Leiris, Albert Camus. . . Volume d'études très richement illlustré, conçu sous la direction de Philippe Kaenel et Dominique Kunz Westerhoff (les deux, de l'Université de Lausanne).
Les Visages du lointain est un catalogue qui rassemble une trentaine de dessins réalisés par Joanna Concejo pour son exposition au Musée d'art et d'histoire - Hôtel Beurnier-Rossel - à Montbéliard, accompagnés de textes poétiques de Rafael Concejo. Des figures de la famille bourgeoise ayant vécu dans cet hôtel particulier du 18e siècle ressurgissent, imbriqués dans des décors végétaux flamboyants. Les collections, le mobilier, l'artisanat et le patrimoine naturel donnent le ton d'une poésie entre étrange et merveilleux.
Résumé : " (...) ce n'est pas une nomenclature de perroquet qu'il s'agit d'acquérir, mais une science réelle, et l'une des sciences les plus aimables qu'il soit possible de cultiver. "
Goethe Johann Wolfgang von ; Soret Frédéric ; Reyn
Je désire que le présent essai puisse jeter du jour sur la métamorphose des plantes, ajouter quelque chose aux moyens de déchiffrer cette énigme et servir d'occasion à des remarques et à des conclusions ultérieures".